Prologue

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C'est par ma plume que s'unissent l'acte et l'invisible,
que se tisse l'adoration vécue et l'identité révélée.
Elle devient l'autel discret où mon âme s'incline,
et où chaque mot respire la présence de mon Seigneur.

J'y grave une louange vivante,
celle qui ne se limite pas aux gestes,
mais qui traverse les regards, les silences,
et se donne en amour à chaque être croisé.

Ma plume ne décrit pas seulement elle incarne.
Elle porte ce qui se voit, et surtout ce qui demeure caché,
ces élans intérieurs que les actes seuls ne peuvent contenir.
Car adorer, c'est être.
Adorer, c'est transmettre la vie même de Celui que l'on sert.

Alors, dans l'encre, je reflète cette lumière,
et mes vers deviennent des cantiques nouveaux,
où les ondes d'une adoratrice s'élèvent
pour dire la beauté d'une foi visible et intérieure.

À ce Roi, mon Père,
qui a saisi mon talent pour le sanctifier,
qui m'a relevée et vêtue d'une sagesse pure,
je consacre chaque ligne comme une offrande fidèle.

Chaque jour, Il éclaire ma vision,
et mes pages deviennent des chemins de révélation,
où naissent des chants multiples,
tissés de sens, de mystère et de vérité.

Aujourd'hui, mon cœur déborde d'allégresse :
je témoigne avec joie d'être Sa fille,
gardienne d'une espérance qu'Il a semée en moi
pour la partager au monde.

Je laisse ici la trace d'une écoute devenue lumière :
celle qui apprend à entendre l'invisible,
à discerner le céleste au-delà de la chair,
et à s'ancrer dans le souffle du spirituel.

Et pour finir, je dis merci.
Car mes cantiques ne sont que gratitude,
écho d'une vie nouvelle,
immense, profonde, inépuisable.

Dans cette reconnaissance habitent
le sacrifice, la patience, l'amour,
et les dons de l'Esprit
qui ont enraciné ma foi.

Ainsi ma plume chante,
et chantera encore,
jusqu'à ce que chaque mot devienne lumière pour l'humanité  et déjà, cette lumière se lève et éclaire les cœurs qui s'y ouvrent.

Que quiconque franchira ces pages
entre dans un espace de révélation,
où chaque vers est une semence,
chaque mot une étincelle,
et chaque lecture une rencontre vivante avec la lumière.

1. De l'ombre à la lumière

Dans la nuit de mes pensées,
longtemps je marchai sans lumière.
Je cherchais une main, un refuge,
une voix capable de répondre
au silence du monde.

Car la terre me semblait solitaire,
et les hommes, chacun replié sur son chemin,
avançaient comme des voyageurs
ignorant la route des autres.

Alors mon âme interrogea l'horizon :
Qui donc se lèvera pour tous,
si chacun ne vit que pour soi ?

Et dans la mémoire des âges
une parole ancienne s'éveilla :

Chacun pour soi,
mais l'Éternel pour tous.

Alors mes yeux s'ouvrirent,
et mon cœur comprit
ce que mes pas cherchaient depuis si longtemps.

Car les refuges de la terre
ne sont que des abris passagers.
Les épaules sur lesquelles nous nous reposons
cherchent elles aussi un appui.

Mais toi, ô Éternel,
tu demeures inébranlable.

Invisible aux regards des hommes,
mais présent dans le souffle du monde ;
invincible dans ta majesté,
incomparable dans ta grandeur.

Rien ne te dépasse,
rien ne t'égale,
rien ne peut mesurer la profondeur de ton règne.

Alors mon âme s'est écriée :

Ô Éternel,
que tu es merveilleux !

Car en un instant
tu as éclairé mon esprit
comme l'aube éclaire la nuit.

Et j'ai compris que la vie
n'est qu'un souffle fragile,
un instant suspendu
dans l'immensité du temps.

Depuis le premier jour de mon existence
jusqu'à l'heure présente,
les années se sont écoulées
comme l'eau d'une rivière.

Les souvenirs s'effacent,
les saisons passent,
et pourtant une vérité demeure :

Le temps s'enfuit,
mais l'Éternel règne.

Alors j'ai dit dans mon cœur :

Pourquoi ne pas chanter pour toi?
Pourquoi ne pas offrir ces vers,
fragiles comme des feuilles au vent,
mais sincères comme un cri de l'âme?

Qu'ils soient des soupirs d'amour,
des soupirs d'espérance,
des soupirs de fidélité
élevés vers ta présence.

Car c'est toi qui m'as appelée ta fille,
sans calcul humain,
sans science ni raisonnement.

La science ne peut expliquer
le mystère de la vie que tu insuffles,
ni recréer l'étincelle
que ta volonté dépose dans l'être.

Ainsi je reconnais ton règne :

Tu es le maître du temps,
la source de la joie,
la plénitude de l'amour
et l'océan du pardon.

C'est toi qui apaises mon cœur
et qui m'enseignes la confiance
face aux jours qui viennent.

Que ta main demeure douce sur ma vie,
que ta lumière guide mes pas,
et que mes vers, à jamais,
demeurent un cantique pour toi.

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