Dans une maison, une de celles qui sont enfaîte une assemblement d'appartement, à un étage, au dernier étage. Une porte, un corridor et une fenêtre. La fenêtre offre une vue de ville, lac et montagnes.
Premièrement, en ce vieil été froid , tard dans notre été, nous pouvons voir les ombres des branches du vieil arbre enraciné quelques mètres plus bas. C'est un jour de brouillard, ce jour. Les frissons tremblent sur mon corps à la simple vue de l'arbre qui bouge.
Sur ledit arbre. Sur une branche. Qui ne tombe pas encore. Qui joue avec le vent. Un seul... non une centaine de pousses. Jaunes. Craquées. Elles seront bientôt comme des vers. Sur le sol. Ecrasées. Oubliées. Mais on n'y est pas encore. Regardant le lac, elles sont calmement ignorantes de ce qui arrive. Le vent bouge les dénudées et les personnes se pressent, jamais aussi rapide que les voitures qui ne vont nul part. Il y a un silence dans les couleurs que le couché du soleil invisible amène à la vue. Il y a un appel dans l'absence des oiseaux et le réveil lent des lampadaires.
C'est un appel que je ne peux pas ignorer, celui de la nature, d'une marche. Je le reçoit suffisamment rarement pour ignorer l'appel de la nostalgie, du bitume mouillé, des nuages aux formes amusantes et du sentiment des lames vertes. La promesse d'un délicieux thé chaud me détourne de la fenêtre, marchant vers la porte. Inconscient de ce qui m'attend, de ce qui grouille sous la forme des vagues. L'appel de l'imagination est mien pour l'instant.
Des chaussures portées des centaines de fois attachées faiblement sur mes pieds, la première veste que j'ai attrapée et je descend les marches que j'ai empruntées maintes et maintes fois. Mes yeux sont sur mes pieds, mes chevilles aussi excitées que moi, elles pourraient se tordre n'importe quand. Une autre porte ouvre et ferme la maison blanche derrière moi. Je pars. La rue descend. Du gris de partout. Plus d'oiseau, quelques voitures, l'odeur de la nourriture. Au début dégoutante quand je passe à côté d'un composte, puis alléchante quand j'atteins la rue principale. Des restaurants à côté de magasins s'allument sous les drapeaux de ma ville. Je passe des personnes qui achètent à manger, rentent à la maison, la quitte, occupés avec des pensées que je ne peux imaginer, nous n'avons pas la même vie. Peut-être que cette femme, qui était à quelques secondes de renverser un homme qui traversait la rue rapidement, rentre au près d'un fils qui rêve de devenir le prochain super-héros. Peut-être que l'homme est perdu dans des pensées d'amour et de haine tellement profondes qu'il a arrêté de s'inquiété pour sa sécurité. Peut-être. Je ne sais pas. Mes pas sont les mêmes que les siens comme ma destination est le lac. C'est peut-être la sienne aussi. Je m'arrête, regarde autour de moi, traverse, passe dans un petit tunnel et regarde.
En haut, montagnes et la vue colorée que le soleil couchant qui me brule le dos amène au ciel. A ma droite, un château. A ma gauche, un port. Sous mes pieds, le sol. En bas, le fond. A la surface, de petites ondulations. Couché comme s'il était endormi, le lac. La température irrégulière, froide à la source. Sa grandeur vous prend jusqu'à dans un autre pays. Son nom fait débat. Ses plantes et habitants peuvent semblés invasifs. Cependant un poisson qui parle, nageant entre les vertes pulpeuses, vous dira cela:
"Le lac en a inspiré beaucoup. Des vocations il a trouvé et l'eau il fournit. Nous pouvons espérer que quand la glace fonde, il restera." Le poisson s'échappera donc, fuyant des pécheurs ou des serpents. Son regard réfléchit le soleil qui brille sur la surface instable.
Je n'aime pas le poisson. Je n'aime vraiment pas leur goût. Je déteste savoir que de gros nagent au fond du lac. Cependant ils ont une sorte de beauté et d'aisance que j'envie. Je voudrais pouvoir nager rapidement, sans me soucier des algues et des plantes qui dansent sous la surface.
Je voudrais pouvoir décrire la scène avec plus de précision mais hélas : le brouillard à capturer la scène. Le château, aussi proche qu'avant, est maintenant presque plus visible. Les lampadaires sont des phares brillants mais je ne peux pas dire où le chemin se termine et les cailloux alignés au bord du lac commencent. Vous pourriez penser que le chemin est petit mais il est d'une largeur de quelques mètres. 8 ou 10 peut-être. Je ne suis pas bon pour estimer les distances. Au fur et à mesure que ma vision s'amenuise, j'essaie d'entendre quelque chose. Le calme d'un début de soirée. L'arrivée du froid. Les vagues qui s'écrasent. Est-ce qu'une tempête s'approche? C'est vrai qu'il y a du vent.
Une vague n'est pas innocente. Invisible dans un moment de paix, elles s'imposent dans les grandes tempêtes. Frappant avec violence les cailloux sur le côté. Un caneton n'a aucune chance. Elles ont une odeur comme rien d'autre. Nostalgique, triste, tragique mais envoutante et si réconfortant en même temps. La dualité des vagues n'est pas perdue pour ceux qui connaissent le lac. C'est un moment amusant quand apporté par un bateau mais effrayant quand la météo se fait connaitre. Cela fait trembler un petit bateau accroché à un ponton. Elles prennent mes pieds et me rapprochent du lac. Malgré le son, le lac et silencieux. Comme une fin d'été, vingt-et-une heure, la chaleur quittant le sol pour embrasser l'air frai d'un jeune automne. Immobile. Rien ne semble bouger. Mais les vagues sonnes vraies. Quelque chose arrive.
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Balade of The Soul (FR)
Paranormal"C'est un appel que je ne peux pas ignorer, celui de la nature, d'une marche. Je le reçoit suffisamment rarement pour ignorer l'appel de la nostalgie, du bitume mouillé, des nuages aux formes amusantes et du sentiment des lames vertes. La promesse d...
