Chapitre 1

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L'été s'était passé. Comment qualifier un été pareil ? Plusieurs procès, une fortune presque envolée, un père parti à Azkaban, et une mère brisée. Dans ce théâtre de malfortune, Draco s'était raccroché à ses amis. Il s'était attendu à des retrouvailles, pas les plus grandioses, mais au moins un semblant de sympathie, ce qu'il n'avait pas reçu. La douleur l'avait piqué et avait traversé la faible armure qu'il avait réussi à se créer ces dernières années pour se protéger du seigneur des ténèbres. Il était surpris de leur réaction ; en fait, il pensait que leur amitié pouvait tout traverser, ce qui n'était peut être pas le cas finalement.

Il soupira, avachi sur la banquette verte du dernier wagon du train menant à Poudlard. L'ignorance à laquelle il avait fait face l'avait poussé à s'isoler pour ne pas plus s'humilier. Draco grommela quelques mots se rapprochant plus d'insulte que d'un discours cohérent puis sursauta avec violence lorsque la porte s'ouvrit brusquement.

D - Mais c'est pas vrai, vous voulez pas me foutre la paix ? Son ton était très agressif et son regard orageux ne se tourna même pas vers l'intru. Une voix grave lui répondit.

? - Merde, je pensais que personne ne serait ici.

D - C'est marrant parce qu'il se trouve que je suis juste ici. Draco roula des yeux tout en tournant la tête vers la voix. Potter ?? Le blond écarquilla les yeux, Potter ? Ici ? Il devait se trouver avec ses petits copains les Griffondor normalement, pas au fond du train direction Poudlard !

Ha - Surprise... L'ironie transpirait de son ton, et il prit une grande inspiration. Est-ce que je pourrai m'asseoir dans ce wagon ? Draco fronça les sourcils. La totalité du train me chante mes louanges, j'en peux plus. Accompagnant les mots aux gestes, il se passa une main dans ses cheveux bruns en bataille. Pansy aurait probablement qualifié cette coupe de manquement grave à la société de la mode, mais elle ne faisait apparemment plus partie des amis de Draco, il la chassa alors de son esprit aussi vite qu'elle était venue.

D- Saint Potter se sent dépassé par les événements après avoir sauvé le monde sorcier ? Il haussa un sourcil moqueur

Ha - Oh mais je t'emmerde royalement la fouine, j'ai jamais voulu sauver le monde sorcier, et encore moins ton cul... Il hésita sur la fin de sa phrase et essaya de se rattraper. Je veux juste la paix avant que les cours commencent, les migraines ça va deux secondes mais je vais pas supporter ça aussi longtemps. Draco ne montrait rien de sa surprise, de 1 : Potter aussi agressif ? De 2 : son cul ?? Quelque chose ne tournait pas rond.

D - Mais que le sauveur prenne sa place dans le wagon ! Souhaite-t-il que son humble serviteur se retire et le laisse se reposer en paix ? Il savait que sa meilleure chance de désamorcer l'embarras qu'il ressentait était de lui lancer des piques.

Ha - Proposé si gentiment... Harry lui lança un sourire moqueur et ses yeux verts malicieux se rétrécirent.

Draco lui lança des éclairs, et probablement des sorts si cela ne lui avait pas valu Azkaban. Harry souffla et s'installa sur la banquette en face de Draco, laissant sa tête reposer sur la vitre.

Ha - Tant que tu fermes ta sale bouche, tu peux rester, et puis tu étais là le premier.

D- Tellement perspicace... Plein d'ironie, Draco soupira et retourna à la lecture de son livre de potions.

Harry l'observa à la dérobée, trop fatigué pour relancer le combat. La migraine pulsait derrière ses yeux, invasive et impossible à écarter. Il retira ses lunettes et profita de la fraîcheur de la fenêtre pour rafraîchir sa tête devenue brûlante.

Le reste du trajet se déroula en silence, Malfoy avait fini par s'assoupir, Potter avait donc eu tout le luxe de l'observer dans l'attente que sa migraine s'apaise. Le silence et l'air frais passant à travers le haut de la fenêtre l'aida, mais il trouvait sa tête toujours aussi fragile.

Lorsque Draco ouvrit les yeux, Harry avait disparu. Il s'étira et regarda à travers la fenêtre : Poudlard était proche. L'excitation le parcourut, mais la déception le gagna encore plus vite, se rappelant le froid que ses amis lui imposaient. Le Serpentard enfila sa robe de sorcier non sans hâte et sortit du train lorsque celui-ci arriva à quai. Il observa le golden trio se rassembler, et baissa les épaules lorsqu'il vit ses "amis".

En fait, d'un regard extérieur, on pouvait remarquer que les dits amis, essayaient d'avoir un contact visuel avec Malfoy, mais celui-ci, persuadé d'être détesté de tous, n'avait pas osé lever les yeux. Or, Blaise, Théodore et Pansy auraient aimé le rejoindre, sauf qu'ils ne savaient pas si Draco était prêt. Quoiqu'il en soit, le blond avança et rejoignit une des caravanes dirigées par des sombrales, que toute l'école pouvait désormais voir...

Ferme-la, Potter !Stories to obsess over. Discover now