Le siège où je me trouvais encore étais comme ceux des églises, en bois inconfortable. Il est aussi long et inconfortable qu'un banc, ce siège était droit que l'homme qui se trouvait à côté de moi. Pas très marrant comme personne. Il était très bien habillé avec son costard aux couleurs bleutées. Il est là pour m'aider, pour me sortir d'une affaire où je pourrais m'en sortir tout seul, car de toute façon les avocats commis d'office ne servent à rien. En face de moi, un juge au air condescendant, pourtant la seule chose qui nous sépare est une vitre. Le juge demanda le silence, la salle en resta muette, même si de courts chuchotements pouvaient se faire entendre.
– Willow Carten, ici présent, va être jugé pour le meurtre de Steven Mensone. Il sera en compagnie d'un avocat commis d'office. Bien commençons. Le juge se replaça dans son siège rouge, puis il leva la main pour me donner la bonne parole. Allons-y, dis-moi ce qui vous a poussée à tuer cet homme ?
Les regards étaient méprisants, les respirations lourdes, les voix tremblantes. Je regardais mes mains enlacées entre elles en me mordillant les lèvres, c'est moi qui ai tué cet homme, pourtant c'est moi la victime. Pourquoi ne le comprend-il pas ?
— Vous connaissiez cet homme ?
— Non.
-vous a-t-il fait du mal ?
-Il m'a tuer...
— Il vous a tué ? Pourtant, vous vous trouvez actuellement devant moi.
— Physiquement, oui... »
On pouvait entendre les voitures se klaxonner à l'extérieur du bâtiment. L'est témoin se hâter de vouloir entendre la suite, mais je ne dis rien. Sais alors que cet arbitre demanda un silence complet, ils n'en firent rien. L'homme à côté de moi se leva et justifia mon acte en mettant tout sur le dos de ce qu'il m'a fait.« Mais, monsieur ! Cet femme »
– Homme ! Rétorque je.
— Cet homme s'est vu se faire violer et tabasser, tuer. N'est pas la solution, mais il en a été profondément touché. Pour lui, ça a été un combat intérieur constant, rien à voir avec le petit débat du matin ! C'est un conflit intérieur qui s'accentue au fil du temps!
— D'après vous, nous devrons lui pardonner d'avoir tué quelqu'un, parce qu'il s'est fait violer ! Ils ne répondirent rien. Le juge se tourna vers moi et me posa une question : « Regrettez-vous de l'avouer, tuer? » Ce à quoi je dis que non, il devait mourir, car de toute façon, si ça n'avait pas été moi, ça aurait été une autre personne. Si je ne l'avais pas tué, il aurait détruit ; si je ne l'avais pas tué, il aurait brisé ; si je ne l'avais pas tué, il aurait broyé ; si je ne l'avais pas tué, il aurait réduit à néant d'autres femmes et hommes. Il a pris plaisir à me voir me dissoudre ; quand mes mains tremblaient et que je le suppliais de me laisser partir, il a simplement souri et a continué de m'achever avec ses mains. Il m'a sali ! Il m'a anéanti ! Seriez-vous encore debout et d'attaque si on vous avait fait tomber de haut ? L'homme ne dit rien.
L'atmosphère était pesante, voire étranglante, les mots qui sortaient de ma bouche se cognaient dans ma gorge. Plus je parle et plus je me sens faible et lâche, pourquoi n'ai-je pas bougé quand il m'a agressé ? Il m'a violée et je n'ai rien fait, est-ce que c'est de ma faute ? Non, jamais. La suite de ce procès interminable se constitue d'attaque et de contre-attaque. Rien de ce qui en sortait n'était positif de mon côté. J'ai tué sans sourciller, mais il m'a aussi tué. Lui, il n'aura plus à se soucier de son mal-être ; moi, je dois encore survivre dans un monde qui veut m'éliminer, car, pour eux, je suis une menace. Sauf que moi, je ne suis qu'une menace pour celui qui m'a enlevé mon essence. Mes mains étaient prises par des menottes qui me frottaient à la peau. J'aimerais pouvoir me libérer et partir, mais je n'en ai pas le droit. Le juge appela la mère de cette ordure. Elle avait les yeux rouges et me dévisageait d'un air grave, elle me haïssait à travers ses yeux meurtris. Rien n'est plus dur pour une mère que de savoir son fils mort. Son regard méprisant envers moi me donnait des frissons. Est-ce que j'ai gâché sa vie ainsi que ses nuits ? J'en suis vraiment navré, mais votre fils devait payer le prix de ce qu'il m'a fait subir à moi et à peut-être d'autres personnes.
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Un viol et c'est tout?
Historia CortaUn jeune garçons de 17ans tue sont violeur. Il fini devant un Jury au tribunal. Avais t-il réson de le tuer?
