CHAPITRE 1 :LES DÉBUTS DU CŒUR

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             ⛔AVERTISSEMENTS ⛔

⚠️AVERTISSEMENT. CERTAINES SCÈNES INCLUES DANS QUELQUES  CHAPITRES DE CE ROMAN PEUVENT HEURTER LA SENSIBILITÉ DES JEUNES LECTEURS⚠️

Avertissement au lecteur :
Certains chapitres contient des éléments sombres pouvant heurter la sensibilité de certains lecteurs, notamment les plus jeunes. Il aborde, avec une approche poétique, philosophique et introspective, nous n'incitons en aucun la reproduction de ces scènes.









PARTIE I – Premiers souffles (chapitres 1 à 14)

(Découverte, émotions naissantes, premiers doutes)

            


                💫CHAPITRE 1 💫

Les débuts du cœur

____Le soleil se couchait lentement sur Rabat, caressant les toits rouges et les palmiers de la médina d'une lumière dorée. Le muezzin lançait son appel à la prière, couvrant un instant le bruit des klaxons et le brouhaha habituel des ruelles animées. Mais au cœur de l'université Mohammed V, un autre monde existait - plus calme, plus intime, où les destins se frôlaient sans bruit.

__Naël marchait seul, un carnet usé sous le bras, traînant ses baskets, muni de son ordinateur, sur les dalles du campus. Étudiant en informatique en tant que développeur , il préférait l'ombre des bibliothèques à la lumière tapageuse des amphis. Il venait d'une famille modeste, installée dans un quartier périphérique de Salé. Sa mère l'attendait chaque soir avec un thé brûlant et des silences bienveillants. Mais ce soir-là, il n'avait pas envie de rentrer tout de suite.

Ce fut au détour d'un banc, près de la vieille fontaine andalouse du campus, qu'il la vit pour la première fois.

Elle était là, Sirina, le regard plongé dans un livre sans vraiment le lire. Elle portait un foulard léger, couleur grenade, qui ondulait légèrement dans le vent de l'Atlantique. Sa peau hâlée par le soleil, ses bracelets berbères tintant doucement, et ses yeux... ses yeux semblaient contenir l'histoire de plusieurs vies.

Naël s'arrêta, comme frappé.

Un instant, il oublia la raison, les devoirs, et même la peur. Il resta figé, jusqu'à ce que le hasard le pousse à faire un pas en avant. Puis un autre. Et encore un. Jusqu'à se retrouver à quelques mètres d'elle, le cœur battant comme s'il s'apprêtait à commettre une folie.

- Tu lis du Dostoïevski ? demanda-t-il, la voix un peu rauque.

Sirina releva lentement la tête. Elle détailla ce garçon aux cheveux en bataille, à l'air un peu trop honnête pour ce monde. Elle fronça légèrement les sourcils, mi-interrogative, mi-amusée.

- Et toi, tu poses des questions à toutes les filles qui lisent ? lança-t-elle doucement, un sourire à demi dessiné.

Naël fut surpris. Pas par la répartie, mais par la chaleur qui se glissa dans son ventre. Elle ne l'avait pas repoussé. Mieux : elle l'avait remarqué.

- Non, dit-il, en s'asseyant prudemment au bord du banc, à bonne distance. Mais celui-là, Crime et Châtiment, m'a poursuivi pendant des nuits. Tu sais... Raskolnikov et sa vérité empoisonnée.

Elle referma son livre, croisant les bras sur ses genoux.

- Raskolnikov... il est comme tous ceux qui croient pouvoir échapper à ce qu'ils ressentent. Il pense trop. Il agit peu. Comme toi, peut-être ?

Le silence tomba. Mais ce n'était pas un silence vide. C'était le genre de silence qui dit : "je t'ai vu, je t'ai compris, mais je ne vais pas te le dire tout de suite."

Naël sourit, malgré lui. Elle lisait à travers lui comme à travers les pages d'un roman ouvert.

- Et toi ? Tu fuis quoi en lisant ? demanda-t-il, presque en chuchotant.

Sirina détourna le regard vers l'horizon, là où les palmiers dansaient sous la lumière qui mourait. Une seconde d'hésitation. Une fissure dans son armure.

- Je ne fuis pas. Je me cache. C'est différent, répondit-elle. Et toi, tu devrais faire pareil... avant que ce monde ne te dévore.

Naël voulut répondre, mais une voix retentit dans le lointain. Un homme, visiblement en costume, s'approchait. Sirina se redressa immédiatement. Son visage changea - plus fermé, plus rigide.

- Je dois y aller, dit-elle, en ramassant son sac en cuir finement brodé.

Naël n'eut que le temps de lui demander son prénom. Elle se retourna, un dernier éclat dans le regard.

- Sirina. Retiens-le. Parce qu'il risque de chambouler ton monde.

Et elle disparut.

Naël resta là, seul avec la lumière du soir, et un nom qui résonnait comme une prophétie.

Il ne savait pas encore que Sirina venait d'un univers bien plus vaste que le sien. Un monde d'alliances secrètes, de manipulations familiales, de pouvoir ancien et de blessures enfouies. Et lui, simple étudiant, venait sans le savoir d'entrer dans la partie.

À suivre...

❤️‍🩹 Inchallah je crois en vous pour continuer de lire le chapitre à venir ✍️

LES BRUMES DU CŒUR Stories to obsess over. Discover now