J'ai l'impression d'être une ville dont on ne voit que les gratte-ciel, sans chercher à découvrir les avenues qui bordent les ruelles.
Ils ne font attention qu'aux grandes routes qui traversent les riches quartiers mais passent à côté des jardins où j'ai tant aimé me reposer.
Ils ne s'intéressent qu'aux pavés d'or qui résonnent sous leurs pas oubliant que c'est leurs mégots qu'ils jetaient là autrefois.
J'ai l'impression d'être une ville dont on ne visite que les grands magasins et où on passe sans un regard devant les artisans qui travaillent de leurs mains.
Les passant se contentent de jeter un coup d'œil depuis leurs voitures, mais la capitale sentimentale est bien au delà de ces murs.
Le cœur bat encore mais loin des yeux, il n'est visible que si on s'y attarde un peu.
J'ai l'impression d'être une ville dont on ne veut voir que la lumière et où quand tombe la nuit tout est vide tel un cimetière.
Mais dans les confins de cette ville où le chaos l'emporte, il n'y a pas de différence selon qui t'escorte.
On apprend à découvrir qui nous sommes en nous perdant, et c'est dans ce labyrinthe incompréhensible que l'on se retrouve pourtant.
J'ai l'impression d'être une de ces villes à qui on attribue une note aux caractéristiques douteuses, barème basé sur l'apparence mais dont les paroles sonnent creuses et dénouées de sens.
Qu'on juge en quelques secondes par la largeur de ses trottoirs et où le manque de superflu est un argument rédhibitoire.
J'ai l'impression d'être une ville dont on ne voit que les gratte-ciel, sans chercher à soigner les plaies couvertes de sel.
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Pensées en poésie
PoetryDans les méandres de mes pensées, dans les notes que je couche sur le papier. Des bribes d'idées qui prennent forme peu à peu, des rimes parfois étranges qui rythment la lecture à nos yeux. Un peu d'amour, un coup de peine, quelques pleurs, un je t...
