**27 août 2024**
La rentrée approche à grands pas, et je redoute de remettre les pieds dans cette fosse aux lions. Quoique, des lions seraient plus cléments que ces ahuris. Ce n'est pas le lieu qui m'effraie, mais ces charognards, avides de ma carcasse.
Non, ils ne se contenteront sûrement pas de ma mise à mort. J'y ai pensé, mourir pour échapper à la souffrance, avant de me rappeler que ces vautours n'attendent que ça : un drame à déplorer.
« Comment est-ce arrivé ? »
« Nous l'apprécions tant. »
« Elle nous manque terriblement. »
« Comment comprendre un tel geste ? »
Que laisserais-je derrière moi ? Leur victoire, ma défaite, et les larmes de ceux que j'aime.
Ce ne seraient pas ces porcs qui souffriraient de mon absence, mais mes proches, qui n'ont rien fait pour mériter ma colère et ma tristesse.
Si vous saviez ce que je ressens...
De la rage, de la colère, une soif de justice, tant de tristesse.
Du désespoir et de la honte...
Aujourd'hui, je n'ai que ce corps épuisé et ce cœur malade, rongé par une vengeance malsaine.
Mais je ne sais ni la maîtriser, ni l'éteindre. C'est cette impuissance qui me rend folle.
J'ai traversé des drames sans fin, et pourtant ce sont ces êtres insignifiants qui me détruisent.
Ou est-ce autre chose ? Peut-être ne sont-ils qu'un prétexte. Peut-être fallait-il simplement que je m'arrête.
Mes blessures sont si profondes, camouflées mais jamais traitées. Des traumatismes qui, encore aujourd'hui, me poussent à m'interroger :
« Pourquoi continuer ? »
C'est une question cruciale, mais est-ce la bonne ? J'en ai bien d'autres.
1. Pourquoi continuer ?
2. Pourquoi abandonner ?
3. Pourquoi souffrir ?
4. Comment arrêter cette douleur ?
5. Comment guérir ?
La vengeance est un acte vil, empoisonné pour celui qui la nourrit comme pour celui qui la subit. Et celui qui la reçoit, que fait-il ? Il se venge à son tour, et cette roue infernale ne s'arrête que lorsqu'un ou une brave la brise pour en faire un pont.
Un pont bâti avec amour, confiance, force et pardon. Cette humilité, cette grandeur difficile à atteindre, mais accessible. Il suffit d'être guéri. Et j'y aspire.
La meilleure vengeance est peut-être de vivre sans rancœur, sans colère, sans détruire. Cela demande du temps, de la patience, et la volonté de se donner le droit de guérir.
Je ne crois pas que nous soyons faits pour la haine ou la vengeance. Ce sont des murs construits pour masquer la faiblesse. La véritable faiblesse.
Comme n'importe quel animal blessé : un faible se cachera derrière un mur de barbelés et d'acide, érigé par l'agressivité et la peur.
Un fort, en revanche, ne peut qu'être bon, plein d'amour et ouvert, car il ne craint pas d'être blessé.
Alors la vraie question est :
« Que veux-je être ? Un faible qui détruit ou un fort qui guérit ? »
Pour l'instant, mon questionnement s'arrête ici.
YOU ARE READING
La fosse aux lions
RandomAuto questionnement sur la soif de vengeance et l'appel de la guérison.
