Je m'appelle Nassim 16 ans,et mon histoire commence ya 1 an...
...
Anas: Nassim ! Baisse toi tu vas te prendre une balle !
Yavait les flics...mais rien pour arrêter Yassin .
Yassin c'est le genre de gars qui fait peur à tout le monde...
Nassim: OKLM tkt
Anas: w'Allah baisse toi putain
Nassim : c'est bon c'est bon
Gars: oh vous foutez quoi ici ?! Vous voyez pas sa tire ? Vous voulez crevé ?
Anas: tranquille on était la avant qsa tire
Gars: montez , rentrez chez vous
Nassim: vsi viens mon frère
Il se lève
POHH🔫
Anas était en sang.
Nassim: Fréro lève toi ! Oh putain anas ! ! Jvais tniquer lève toi ta mère !
Oh putain oh putain...
Depuis se jour j'ai perdu mon frère...on était meilleur shabs depuis la primaire.
6h34
Maman: aller Nassim ti va être en retard
Nassim : bisous Fi amanillah
Claque la porte
La porte claque derrière moi.
L’air du matin il est froid, mais mon cœur il l’est encore plus.
Dans ma tête ça tourne.
POHH 🔫
Le sang.
Le regard d’Anas.
Chaque pas que je fais, j’ai l’impression qu’il marche encore à côté de moi… mais non. Khalas. Fini.
Le quartier se réveille.
Les daronnes sortent les poubelles, les petits courent pour le collège, comme si de rien n’était.
La vie continue, même quand toi t’es bloqué dans le passé.
Je marche, capuche sur la tête.
Wallah j’ai la haine. Une vraie.
Au coin de la rue, y’a déjà du mouvement.
Les scooters passent, ça parle fort, ça rigole.
Trafic normal. Comme d’hab.
Yassin, lui, il est là. Appuyé contre le mur.
Regard noir.
Le genre de regard qui dit : approche pas.
Il me voit.
Il sourit pas. Moi non plus.
Yassin :
— T’es encore là toi ?
Nassim :
— J’habite ici, hmar. T’as oublié ?
Silence.
Lourd.
Même la rue elle retient son souffle.
Yassin s’approche.
— Ton pote… il aurait pas dû rester.
Là, j’ai senti un truc se casser en moi.
Sabr ? Y’en a plus.
Mon poing il tremble.
Nassim :
— Parle encore de lui et wallah…
Il me coupe.
— Quoi ? Tu vas faire quoi ? T’as 16 piges, rentre chez ta mère.
Il a raison.
Et c’est ça le pire.
Je tourne les talons.
Parce que si je reste, soit je pleure, soit je fais une dinguerie.
Sur le chemin du lycée, j’me dis un truc :
Anas il est mort.
Moi, je respire encore.
Mais dans ce quartier…
Respirer, ça veut pas dire vivre.
