Chapitre 1 : Apprendre à dire Non

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Je n'ai jamais su dire non ? 

Je suis une femme remplie de principes, avec des milliards de barrières et de fausses croyances qui ont la vie dure, mais quand il s'agit de donner mon avis sur quoi que ce soit, ou de m'affirmer afin de montrer que je suis capable de prendre une décision. Rien n'y fait, j'accepte. 

La peur de décevoir ? La peur d'être exclu ? La peur de se sentir différente aux yeux du monde ? D'être incapable de plaire aux autres ? Chercher la reconnaissance de n'importe qui pour combler le vide de mes parents ? D'attirer l'attention pour me faire voir pour celle que je ne suis pas ? 

J'en ai encore pleins des excuses et toi, aussi qui me lis aujourd'hui tu dois te reconnaitre en lisant ces questions. 

Il faut dire non ! Que l'on me répète constamment, sans ça tu ne pourras pas être actrice de ta propre vie, et ce sont les autres qui vivront tes choix à ta place. Oui, et ils en assumeront eux même les conséquences, voilà le meilleur bouclier que j'avais trouvé. Si on choisissait pour moi, le plat, le chemin , le conseil, le travail, le chauffeur de taxi et j'en passe. Si cela était un échec cuisant ce n'était pas moi la responsable de la prise de la décision. 

Aucune décision = aucune responsabilité = aucun problème de déception ou d'échec.  

Sauf que l'on tolère ce comportement pour les enfants qui n'ont pas franchit le cap de l'âge adulte mais passait cet âge là. Peut-on encore se couvrir derrière ce manque de décision. Malheureusement non. 

Si nous restons un moment sur le monde des enfants, chaque adulte leur envie : leur joie de vivre, leur franchise, leur insouciance, leur innocence, leur naïveté, leur créativité, leur imagination, leur facilité à se faire des amies, leur naturel, leur vision extatique lors qu'ils découvrent le monde, l'absence totale de peur du danger, d'être parfois plus clairvoyant sur une situation, et de se faire passer pour un idiot alors qu'il comprend très bien les choses. 

J'aime le monde des enfants, et j'aimerais encore pouvoir agir en me disant d'aucun de mes actes aura de conséquences, et si elles en avaient mes parents s'occuperaient de tout pour moi. C'est la raison principale de mes échecs amoureux : agir comme une personne qui ne souhaite pas avoir de responsabilités, qui souhaite vivre légère, et qui évite tous les problèmes en mettant des œillères dessus ou alors en les esquivant comme la peste pour éviter un futur conflit ou crise de nerf. 

J'ai toujours bien avancé dans ce déni là. Croyez vous que j'avais pensé aux conséquences que cela engendrerait de prendre qu'un nombre limité de décisions. Bien sûr que non ! Je n'étais qu'une enfant dans ma tête, mais aujourd'hui que les kilomètres aussi longs et larges que la muraille de Chine soigneusement bâtie s'effondre.. Je suis perdue. 

Me voilà à reconstruire, tous les fondations 25 ans de mensonge vis à vis de soi, des autres, du monde, de la société, tombé en cendres sous mes yeux. Comment cela s'est produit. Une rupture. 

Quoi ? Pas une simple rupture amoureuse, celle de mon deuxième Grand Amour, accompagnons tout ceci : d'une rupture conventionnelle au travail, que j'ai accepté car j'avais construit toute ma vie sur la sécurité salariale de son conjoint, le temps de postuler ailleurs et de valider mon job. 

Bilan de cette chute : célibataire, au chômage pendant 3 mois en vivant en colocation avec son ex, dormir seule dans un lit simple, attendre la prise du prochain poste, avec l'idée claire en tête que financièrement vous ne pouvez pas payer le loyer complet et subvenir à vos besoins sans lui, la détestable sensation de vivre seule, vos parents qui insistent pour vous voir revenir alors que je préfère vivre dans ma voiture, savoir que vous possédez deux meubles dans la maison dont la machine à laver, constater que votre ex fait tout ce qu'il n'a jamais fait avec vous : s'acheter des fringues, faire des weekends dans des hôtels avec ces collègues de travail, faire son lit, ranger derrière lui... Se rabattre sur l'affection indéfectible de notre chien, apprendre à sortir draguer avec sa cousine célibataire aussi, et être en colère. 

Oui, il faut savoir plonger et toucher le fond de la piscine pour mieux remonter et respirer l'air frais. Sauf que tout ceci j'aurais pu l'éviter en essayant de dire non. Je suis en colère. Je m'en veux, pourquoi me direz-vous ? Parce que je vois les conséquences d'autant de déni, de mensonges et faux semblants, et je déteste ça. 

Alors, quoi de mieux quand on sombre, de saisir la bouée qui passe devant nous. Aujourd'hui ma cousine et mon chien sont mes deux canaux de sauvetage l'un plus stable que l'autre. J'apprends à sortir, enfin à ressortir. Je m'explique. 

Je suis une femme de 25 ans, née dans les années 2000, qui est balance, ascendant vierge et signe lunaire poissons (pour les passionné(e)s vous pouvez me cerner un peu mieux et pour les autres vous comprendrez mieux plus tard), qui aime vivre une vie sans trop d'imprévus, qui aime organiser, ranger, je suis très sportive, et j'enseigne le sport et son impact dans les écoles, et dans mes cours collectifs. Donc j'ai la vie qui suit avec, je mange avec plaisir des choses équilibrés, colorés, riches de bons minéraux etc, j'ai un rythme de sommeil calé, je bois presque jamais, je m'étire chaque matin et soir, je ne fume pas, je cuisine, j'ai une vie ennuyeuse pour certains.

Alors quand ma cousine Inès, 22 ans, Lion (elle garde secret le reste), apprend que je l'a rejoins dans la team célibataire. Elle s'est engagée à m'apporter cette dose de fraicheur et me fait sortir de ma vie de vieille femme rangée pour celle de la nuit. Attention, j'aime bien cette vie là aussi. Juste que je ne sais pas vraiment assumée la July de ces moments là, je vous explique.

Un cas typique de la balance : l'équilibre. Surtout le juste milieu, celui là moi j'ai vraiment pas beaucoup fait sa connaissance, on s'est croisé par moment je ne dis pas mais il n'a jamais fidèlement accompagné mes pas. Alors que les extrêmes ... eux putain j'ai l'impression d'avoir une deuxième ombre tellement je les vois faire. Pour vous illustrer un exemple très concret parmi tant d'autres : je sortais avec un coach sportif, citadin, peu bosseur, dans les apparences, superficiel, assez malsain, mangeur de viande, fumeur de soirée, toujours à sortir ... Pour un cuisinier, très investi dans son boulot, très svelte, pas musculation du tout, casanier, solitaire, qui n'attire pas l'attention, qui jardine, qui vit à la campagne, qui aime les animaux. 

Un autre exemple encore ! Je travaille dans un collège je suis pionne, je me transforme en vendeuse en boulangerie, je pars faire des fromages de chèvre, je bascule dans le milieu du sport et du bien-être en faisant du secrétariat à mi temps. 

Donc quand les extrêmes sont là, je m'inquiète un peu de mes choix. Et ma cousine aime me faire sortir avec eux, parce qu'elle me sort les arguments de merde : "on a qu'une vie meuf" Oui et non. J'ai dit oui, et on a fait notre première sortie ensemble. C'est pas si catastrophique. Enfin. Je crois. 

La femme d'une nuit ?Stories to obsess over. Discover now