I : CHAPTER A

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« Effectivement, la mafia italienne frappe de plus en plus. Elle explose des maisons, vole des banques et des missions d'infiltration ont été détectées dans un gala de bienfaisance. La police conseille à tous de verrouiller votre maison et de renforcer la sécurité. Ne sait-on jamais, vos objets de valeur risquent d'être dérobés. »
Assise dans mon canapé, couverte par un plaid, chips dans une main et télécommande dans l'autre, je skippais les chaînes depuis maintenant 5 minutes. Je trouvai qu'ils en faisaient trop pour une mafia. Sérieux. En plus, je suis dans un appartement. Qui voudrait voler quoique ce soit dans un appart' étudiant ?
En ayant marre de skipper et de manger comme un goré, je pose sur la table le paquet Lays, laisse la 18 et me lève. J'allais aller me balader, rester cloîtrée dans mon appart' en été en attendant mon job, dans 2 semaines, ce n'était pas l'idéal.
J'allai à la douche, m'habilla en short Nike et crop top, me mis du mascara, mes baskets, rangeai mon téléphone, ma gourde et mes clefs dans mon sac à dos, puis sortit. Prendre l'air frais d'un soir d'été italien ne me ferais aucun mal. Je décidai alors de faire un petit footing.
J'aperçus au loin une femme mûre qui promenait son petit Yorkshire. Passant à côté d'elle, je ralentis afin de la saluer avec un grand sourire. La femme me sourit en retour et je l'entendit dire :
- Il y a encore des gens biens dans ce monde...
Sa réflexion me fit sourire. Je me sentais si bien, ma course rythmée par le soleil couchant, l'odeur de la plage et la légère brise me soufflant sur le visage.

Je m'arrêtai sur un banc, dans le parc. Je sortis ma gourde. C'est en rangeant ma gourde que je m'aperçus qu'un homme aux traits tirés, aux cheveux noir de jais et aux yeux identiques me fixait. Je tentai de lui sourire, mais lui restait stoïque. Il me fis frissonner. Je remis alors mon sac sur mon dos, me levai et repris mon footing.

Je pénétrai dans une ruelle dont les maisons cachaient le coucher de soleil. Seuls les lampadaires illuminaient la rue. Je m'arrêtai quelques secondes pour souffler, mais ce fut ces quelques secondes qui furent tout basculer.
Une main se plaqua sur ma bouche, un bandeau noir voila ma vision et un homme me murmura :
- Ne dis rien et tout se passera bien.
Après ça, un pouce appuya sur ma nuque et je tombai raide morte. Enfin, morte, pas tout à fait.

Le soleil matinal illumina mon visage. J'étais allongée dans un lit blanc et dans une chambre en bois clair, comme celle de mes rêves. Je me levai et regardai par la fenêtre. Devant ce que je vis, j'ouvris de grands yeux et plaqua ma main devant ma bouche. J'avais une vue sur la mer. Des surfs et combinaisons étaient accrochés sur le mur en bois clair de la pergola.
- Bonjour, Sephora.
Je sursautai et me retournai.
Je surpris un homme aux traits tirés, aux cheveux et aux yeux d'un noir profond, une serviette blanche vulgairement enroulé autour de sa taille qui descendait jusqu'à ses genoux.
- Excuse-moi de cette tenue indécente, je sors de la douche. J'étais faire du surf. Tu aimes le surf ?
Je ne répondis rien. Cet homme m'avait kidnappé et tout ce qu'il trouvait à dire, c'était "Tu aimes le surf" ?
- OK, tu boudes. Est-ce qu'au moins je peux te faire un house tour ?
Un house tour. Génial.
- Si tu veux.
Il me présenta alors toutes les pièces de sa grande maison, mais, curieusement, je me souvins de tout à la fin de la visite.
- Tu peux me dire comment tu t'appelles ? demandai-je.
- Jõao.
- Jõao ? répétai-je. C'est plus portugais qu'italien.
- Ah oui ? Pourtant je suis né en Italie.
- Quel âge as-tu, Jõao ?
- Et toi, Sephora ?
C'est fou ! Il faisait partie de ces personnes qui avaient pour manie de répondre à des questions par d'autres questions, ce qui menait à un changement de sujet inconscient.
- D'abord, réponds-moi.
Il eut un rictus.
- D'accord, d'accord, ma belle. J'ai 27 ans.
Je manquai de m'étouffer.
- Et pourquoi tu m'as kidnappé ?
- Tu es une perle rare. 19 ans, le profil parfait d'une jeune femme innocente. Très bonne mafieuse. Il faut juste... modifier ton style.
- Alors là, faire partie de votre mafia, plutôt crever ! m'indignai-je. Tu pensais qu'en me kidnappant tu allais obtenir mon accord pour que je travaille avec un organisme malsain qui effraie tous les Italiens ? Alors là, ma bite !
- Wowowow. Calme-toi. Déjà, tu es une femme. Tu ne peux pas dire "ma bite". Et ensuite, nous faisons ça pour la bonne cause. Nous ne sommes pas ceux qui braquent les maisons, seulement ceux qui assassinent et brouillent les plans de personnes louches contre qui on a quelque chose.
- OK, James Bond, ton baratin ne m'intéresse pas. C'est non, point.
- Tu es sûre ?
Jamais je n'aurais du l'affirmer.

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⏰ Última actualización: Jan 02, 2024 ⏰

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