Chapitre Ier: la disparition

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18 novembre 1997:

Mon réveil sonne 7 heures, l'envie de rester sous la couette est vraiment tentante, mais j'ai faim.
Je sors de ma couette et ouvre mes fenêtres et mes volets, dehors la brume est très présente, on ne voit même plus la cour et le jardin.
L'air est frais et me transperce les poumons, il fait tellement froid.
Je me retourne et vois mon lit en bois avec son matelas moelleux, je n'ai qu'une envie, me jeter dedans et me recouvrir avec la couverture pour éviter un rhume et avoir bien chaud, j'ai mal dormi et l'idée d'aller sois là couette est vraiment intéressante et tentante .
Mais je renonce à cette pensée, mon ventre gargouille.
Je descends les escaliers sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller mon frère et ma soeur de 4 ans. Les marches sont grinçantes, tellement grinçantes que le poids d'une plume pourrait faire grincer plusieurs marches.
Une fois arrivée en bas, je pars à la cuisine pour prendre mes céréales, un bol et une cuillère, je m'installe à table et prends la bouteille de lait sur la table, je mange mes céréales avec une faim de loup.
Mon père arrive dans la salle me dis bonjour, mais sa voix et rauque et triste, mon père n'est pourtant JAMAIS triste.
"Papa tu es sûre que ça va ? je lui demande, un peu inquiète
- Ma... ma chérie... j'ai quelque chose à te dire ... Répondit papa, d'une voix inabituelement calme, hésitante et faiblarde
- Je t'écoute papa.
Mon père prend une grande respiration et commence à pleurer, malgré ses précautions. Si mon père, aussi solide que le roc, pleure, ce n'est pas pour des babioles, je ne l'avais jamais vu pleurer.
- Ambre... Ta maman...elle a disparu. On ne sais pas où elle est. On a contacté la police mais ils ne l'ont pas trouvé. Elle n'a laissé aucune trace. Je suis vraiment désolé ma chérie, je ne sais pas comment ça se fait, je... Je n'en peux plus.
Il éclata en sanglots et me prit dans ses bras. Je sentis ses larmes chaudes ruisseler sur mon pyjama.
Je ne pouvais pas pleurer devant mon père, j'étais une guerrière, je voulais montrer que je savais rester calme, mais l'envie de crier et de pleurer m'envahit.
Je lâcha alors la plus grosse dose de larme - je crois en tout cas - de ma vie, dans le silence.
Nous étions tous les deux, effondrés et déchirés, dans cette cuisine mal éclairé, je ne savais plus quoi faire. Je ne pensais plus qu'à elle, et je ne voulais pas qu'elle soit morte, surtout PAS. En pensant à cela, les membres devenaient lourds et les larmes me montaient.
Que lui était-il arrivé ?
Où était-elle?
Avec qui?
Pourquoi n'était-elle plus là ?
Que faisait-elle ?
Était-elle morte ?
Après cette annonce, mon envie de manger s'est vite dissipé, je ne pensais plus qu'à ça.
J'alla dans ma chambre, ferma les fenêtres et me cacha sous la couette.
Les larmes coulaient tandis que je pensais au pire, mon père a dû être complètement déconcerté lorsqu'il a trouvé la place de ma mère vide dans son lit, qu'elle n'était pas à la maison.
Je m'assoupis de tristesse, décontenancée. Ma maman me manquait déjà énormément.

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