Au debut, j'ai juste senti l'air agiter mes cheveux et détruire la tresse élaboré que maman m'avais faites. Ça m'as rendu triste d'ailleurs; elle avait passé des heures a me faire cette espèce de tresse decoifée retenue uniquement par une sorte de baguette chinoise ornée de perles irridescentes et de rubans multicolores. Les larmes me montaient au yeux à mesure que le vent fouettait mon visage, mais je luttait de toutes mes forces pour ne pas fermer mes paupières. Il y avait quelque chose d'exaltant dans cette chute, ou la roche brune de la falaise, le vert des feuilles des pins et l'étendue bleu verte du lac se melangeaient en un tourbillon de couleurs vives. J'avait l'impression d'etre dans un film, quand le héros se repasse toute sa vie durant la chute. Ma courte vie. Où allais je aller si je mourrais? En 8 ans d'existence, qu'avais je fait de bien ou de mal? Je ne parvenais plus a garder mes pensees cohérentes, entre la peur qui remplaçait petit a petit l'adrenaline et le vent qui sifflait avec puissance a mes oreilles. Alors que le sol rocailleux devenait de plus en plus proche, je me résignais a fermer les yeux et convoquait dans ma memoire l'image de maman, en attendant le moment ou j'allais percuter la surface bleue intense du lac. L'attente ne fut pas longue. Une sensation atroce me traversa. Ce fut comme si une onde de choc reduisait tout mes os en bouillie, un par un. Le tibia, le fémur et... je ne sais plus. Pourtant, un controle sur les os est prevus pour apres demain. J'aurais du reviser. J'ouvris la bouche pour hurler face a la douleur qui me submergeait, et de l'eau empli ma bouche et les poumons. Je suffoquais. Ma vue devint floue, et mes oreilles commencerent a bourdonner. Des taches noires emplirents mon champs de vision. Une pression insoutenable s'installa dans ma poitrine. Finalement, peu etre n'aurais je pas besoin de reviser plus pour le controle de lundi. Un froid glacial m'envahit. Je commencait a perdre connaisance. La dernière chose a laquelle je pensais fut le visage horrifié de ma mère quand j'avais trebuché sur cette branche de pin qui m'avait precipité dans les eux insondables de mon lac préférer.
