Avant de commencer l'histoire je vais vous faire une présentation des personnages principaux🤗
Nayla, 20 ans, déteste Sarak
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Amara, 20 ans, servante et amie de Nayla
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Sarakh, 23 ans, Guerrier prodige respecté par ses nombreux exploits, déteste Nayla et Sether
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Sether, 23 ans, fils du pharaon, connaît Sarakh et Nayla depuis petit mais déteste Sarakh depuis 17 ans à cause d'un incident.
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L'histoire peut commencer
Le soleil frappait ma nuque comme une punition divine. La chaleur écrasait tout : les cris, la poussière soulevée par les sandales, le cliquetis des chaînes. Le marché des esclaves bourdonnait autour de moi, mais dans ma tête... un silence total.
Je marchais, les poignets liés, mais la tête droite. Je refusais de courber l'échine. Je refusais de leur offrir la satisfaction de ma peur.
Le maître du marché posa sa main sur mon épaule pour me pousser en avant. Je tournai la tête vers lui, lentement. Il croisa mon regard. Et il recula d'un pas.
Je montai sur l'estrade, là où les destins se vendent comme du bétail. Le sable brûlait mes pieds. Le vent portait l'odeur du sang, du cuir, de l'encens.
Puis tout changea. Les voix se turent. Les gardes se raidirent. La foule s'écarta comme si un fauve venait d'entrer.
Je sentis une ombre derrière moi. Une ombre que je connaissais trop bien.
Je pivotai.
Sarakh.
Il avançait dans la foule comme un roi venu réclamer son dû. Or, pourpre, musculature taillée par les dieux, regard noir fendu de mépris. Ses cheveux sombres, son port altier, sa démarche... Tout en lui régnait.
Il monta sur l'estrade sans un mot. Chaque pas semblait faire vibrer l'air.
Il s'arrêta devant moi. Trop près. Assez près pour que je sente sa chaleur, son parfum de sable et d'encens brûlé.
Ses yeux glissèrent lentement sur mes chaînes. Puis remontèrent jusqu'à mes yeux félins. Il ricana, un souffle.
– Par Anubis... si j'avais su que le destin m'amènerait toi ici, j'aurais fait enterrer ton nom avec tes parents.
Mes doigts se crispèrent. Je levai le menton.
– Ne prononce pas le nom d'Anubis, Sarakh. Je murmurai, mais ma voix portait comme une lame. – Même le Seigneur des Morts ne toucherait pas ta carcasse impure.
La foule recula, choquée qu'une esclave ose cracher du venin à un homme comme lui.
Sarakh avança d'un pas, son visage à quelques centimètres du mien.
– Je vois que ta langue n'a rien perdu... malgré les chaînes.
Je soutins son regard sans ciller.
– Je ne me tairai que le jour où ton cœur cessera de battre. Et que Ra me brûle si je mens.
Son sourire se tordit, cruel, délicieux dans sa cruauté. Le genre de sourire qui promet la destruction.
– Tu m'appartiens désormais.
Je sentis le sang bouillir dans mes veines. Je n'avais plus peur. Seulement du dégoût... et une haine brûlante.
– Je préférerais être dévorée vivante par Sekhmet... que de respirer sous ton ombre.
Il se pencha sur moi jusqu'à effleurer ma peau. Sa voix descendit d'un ton, grave, dangereuse.
– Sekhmet ne te veut pas. Un doigt effleura mon menton, lentement, comme une insulte. – Moi... si.
Je le transperçai du regard.
– Alors que les dieux soient témoins : je te détruirai, Sarakh.
Il répondit calmement, presque avec tendresse.
– Essaie... et je t'offre ton propre cœur à Maât.
Le silence retomba. Le destin venait d'être scellé sous le soleil de Ra.