I.

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Pour commencer, j'aimerais préciser que c'est une petite histoire rédigée en un seul petit chapitre. Je l'ai écrite en cour, donc cela n'est qu'une simple rédaction dont le thème était 'histoire d'amour compliquée'. J'ai eu envie de la poster car ma prof de français l'a vraiment appréciée, donc je me suis dit que j'allais la partager. Cette courte histoire m'appartient donc. Bonne lecture. (N'hésitez pas à me laisser un commentaire avec un avis constructif, j'y répondrai avec plaisir !)

Cette histoire tragique s'est déroulée en Angleterre en 1850... À cette époque, la richesse se faisait rare, beaucoup de personnes étaient défavorisées.
Je me nomme Peter Dicksen, fils d'une noble famille anglaise. Pour ma part, la pauvreté ne m'affectait pas énormément, car, étant riche dès la naissance, ma vie n'était que banale. Seulement, toutes les belles choses ont une fin...
Cet hiver, je me suis laissé porter par la mort par pur amour... Il faut croire qu'aimer une fille issue de la pauvreté est un péché impardonnable...

Pour vous raconter ce récit, il me faut retourner dans le passé, là où j'ai rencontré l'amour de ma vie...

Elle se nommait Eva Cherly, c'était une orpheline démunie, belle à en « mourir ». Eva était très froide et distante, ses yeux bleus glacials étaient vides de toute(s) émotion(s) ; pourtant, en un battement de cils, elle avait fait chavirer mon cœur. Chaque jour, je la voyais près des grilles du château où je logeais avec mes parents. La jeune femme avait une vingtaine d'années, elle était de taille moyenne, très maigre, avec des cheveux couleur or, quoique très abîmés... Sa peau était blanche, comparable à celle d'un bébé et ses yeux bleus étaient, eux, comparables à l'eau claire de la mer. Son physique était semblable à celui d'une princesse, mais ses habits, eux, semblables à ceux d'une banale mendiante qu'on pouvait croiser dans la rue.
De jours en jours, mon amour pour elle grandissait ; bien sûr, ses sentiments n'étaient pas partagés. À chaque fois que j'essayais de l'aborder elle ne faisait guère attention à moi, ce qui, bizarrement, m'attirait davantage. Mais pourquoi m'évitait-elle... ? Je me le demandais ; à chaque fois, j'essayais de distinguer le moindre changement d'humeur venant de ma belle pour savoir ce qui la détachait autant de la société...

J'enquêtais maintenant depuis un mois, jusqu'au jour où je la vis pâle, faible, maigre et tremblotante, tomber devant la grille du château. Cela me fit sursauter, mais quand j'entendis un passant répliquer, je revenais à la réalité :

« C'en est fini pour elle ; elle s'est battue contre sa maladie du mieux qu'elle pouvait... Qu'elle repose en paix... » murmura le passant en faisant le signe de la croix.

À ce moment-là, mon cœur rata un battement. Tout était sourd autour de moi, j'avais l'impression que mes jambes allaient me lâcher. J'étais comme dans une sorte de monde parallèle, perdu entre mes émotions lourdes et pesantes. Mes yeux se fermaient, tout était flou, ... Je manquais d'air, mon cœur palpitait de plus en plus, et puis, plus rien. Le blanc total, le néant.
Sa mort m'avait fait perdre la raison, au point d'en quitter mon corps pour la rejoindre au ciel, là où tout était calme et paisible.

Cette fin peut paraitre suréaliste, mais l'amour aveugle que je lui portait était fort, même trop fort. Au point d'en perdre la vie.

L'amour et la mort, un lien ?Where stories live. Discover now