Chapitre 1

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Une matinée longue, les domestiques qui courent dans les couloirs, et moi, je reste figée devant ce miroir. Un miroir sur pied, encadré d'or et de motifs floraux qui reflète mon apparence : une jeune fille prête à faire ses débuts dans la société. Je me regarde et je me demande si je suis réellement prête à affronter ce monde de regards et de jugements.

La porte s'ouvre et ma mère apparaît dans l'embrasure, vêtue d'une somptueuse robe de soie couloir ivoire, délicatement brodée de fil d'or et ornée de fines perles. Son sourire illumine son visage, et je sais ce qu'elle pense : je suis prête, et je vais gravir les échelons de la haute société. Mais je sais que les exigences seront strictes. L'éducation que je reçois ne laisse rien passer.

Depuis ma plus tendre enfance, tout est pensé pour que je devienne une jeune femme accomplie, digne d'être remarque par un homme influent. La beauté seule ne suffit pas ; le savoir, l'élégance et l'attitude sont essentiels.

Durant mes premières années, une nourrice veillait sur moi. Je ne voyais mes parents que rarement. Elle s'assurait que je sois en bonne santé, bien nourrie, propre et épanouie. Ma mère, quant à elle, intervenait surtout pour m'enseigner les postures, les regards, les sourires et les formules de politesse, dès mon plus jeune âge. Bien sûr, j'avais le droit de jouer. Ma poupée de porcelaine, aux cheveux blonds et aux yeux bleus, portait une robe délicate à volants et un petit chapeau assorti. Avec elle, et d'autres poupées, j'organisais des thés et simulais l'accueil de dames de la haute société. ma mère passait régulièrement pour me corriger, exigeant la perfection, tandis que ma nourrice m'encourageait avec bienveillance.

Lorsque j'ai appris à parler, l'apprentissage de la lecture et de l'écriture commença. Mon précepteur venait m'enseigner, la poésie, la littérature édifiante, et les lettres. On m'initia également à la gestion d'un futur domaine, mais les mathématiques demeuraient mon cauchemar. Mon cours préféré restait l'anglais, tandis que le français et le latin élargissaient mes horizons sociaux. Tout était mis en œuvre pour que je possède toutes les chances possibles. J'apprenais le piano, le chant, la broderie et le dessin, chaque art contribuant à façonner une jeune femme accomplie.

Cependant, certains aspects de mon éducation étaient moins plaisants. Les leçons religieuses, les lectures bibliques et le catéchisme, me semblaient longues et rigides. Tous les dimanches, je me rendais à la messe avec un sentiment mêlé de devoir et de curiosité. Heureusement, je pouvais profiter de promenades dans le parc du domaine, courir librement et jouer sans aucune règle.

Mais l'enfance ne dure pas éternellement. Il me fallait désormais perfectionner mes arts : piano, chant, dessin, broderie. J'ai appris la danse de salon afin d'être prête pour mes prochains bals. Ces occasions me permettaient de comprendre les codes de la société et de converser avec de jeunes hommes nobles et bourgeois, dans l'espoir de retenir l'attention de l'un d'eux.

Tout ce que j'avais appris prenait vie maintenant. Plus de retour en arrière possible : je m'apprêtais à entrer dans cette salle de bal, potentielle jeune fille à marier. Il me fallait être discrète , intelligente et pleine d'humour, répondre aux flatteries avec grâce et élégance. mais savoir converser avec intelligence et avec humour, répondre aux flatterie.

Tout ce que j'avais appris prenait vie maintenant. Plus de retour en arrière possible : je m'apprêtais à entrer dans cette salle de bal, potentielle jeune fille à marier. Il me fallait être discrète, intelligente et pleine d'humour, répondre aux flatteries avec grâce et élégance. Tout reposait sur moi pour séduire le meilleur parti. Demain matin, des hommes se précipiteraient pour me courtiser. Si la chance me souriait et que plusieurs prétendants intéressants se présentaient, je pourrais choisir celui qui me plairait ; sinon, ma famille arrangerait le mariage.

Captive des MersTempat cerita menjadi hidup. Temukan sekarang