1635 :
Mon cheval galopait à vive allure, je devais à tout prix partir le plus vite possible de cette endroit, oublié le crime que je venais de commettre, oublié cette partie de ma journée et surtout cette vipère, celle qui m'avait entrainé vers ce chemin glissant, vers celui que je ne devais pas emprunter. En tant que mousquetaire, j'ai des obligations et celle-ci n'était absolument pas nécessaire. Je dois rentrer au plus vite.
Lorsque j'arrive dans ma petite chambre de bonne, je suis accueilli par mes charmants compagnons, Alexandre, Pierre et Olivier, mousquetaires de père en fils et ravi de faire partis des rangs des protecteurs du roi.
- Charles, où étais-tu ? Benjamin te cherchait partout. Après l'annonce du roi, tu es parti tout galopant à travers la forêt et tu rentres à la nuit plus que tombée.
- Alexandre, calme-toi, respire, demander Olivier, il est rentré c'est le principal, par contre, tu as de la chance le bleu, on t'a protégé auprès de François et excuser auprès du roi et de la reine mais si on apprend par je ne sais quels villageois que tu es allé batifoler avec je ne sais quelle femme, tu auras affaires à moi, compris Charles ?
- J'ai compris, ne t'inquiètes pas, je ne suis pas ce genre de garçon, tu le sais bien, déglutis-je. Merci de m'avoir couvert, j'irais m'excuser demain matin auprès du chef et de ses majestés. Maintenant est-ce que je peux savoir ce que vous faites ici ?
- On est venus fêter la nouvelle avec toi chef, répondis Pierre, qui avait déjà un sacré coup dans le nez.
Nous passons donc la soirée à fêter l'annonce de ma promotion, et à parler de la tête du cardinal ainsi que ses hommes lorsque nous avons ramenés la Reine saine et sauve et sans l'ombre du Duc de Buckingham, amant de cette dernière. Je m'endormis bien sans mal, avec l'euphorie de cette journée et de cette soirée mais surtout avec le regret plus que pesant de mon acte.
* 9 mois plus tard *
Je me réveillai de ma nuit plus que reposante, cela n'étant pas arrivée depuis bien des semaines à cause des récents événements de la cour, en effet, Gaston le frère du Roi, à décider de faire un soulèvement avec l'aide des protestants.
Ayant aujourd'hui ma journée de repos, je décide donc de faire une longue balade en forêt avec ma jument, elle me guide d'elle-même jusque dans la forêt, je revois les endroits où lors de mon premier jour, j'ai dû combattre en duels mes trois compagnons et où nous avons dû nous allier pour battre des troupes du cardinal, je passe ensuite devant le monastère -ou du moins ce qu'il en reste- où nous avons aidés la reine, 9 mois plus tôt. Je me retrouve ensuite devant la chaumière, lieu que je veux à tout prix oublié pour ne pas me rappeler la nuit que j'ai passé avec Lucy, une femme maléfique et fatale, espionne à la tour enjôleuse mais surtout une traitresse à souhait.
En rentrant à la tombée de la nuit, je tombe sur François, chef des mousquetaires du roi, et surtout celui qui m'a donné ma chance, l'année dernière lorsque je suis arrivé de Gascogne pour rentrer dans ses rangs, étant un vieil ami de mon père, il a pu me donner ma chance et j'espère ne pas le décevoir.
- Bonsoir François, la journée a-t-elle été mouvementée aujourd'hui ?
- Bonsoir Charles, heureusement non, Gaston et ses fidèles ont dus prendre un jour de repos. D'ailleurs tu as un colis devant la porte.
- Un colis, quel genre ?
- Tu iras demander à Alexandre et Pierre, ils sont déjà sur place.
- Merci Monsieur.
Je me rends donc devant la porte, là où se trouvent Alexandre et Pierre, qui me regarde avec dédain, comme si j'avais fait une énorme bêtise.
- Alors mon cher Charles, je crois que des félicitations sont de rigueur, me dit Alexandre dès que j'arrive à leur niveau.
- Des félicitations ? Pourquoi donc ?
- Pour ça, me répondit Pierre, en se retournant, je remarque qu'il tient un bébé dans les bras. Félicitations, c'est une fille, du nom de Lia apparemment.
- Une fille ? Mais de qui est-elle ?
- De toi idiot, d'ailleurs, il y avait une lettre avec elle, tiens lis là. Moi je m'occupe de cette jeune demoiselle, je l'emmène dans ta chambre.
Au moins, une chose est sûre, Pierre m'a regardé avec dédain, mais il n'abandonnera pas cette Lia qui est apparemment mienne, je décide de lire la lettre même si cela n'augure rien de bon.
Charles,
Je te rends ton dû, voici Lia, ta fille, saches que je ne veux rien avoir à faire avec cette chose qui malheureusement est de moi. Je te prierai de bien vouloir la tenir éloignée de moi et de ne pas lui dire qui est sa mère, parce que je n'ai qu'un souhait, la tuer devant tes yeux pour te détruire, comme tu as détruit ma vie. Je ne te demanderai pas de prendre soin d'elle, fais-en ce que tu veux.
Lucy.
Je savais que cette femme était d'une cruauté sans nom, mais je ne pensais pas qu'elle était capable d'une telle chose. Cependant et malheureusement pour moi, je la crois lorsqu'elle me dit que c'est ma fille, étant donné que je n'ai batifolé qu'avec une seule femme et même si cela n'était pas le cas, je me promets de la protéger et de la chérir comme il se doit. Parole de mousquetaires.
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Lady Lia
FantasyLia est une jeune mousquetaire. Abandonné à la naissance, sa mère va refaire surface. Non pas pour se faire pardonner mais pour se venger ! Si seulement c'était le seul danger qui planait au dessus de sa tête ... Elle doit apprendre l'art des mou...
