Chapitre 1: Présentation

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Je me présente je m'appelle Sarah Montgomery, j'ai dix - neuf ans, j'ai été adopté à l'âge de 6 ans. La famille dans laquelle je suis tombée m'a accueillie très chaleureusement et aujourd'hui ils me considèrent comme leur propre enfant. Je pense que je n'aurais pas pu tomber mieux.

Aujourd'hui, je dois partir à l'université de Colombie pour m'installer avant que les cours ne commencent. La plupart des personnes que je connais seraient très impatientes à l'idée d'y être mais ce n'est pas mon cas.

Je suis très renfermé et pour moi c'est très dur de me faire des amis. J'essaie pourtant de faire des efforts mais je finis toujours par blesser les personnes en questions. Vous me pardonnerez ce défaut lorsque vous connaîtrez mon histoire. Mes parents ont essayé mainte fois de m'emmener voire des psychologues, des medecins spécialisés dans les cas problématique mais rien n'a changé, il n'y a pas eu de déclic, je suis toujours autant refermer. Je n'ai donc pas d'amis proche.

Heureusement j'arrive à me détendre lorsque je peux nager.

Le jour oú Marion ma mère adoptive m'a emmenée pour la première fois dans une piscine je suis tombée amoureuse de l'eau. Désormais mon cœur bas à mille à l'heure rien qu'à l'idée d'aller nager. J'ai l'impression d'être dans mon élément naturel. Je suis comme un poisson dans l'eau.

J'ai choisi l'école de Colombie car on m'a vanté les mérites de l'équipe de natation.

Ma famille va beaucoup me manquer vous imaginez un océan va me séparer d'eux. Par contre la plupart des personnes que j'ai connus au lycée, je ne vais pas les regretter et eux non plus. L'année dernière à mes dépends, il m'arrivait fréquemment (toute les semaines) de me faire convoquer dans le bureau du principal. Il est vrai que j'étais souvent impliquée dans des disputes.  Mais je compte bien changer cela cette année, je vais quitter le domaine familiale, il serait temps que je mûrissent. Je sais que je ne suis vraiment pas facile à côtoyer, je m'emporte assez même très facilement. Ma patience ne dure pas très longtemps et mon allergie pour les salopes qui se croient plus intéressantes les unes que les autres ne me rend pas les choses plus faciles. Leurs à t - ont déjà dit qu'elles n'étaient pas le nombril du monde ? Je n'en suis pas certaine enfin je ne vais pas ressasser les mauvais souvenirs.

Le bruit d'un stylo tombant du bureau me ramène à la réalité. Il me reste encore quelques affaires à boucler. Je prends ma valise rangée dans mon placard et y entasse des vêtements. J'y met des robes, des shorts, des jeans et des t - shirt. Tout un attirail nécessaire pour survivre là-bas. Cette dernière m'a bien servi et il faut dire qu'elle a beaucoup voyagé. J'ai eu la chance de parcourir plusieurs pays avec mes parents. Je suis assez curieuse et j'aime découvrir de nouveaux endroits. L'espagne a été une de mes plus belle découverte. Tout y est vivant. Il y fait beau les gens sont très joyeux (même s'il parle un peu fort). Je pense que plus tard je pourrai m'installer là-bas.

Je ne suis pas seulement difficile je suis aussi très chiante. Je ne supporte pas d'avoir une apparence négligée. La salle de bain est donc mon domaine le matin au grand malheur de mes parents. J'aime prendre du temps pour me coiffer et me maquiller mais je ne veux pas non plus ressembler à "un pot de peinture" (ma grand mère avait l'habitude d'appeler les filles trop maquillées ainsi, et cela m'a toujours beaucoup amusée). Une fois prête, je m'assoie une dernière fois sur mon lit. Ma chambre aussi va beaucoup me manquer. J'ai consacré beaucoup de temps à la personnaliser et la décorer. J'y ai accrochée pas mal de photographies qui retracent mes voyages et des peintures que j'ai réalisé. Je ne finirais pas comme Picasso. Je n'ai pas vraiment de talent dans ce domaine, mais c'est une activité paisible qui a l'avantage de me calmer. Alors j'aime de temps en temps me poser et laisser s'exprimer mon imagination.

Je suis sortie de mes pensée lorsqu'en bas, j'entends le klaxon de la voiture de Marion résonner. Je sors mes valises de la chambre avant de verrouiller la porte. Mes doigts s'attardent quelques instants sur le bois lisse de la porte. Un pincement au coeur m'assaille. Reprend ton souffle, tous à bien se passer. Arrivée en bas de l'escalier mon père vient à ma rencontre et m'aide à porter mes valises jusqu'au coffre de la voiture. Le son du coffre qui se referme sonne comme une condamnation au fond de moi. Je me tourne finalement vers mon père et je l'embrasse sur la joue, puis viens le tour de ma petite soeur, je la prend dans mes bras et lui fait un bisous sur la joue. Son parfum sucré m'ennivre, j'aimerai rester dans cette position encore très longtemps. Mais je finis par la reposer par terre. Après un dernier sourire je monte dans la voiture. Je baisse ma fenêtre et leur fait signe de la main. Ma mère met le contact et nous démarrons. Pendant tous le trajet, je suis assaillie par mille et une question. L'école où je vais est élitiste, je ne sais pas si j'arriverai à m'en sortir la bas. Après tous ce que j'ai fait subir à mes parents adoptifs je voudraient les rendre fiers. J'ai si peur de les décevoir.

Enfance DifficileWhere stories live. Discover now