Prologue

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La main par la fenêtre, cheveux au vent, Elena savoure cette caresse invisible qui effleure son doux visage. Les discussions de ses amis résonnent au loin. Les yeux fermés, elle pense à sa vie future, celle qu'elle imagine avec Audric, elle rêve d'une histoire qui dure toujours, d'avoir une belle maison, des enfants et un chien, un magnifique labrador, un rêve basique, mais un rêve rempli de promesses.

« Où es-tu partie ? Murmure Audric à son oreille.
Dans un merveilleux rêve... dit-elle rêveuse.
Est-ce-que je fais partie de ce rêve ? Dit-il tendrement.
Oh oui, tu es mon rêve éveillé, chaque jours... dit-elle amoureusement.
Audric, la gratifie d'un beau sourire, puis dépose un léger baiser sur ses lèvres.
Prenez une chambre d'hôtel... s'exclame avec amusement Jay.
la jalousie est un vilain défaut Jay... s'exclame Amélia sur un ton légèrement réprobateur.
Moi... jaloux... dit-il en mettant une main sur son cœur avec un air faussement choqué, avant de reprendre... ils sont collés l'un à l'autre à longueur de temps, ils font monter la température dans la voiture, elle va se désintégrer si ça continue... dit-il toujours avec amusement.

Ce qui fait rire tout l'habitacle. La route est encore longue pour arriver à la forêt, la journée est chaude, suffocante, mais l'ambiance reste au rendez-vous. Le Club des 5 est de nouveau réuni pour un week-end de folie. Ils sont unis depuis l'enfance, toujours présents les uns pour les autres, à faire les 400 coups ensemble. Depuis leur entrée dans la vie active, ils se voient très peu, chacun a sa nouvelle vie d'adulte, ce week-end est l'occasion de se retrouver, de se créer de nouveaux souvenirs et de s'amuser comme avant, comme dans leurs jeux d'enfants, cette époque où l'insouciance et l'espièglerie étaient le seul maître mot.

On arrive dans combien de temps ? Questionne Duncan.
1h30 à peu près... répond Jay.
Arrête-toi à la prochaine station, on crève dans ta bagnole... dit-il avec humeur.
Il fait aussi chaud dehors, monsieur le grognon... répond jay avec humour.
Rien à foutre, arrête-toi à la prochaine station... martèle Duncan.
Très bien, tu vas nous faire un caca nerveux comme un gosse de 5 ans sinon... dit jay d'un ton léger.

Le silence retombe dans la voiture, chacun est pris dans ses pensées. Duncan a brisé la bonne ambiance qui régnait, ce qui interroge Amélia. Lui qui est de nature plutôt joviale, il se montre sombre aujourd'hui, ce n'est pas dans ses habitudes. Elle espère que sa bonne humeur reviendra, elle le fixe en essayant de percer son esprit et de découvrir ce qui le torture, il s'en rend compte, elle détourne le regard, elle pense que le week-end va être particulièrement long dans cette ambiance.

Arrivés à la station, tout le monde descend se dégourdir les jambes, prendre des rafraîchissements, sauf Duncan, il s'isole du groupe, son téléphone à l'oreille, « c'est de plus en plus étrange » se dit Amélia perplexe, elle regarde les autres, ils rient, ils discutent, sans prêter attention à Duncan, son regard se pose de nouveau sur lui, elle ne sait pas ce qu'il cache, mais elle compte bien le découvrir.

Sur la route, la musique résonne, les éclats de rire, les discussions, les joints qui tournent, en dehors de Duncan qui est renfrogné, dans sa bulle, le petit groupe se détend, l'arrivée est proche, la forêt se dessine devant eux, ils y campaient souvent lorsqu'ils étaient gosses, c'est un retour aux sources, une reconnexion à la nature, la joie et l'excitation se lisent sur les visages, les yeux brillants d'émotions et de souvenirs défilent dans les regards, le cœur est à la fête, quelques mètres à parcourir et le week-end de folie pourra commencer, c'est ce qu'ils s'imaginent, mais rien n'est moins sûr, dans cette forêt coupée du monde, tout peut arriver...

La maison des ombres Historias para obsesionarse. Descúbrelo ahora