Chapitre 5

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Lorsque la jeune femme se retourna, je fus frappée par sa beauté. Elle avait de beaux cheveux bruns très long, un physique de top-modèle, mais pas comme les filles populaires de mon lycée. Elle avait un truc en plus, quelque chose qui était à la fois mystérieux et attirant. Je m'attardais quelques secondes sur ses yeux de couleur bleu-vert. Je les avais déjà vus quelque part, mais je ne pus dire à qui appartenaient ces yeux.

Surpris d'avoir été interrompu, Zack afficha une mine étonnée tandis que la jeune fille me sourit. Elle me regarda brièvement Zack avant de poser son regard sur moi.

- Tu dois être Vanessa ? Moi c'est Théa, euh Théa Johnson. J'avais hâte de te rencontrer, depuis le temps que Zack me parle de toi.

J'avais les yeux grands ouverts, abasourdie par ce que je venais entendre. Je pensais qu'il m'avait oublié avec le temps, mais il faut croire que ce n'était pas le cas. Johnson, c'est bizarre ce nom de famille me disait quelque chose. Mais impossible de me souvenir où je l'avais entendu. Je ne restais pas longtemps silencieuse et répondis à ses paroles.

- Oui, c'est bien moi, je suis enchantée de faire ta connaissance.

Je la détaillais du regard, de près, elle était dix mille fois plus belles que ce que je pensais.

Zack coupa court à nos présentations, pressé d'en finir avec quelque chose. Il déposa un baiser sur la joue de Théa en lâchant sa main et lui dit.

- Théa, j'ai besoin de parler avec Vanes pour mettre des choses au clair, tu auras tout le loisir de la questionner après.

Elle hocha la tête puis me sourit avant de s'éloigner, elle nous dit que si on la cherchait, elle se trouvait dans le jardin. Je la regardais s'éloigner. Quand il m'avait appelé Vanes devant Théa, un sentiment de mélancolie s'empara de moi. C'était mon surnom lorsqu'on était plus jeune. Il me demanda de le suivre.

Je le suivais en restant silencieux, les mots semblaient bloqués dans ma gorge. Il se dirigea vers une porte qui nous mena dans un bureau surement le sien. Il prit place dans un fauteuil et me demanda de m'asseoir en face de lui.

- Pour l'instant, Zack je suis incapable de te pardonner pour le vide que tu as créé dans ma vie quand tu es parti. J'ai tant de questions à te poser. Je veux tout connaître de toi et en même temps, j'ai peur de te haïr.

Je pesais mes mots, je voulais qu'il comprenne à quels points sa disparition m'avait fait du mal. Il me regardait attentivement, attendant que je finisse ma phrase.

- Tous d'abord Vanes, tu sais, je suis un loup. Il faut que tu saches je suis l'Apha de la meute du Canada.

Zack, un Alpha, mais combien étaient-ils au juste ? Je pensais qu'il existait qu'un Alpha et c'est tout. Je prenais alors conscience que je ne devais plus me trouver sur le territoire des États-Unis.

- On est sur ton territoire alors ?

En guise de réponse, Zack hocha la tête avant de commencer son histoire.

- Lorsque je t'ai sauvé de l'incendie, un lien s'est crée entre nous. Je ne pourrais pas t'expliquer pourquoi. Tout ce que je sais, c'est que ce lien est différent de celui qui existe entre les âmes-sœurs. Si tu veux quelque chose de plus concret, notre lien est de nature fraternel. A partir de ce moment-là, je ne pouvais jamais être trop loin de toi. J'avais cette envie de te protéger. Mais étant donné que tu étais sur le territoire appartenant aux Johnson, en tant que Summer je n'étais pas autorisé à rester longtemps sur le territoire. Nos deux meutes étaient en mauvais rapport. Je ne pouvais donc pas y rester très longtemps puis après la mort de ta tante, il m'a été plus difficile de venir te voir. Les Anciens sont méfiants envers les liens entre humains et loups. Malgré les protestations des Anciens, mon père m'a permis de te protéger. Il avait mis en place un stratagème pour que la meute ennemie ne me reconnaisse pas. Je ne voulais en aucun cas te laisser toute seule, toutes les promesses que je t'ai fait été sincère. Lorsque j'ai du quitter l'orphelinat, je t'ai fait croire que je m'étais fait adopter avec l'aide de la directrice. Il se trouve que la meute ennemie avait découvert qui j'étais et j'ai du fuir. Ce n'était pas seulement pour me protéger, mais aussi pour toi. Si l'autre meute avait découvert que tu étais liée avec moi, je n'ose même pas imaginer ce qu'il se serait passé. Lorsque j'ai réussi à rentrer chez moi, mon apprentissage pour devenir le prochain Alpha débuta. Je n'ai pu revenir te voir, malgré cela, je gardais un oeil sur toi grâce à Mlle Skurt. J'aurai tellement voulu te voir avant, mais j'avais peur de te mettre en danger. Ce n'est que récemment que je suis devenu un Alpha. Il faut que tu saches que Théa est mon âme sœur, c'est ma Luna. Elle fait partie de la meute de l'Amérique comme on l'appelle. La meute de l'Amérique correspond à celle des Etats-Unis. Théa est la petite sœur de l'Alpha de cette meute.

Suite à son long discours, j'étais sans voix. J'avais toujours pensé qu'il m'avait laissé tomber comme une vieille poupée. Il avait toujours voulu me protéger depuis le début. Les derniers mots de son discours me troublaient. Je compris le désarroi que j'avais ressenti lors de ma rencontre avec Thea. Elle était la soeur de Jackson, elle ne devait sans doute pas savoir que la personne que Jackson cherchait, c'était moi. Mon coeur allait exploser juste à penser que l'Alpha se trouvait peut-être ici. La tête commençait à me tourner, je respirais lentement afin de me calmer.

-  Depuis que Théa s'est révélée être ma Luna, nos deux meutes ont dû conclure un pacte de paix. Il a été signé récemment. Le jour où Jackson est allé à Seattle, j'ai sauté l'occasion pour te voir. Théa m'a accompagné, nous ne pouvions pas assister à la recherche de la Luna de Jackson. J'espérais te voir à l'orphelinat lorsque j'ai ressenti une douleur vive. Je t'ai vu Vanes, tu étais par terre recroquevillée sur toi-même dans la forêt. Je savais exactement où tu étais. Tu as dû marcher longtemps pour être aussi près de la frontière du Canada. Maintenant j'aimerais que tu m'expliques ce qu'il s'est passé pour que je te retrouve dans un tel état.

Par où allais-je commencer ? Par le début oui, ça serait une bonne idée. Le moment où j'ai haï mon bonnet. J'ouvris la bouche, mais je ne pus répondre, car la porte s'ouvrit à la volée.

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Alpha-ment vôtreWhere stories live. Discover now