Pdv : Summer
Si j'avais su que faire des vidéos YouTube sur la F1 allait me mener droit dans un enfer personnel, j'aurais peut-être réfléchi à deux fois avant de poster ma première analyse de course depuis ma chambre d'ado.
Mais bon. Trop tard maintenant.
Le soleil tape sur le paddock de Bahreïn, les stands sont en effervescence, les moteurs rugissent au loin, et moi, j'ai ce petit badge magique autour du cou qui me donne accès à tout. La Summer de 13 ans qui rêvait de rencontrer Toto Wolff en vrai est en train de faire un petit salto intérieur.
Enfin, elle aurait fait un salto... s'il n'était pas là.
Lui.
Charles putain de Leclerc.
Il est là, à quelques mètres, avec sa combi rouge Ferrari ouverte jusqu'à la taille, son sourire charmeur que tout le monde adore — sauf moi — et ce petit air de "je suis irrésistible et je le sais" qui me donne envie de lui jeter mon téléphone à la figure.
Nos regards se croisent. Instantanément, son sourire disparaît. Il lève un sourcil, croise les bras et me scrute comme si j'étais un bug sur son écran de données.
— T'es encore là, toi ? fait-il en s'approchant, les bras toujours croisés.
— Non, c'est un hologramme. Surprise, Charles.
Il roule des yeux. Rien n'a changé. Pas depuis la maternelle, pas depuis le collège, pas depuis cette fameuse fête où je lui ai accidentellement renversé du soda sur son jean blanc. Il m'a haï dès ce jour-là. Moi ? Je l'ai toujours trouvé insupportablement arrogant.
— Ils laissent vraiment entrer n'importe qui ici, maintenant, marmonne-t-il.
— Tu veux que je parle à tes sponsors de ton attitude envers une influenceuse suivie par trois millions de personnes ? Je suis sûre qu'ils adoreraient.
Il se tait. Touché. C'est ça, la beauté d'avoir une communauté fidèle : tu peux faire trembler même les princes de Monaco.
Il me jauge une dernière fois avant de tourner les talons sans un mot de plus.
Je le regarde s'éloigner, mâchoire serrée, cœur battant trop vite. Ce n'est pas de la peur. Ni de la gêne.
C'est cette foutue tension qu'il y a toujours eu entre nous. Cette espèce d'électricité désagréable qui me fait détester sa proximité autant qu'elle me trouble.
Et je sens que ce week-end va être... long.
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Entre haine et bitume ~ Charles Leclerc
FanfictionDepuis la maternelle, Summer et Charles Leclerc se détestent cordialement. Ils ont grandi dans le même quartier, fréquenté les mêmes écoles, et même après toutes ces années, la simple vue de l'autre suffit à faire monter la tension d'un cran. Mais l...
