Matin du 13 mai 2025
Je me relève, les membres endoloris par le crash et regarde autour de moi. Personne. Hormis les raillons du soleil, qui pénètrent les feuilles et qui donne à cette forêt une ambiance fantastique. La situation de crise met mes cinq sens en alerte. Mes poiles se hérissent au contact de la brise fraiche qui traverse la forêt et j'entends les criquets et les oiseaux qui chantent au son du vent dans les feuilles.
C'est alors que je remarque au loin une grande maison à l'aspect d'un chalet. En regardant d'un peu plus près, il me semble qu'elle est habitée ce qui me surprend. Après tout nous sommes au milieu d'une forêt et les habitations les plus proches semblent être à plus d'un kilomètre. Je décide donc de m'y approcher doucement et regarde par la fenêtre. Personne. Encore une fois. Malgré cela, la maison est propre et rangée comme si la personne qui vivait ici était juste partie travailler ce matin et allait rentrer à la fin de la journée. En faisant le tour de la maison, je découvre que la porte est ouverte. Je suis intriguée. Qui laisse sa porte ouverte ? Les voleurs rodent partout et vous prennent ce que vous avez de plus précieux chez vous avant que vous n'ayez pu dire ouf. C'est sans doute cela qui me pousse à ouvrir totalement la porte et à entrer dans la demeure. L'intérieur me saisit tout de suite. J'ai l'impression de me retrouver dans mon profil Pinterest. La cuisine, en bois rustique, semble tout droit sorti de l'architecture des vieux cottages. Les murs sont peints en blanc et au milieu de la pièce se trouve une grande table surmontée d'un pot de fleurs, toutes fraichement cueillies. Je saisis un bol et remarque qu'il est fait en porcelaine. Il en est de même pour toutes les autres affaires de cuisine sauf pour les couverts, qui eux, sont fait avec un mélange d'or et de métal. La fenêtre, qui se trouve au-dessus de l'évier, est habillée par deux petits rideaux transparents sur lesquelles sont brodés des fleurs. Je remarque, bien dissimulé derrière un rideau, une pièce où se trouve un four, un micro-onde, un réfrigérateur et un congélateur. Je suis étonnée. Pourquoi une personne voudrait-elle cacher tout son matériel électronique ?
Je continue ma visite en explorant le salon. Beaucoup plus spacieux que la cuisine, une grande cheminée trône sur le mur du fond. Tout autour, trois différents canapés avec, au centre, une table basse en bois. Les canapés sont recouverts de plaids et d'oreillers et un tapis a été glissé sur le sol pour donner un aspect plus chaleureux à la pièce. A gauche de la cheminée se trouve une bibliothèque remplie de vieux livres et à ses pieds, un fauteuil et un tapis avec de longs poils. Des meubles, principalement en bois, sont disposés un peu partout dans la pièce où l'on retrouve sur quasiment tous, des lampes, des plantes et des livres. Quelques fauteuils sont également dispersés dans la pièce à côté des meubles. Les grandes baies vitrées inondent la pièce de lumière et lui donne un côté très chaleureux. A droite de la bibliothèque, je remarque une porte et décide de m'y engouffrer.
J'atterris dans une pièce que j'identifie tout de suite comme une chambre. Au niveau de la fenêtre se trouve un renfoncement où sont disposés un matelas, des coussins et une couverture. Les murs sont tapissés de papiers peints fleuris et au milieu de la pièce, un lit double. La chambre est décorée avec plusieurs tableaux et quelques photos sont accrochés au mur. Dessus, un couple heureux et épanouit sur chacune d'elles. Je devine alors que c'est à eux qu'appartient la maison. Une porte située au fond de la pièce m'amène directement dans une pièce qui fait office de bureau et de bibliothèque. Elle recouvre trois murs de la pièce et sur le quatrième, un bureau a été mis. Etonnamment aucun ordinateur n'est présent. Juste des livres et des parchemins.
Décidant que j'avais passé suffisamment de temps dans la maison d'inconnus je retourne dans le salon où je remarque une nouvelle porte qui doit amener dans la salle de bain.
Après être sortie de la maison et m'être assurée d'avoir bien refermé la porte, je me dirige vers ce qu'il semble être un sentier. Je marche pendant une bonne demi-heure avant d'apercevoir le bout de la forêt. Quand j'en sort, c'est comme si j'avais changé de dimension. Je me retrouve instantanément plongée dans la Provence française. Des champs de lavande à perte de vue, des oliviers, de la végétation que l'on ne retrouve que dans le Sud. Mais étonnement, l'air n'est pas étouffant. Une petite brise légère vient caresser ma peau et apaise la chaleur des rayons du soleil. Je continue ma marche durant une quinzaine de minutes avant d'arriver à l'entrée d'un petit village. C'est de nouveau la même chose. Les maisons me font penser à ma région préférée de la France. Elles sont faites de pierres et le toit est recouvert de tuiles arrondies de différentes couleurs. Le village est construit en hauteur et donc beaucoup de rues et de ruelles sont en pentes. Chaque maison a son jardin avec sa piscine. Des paravents rattachés à la maison et faits en pierre créé un petit espace d'ombre pour les familles. Toutes les maisons sont également équipées d'une terrasse recouverte soit d'un tissu, soit de la même matière que les paravents.
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La Mirabie
General FictionCeci est un devoir pour la spé HLP philosophie qui consistait à créer une utopie. Je la poste ici car j'en ai envie. Voici tout de même un petit speach : Ophélie, jeune adolescente française, subit un crash d'avion. Elle se réveille dans un endroit...
