C'était le 7 Mai, et, comme tous les matins, la sonnerie du lycée indiqua la pause de 10h. Enfin. Son cours de maths avait pris fin après deux longues heures avec monsieur Boyer, l'écoutant parler en comptant les secondes, perdu dans la jingle de chiffres et de lettres écrits au tableau, recopiant le cours sans vraiment y prêter attention, comme une machine.
Charlie ouvris son sac et y jeta ses affaires le plus vite possible, évitant le regard du prof qui, et elle le savait, voulait absolument lui parler de sa baisse de résultat et de sa santé mentale en chute libre. Il avait toujours été un quelqu'un de très observateur et avait bien évidemment remarqué les cernes ornant ses beaux yeux marrons ainsi que sa perte de poids évidente qu'elle essayait tant bien que mal de cacher derrière ses pulls larges et sombres. Mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, elle était déjà partie. Il soupira : tant pis, il lui parlerait sûrement demain...
Elle se dirigea vers son casier, et, quand elle l'ouvrit, elle découvrit un papier
"4ème étage, toilettes à cotés des escaliers, cabine 3"
Avec ça, une marque de rouge à lèvre qu'elle ne connaissait que trop bien. Elle ne put s'empêcher de sourire en reconnaissant l'écriture cursive au stylo rose bonbon ainsi que l'odeur familière de cerise qui l'accompagnait. Carmen.
Elle glissa le papier dans sa poche et pris les livres dont elle avait besoin avant de se diriger vers le quatrième étage pour retrouver son amour caché. En effet, Carmen était la fille la plus belle et la plus populaire de tout le lycée, le genre de fille que tous les garçons veulent et dont toutes les filles sont jalouses, le genre à avoir des coups d'un soir en étant en couple avec le garçon le plus populaire, le genre à apprécier jouer avec le cœur de ses amants et à se mettre en couple très facilement sans n'avoir jamais de réels sentiments hormis une légère attirance physique. Cependant, elle avait un secret... Elle était amoureuse d'une femme. La fille toujours exclu de tout, sans pour autant que ça la dérange. Celle qui choisissait un film chez elle avec un bon thé et des chats à une soirée dansante à laquelle tout le lycée se rendait. Le genre de fille à errer seule dans le lycée, comme un fantôme en quête d'une âme à hanter. Ce genre de fille. Mais Carmen avait peur, peur de ce que dirait les gens, peur d'être rejeté par tout le monde s'ils venaient à l'apprendre, peur de la réaction de sa famille, de ses amies, peur de ne plus être invité à ces soirées qu'elle aimait tant, peur de tout perdre, peur de se faire tabasser, peut être même tuer, comme ces trop nombreuses victimes qu'elle voyait aux infos. Alors, elles ont juste décidé de sortir ensemble en cachette, loin des regards indiscrets et du jugement des gens.
Elle arriva donc au 4ème étage, entra dans les toilettes, repéra la 3ème porte et toqua comme elle l'avait toujours fait : trois petits coups distinct. C'était leur code. À peine eut-elle toquer qu'elle sentis une main l'agripper par le col, des lèvres goût cerises se presser contre les siennes et se senti plaquée contre la porte. Elle sourit contre les lèvres de son amoureuse, fermant les yeux alors qu'elle posa les mains sur sa taille, la rapprochant encore un peu plus tout en approfondissant le baiser. Après quelques secondes, Carmen se recula et lui sourit, effaçant les traces de rouge à lèvre rose laissé sur les lèvres de sa compagne
«- Alors, je t'ai manqué ? Carmen lui demanda avec un sourire
- Et toi, comment elles vont tes chevilles ? Rétorqua Charlie d'un air amusé
- Un peu enflés mais ça va, merci. répondit-elle dans un ricanement. Mais ça répond pas à ma question. Je t'ai manqué ou pas ?
- Bien sûr que tu m'a manqué, idiote
- C'est moi que tu traites d'idiote ?
- Ouais, et tu va faire quoi ? M'attaquer avec ton parfum ? Oh, non, ai pitié de moi, pas du spray à 80 balle le flacon sur ma peau de pauvre paysanne !! dit-elle ironiquement, un grand sourire sur le visage
- T'es con. répondis Carmen en laissant échapper un petit rire, lui donnant une petite tape sur l'épaule
- Ouais, mais c'est pour ça que tu m'aime.
Son sourire se changea en un plus tendre alors qu'elle répondit
- Ouais... C'est pour ça que je t'aime»
Carmen laissa ensuite reposer sa tête contre l'épaule de la jeune femme, fermant les yeux et se relaxa complètement. Charlie était la seule personne au monde avec qui elle pouvait se permettre d'être aussi vulnérable. Elle pris une grande inspiration, son parfum réconfortant remplissant ses narines. Après un moment de silence, Charlie parla, la voix lourde
« Carmen...?
Elle savait exactement ce qu'elle allait dire et elle l'évitait à tout pris. Elle l'avait deviné à son ton, et la manière dont elle avait prononcer son nom au lieu de lui donner un surnom adorablement répugnant comme elle le faisait toujours.
-mh...?
Elle prononça, ne bougeant pas. Après quelques seconde, la deuxième jeune femme repris
- Tu dois me laisser partir.
Soudain, elle se remémora tout. Ce sept avril dernier. Le texto qu'elle avait reçu de la part de sa compagne, qui n'était pas venu en cours et qui ne répondait pas aux siens. Ce simple "je suis désolée", sans aucune explication, et elle savait que quelque chose n'allait pas. Elle avait oublié comment, mais elle s'était retrouver à défoncer la porte d Charlie, pour trouvé la jeune femme allongée sur le canapé... Sans vie. Des boîtes de médicaments vides autour d'elle. Elle tenait une lettre dans ses mains maintenant froide, qui autrefois étaient si chaudes, une lettre qui lui était destiné, et qu'elle n'avait jamais trouvé le courage de lire. Depuis, elle devait faire comme si de rien était devant les autres, continuant les soirée, les coups d'un soir et les jeux avec les garçon. Cela ne l'amusant guère à présent. Elle devait cacher sa tristesse, car pourquoi la fille populaire se lamenterait-elle sur la mort d'une fille dont personne ne connaissait le nom ? Depuis, elle avait des visions d'elle, la voyant marcher dans les couloir ou la rencontrant une énième fois dans ces fameuses toilettes, où elles avaient échanger leur dernier baisé, ayant eu l'exacte même discussion, il y a maintenant un mois de cela.
Elle agrippa ses vêtements plus fort, la pressant contre elle encore plus
- Je sais. »
La sonnerie retenti, et, comme tous les matins... Charlie disparu. Elle soupira lourdement et ses bras se refermèrent dû à la pression qu'elle exerçait. Elle pris son sac et sortis des toilettes. Elle vis son apparence fatiguée dans le miroir, son mascara noir qui coulait sur ses joues, emporté par les larmes qu'elle ne sentait même plus.
Elle les essuya et refis son mascara, en profitant pour remettre une couche de rouge à lèvres goût cerise avant de placer son sac à main sur son épaule, sortis des toilette, retrouva son petit ami et lui donnant un grand sourire dont il n'avait jamais réussis à discerné la fausseté. Ils partirent ensemble, main dans la main, vers la salle de monsieur Boyer.
C'était le 7 Mai. Ca faisait un mois.
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You have to let me go. - WLW
Teen FictionCaren est la fille la plus populaire du lycée Charlie est son amante secrète. ~~~~ Caren is the school's most popular girl. Charlie is her secret lover. ---------- Nouvelle lesbienne ~~~~ Lesbian short story
