Phrόnêsis et le Principe de Précaution

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À mesure que nous évoluons dans le monde en tant qu'agents moraux, en tant qu'individus et en tant que membres de divers groupes, nous reflétons dans notre vie quotidienne des pratiques de vertus morales : nous sommes gentils, courageux, disciplinés et amicaux. Cependant, ces vertus sont-elles suffisantes dans notre monde en constante évolution ? Dans un monde où nous devons considérer les risques que nous prenons, ainsi que leurs conséquences pour nous et pour les autres. Je soutiens que si l'on doit prendre des risques, considérer les résultats, négatifs, neutres ou positifs, de ses actions, alors on est responsable, moralement, intellectuellement, émotionnellement, de ses décisions et de leurs conséquences dans sa vie, quels que soient les nombreux domaines dans lesquels il se trouve. les conséquences sont impliquantes. J'avance l'idée d'une responsabilité relationnelle. Par conséquent, dans un monde où chaque décision est intimement liée aux diverses sphères et relations dans lesquelles nous nous engageons en tant qu'individus et agents moraux, quelle autre vertu pourrions-nous ou devrions-nous être prêts à démontrer ? Il semble que la vertu de phrόnêsis ; de la prudence, également comprise comme la sagesse de l'action, qui est une disposition pratique que l'individu a envers ses choix ; est à considérer avec attention. En effet, la vertu de phrόnêsis est liée à ce que l'on peut considérer comme contingent, à ce qui concerne les affaires humaines (ϕρόυησις), cela peut être autrement défini comme une sagesse pratique. Ce qui signifie que la phrόnêsis est une pratique de sagesse, considérant notre action constituée dans le temps, la phrόnêsis est une vertu que tout agent moral doit avoir et dont on doit démontrer la capacité afin de tenir compte de ses actions dans le présent sans oublier celles accomplies. dans le passé ni les nombreuses conséquences relationnelles possibles qu'elles entraînent. Je pense que l'agent moral doit être prudent, prudent, dans le sens où sa compréhension doit être capable de le conseiller sur les actions et les choix qui s'offrent à lui. L'éthique n'est donc que toujours présente, même si les agents moraux agissent avec une profonde préoccupation pour l'avenir.

Puisque je considère le principe aristotélicien de phrόnêsis , je considère de près l' Éthique à Nicomaque , en particulier le livre VI. Selon le philosophe, la phrόnêsis est une vertu intellectuelle, c'est-à-dire qu'elle participe à l'excellence de l'esprit. Une vertu est une capacité acquise, une compétence, une habitude, une disposition de l'esprit à agir et à ressentir certaines manières. C'est le résultat d'une pratique, d'exercices. Puisque la phrόnêsis est considérée comme une vertu, elle est, par sa propre définition, la meilleure habitude dans son domaine ou type d'activité spécifique. Il faut comprendre que la phrόnêsis est une vertu non théorique, elle intervient, elle prescrit, elle s'occupe de ce qui peut changer ou être amené à l'existence, selon ce qu'on fait ou ne fait pas. Cela concerne des choses que nous faisons nous-mêmes et que nous pouvons contrôler, comme les choses que nous décidons, choisissons, initions, modifions, développons, arrêtons, ou toute autre action dont les variables dépendent absolument de nous et de nos décisions d'évoluer et de changer.

Comprendre que la phrόnêsis est une manière d'utiliser nos capacités intellectuelles, notre lόgos , c'est une manière de raisonner ou d'argumenter sur ce qu'il faut faire. Il s'agit d'un raisonnement de type délibératif, c'est-à-dire qu'il recherche et pèse les arguments, leurs avantages et leurs inconvénients, en considérant les particularités d'une certaine situation dans laquelle nous pourrions nous trouver. En tant que capacité délibérative, la phrόnêsis est intrinsèquement attachée ontologiquement à toute autre vertu, l'amitié, le courage, la justice, etc. Ce qui signifie qu'on ne peut pas être prudent sans être éthiquement bon. Pour agir d'une manière éthiquement bonne, nous devons agir correctement, c'est-à-dire : nous devons faire à la fois ce qui est bien, ce qui est correct et ce qui est bon. Pour être vraiment vertueux, en tant qu'agents moraux, nos actions doivent provenir d'une disposition vertueuse et être faites avec la bonne raison ou la bonne justification, et phrόnêsis est la bonne raison dans une telle affaire. Ainsi, la phrόnêsis est en elle-même une vertu éthique, une vertu de caractère.

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