pansy persephone parkinson
J'arrive au café la première, j'adore arriver la première à un rendez-vous parce que ça me donne le pouvoir de choisir la table et aussi, si on joue bien le rôle, la personne peut avoir l'impression de vous avoir fait attendre longtemps et donc, elle se sent mal ou même redevable. Notez ça. Et même si ce n'est pas un rencart mais juste un rendez-vous avec des amis, c'est toujours utile. En plus, c'est vous qu'on cherche, c'est vous qu'on remarque.
Aujourd'hui, je n'ai pas réellement le choix de la table car c'est la seule assez grande pour accueillir tout le groupe qui n'est pas encore prise, mais ça, ils ne le sauront pas. Tandis que je les attends, sur la terrasse du café de la gare, j'observe les moldus vivre autour de moi. Une femme lit un livre sur un banc, un homme mendit de l'argent sur la rue d'en face, un autre tient sa fille sur ses épaules et la mère lui tient la main. La petite fille rit aux éclats et la femme regarde les membres de sa famille avec de l'amour plein les yeux. Une pointe pique mon cœur, si tant est que j'en ai un d'après certains. Avant que je ne puisse me poser plus de questions, Théodore vient s'asseoir sur la chaise à ma droite :
– Pansy Parkinson, quel hasard de te croiser ici.
– Ici, au café où nous avons tous rendez-vous tous les ans ?
– Absolument.
Il me sourit, fier de son humour puis dépose une cigarette entre ses lèvres pour ensuite l'allumer.
– Ça fait longtemps que tu attends ?
Qu'est-ce que j'avais dit.
– J'aurais pu arriver plus tôt mais ç'aurait été trop tôt pour moi,
– Pas trop non, juste assez pour savoir que la femme là-bas trompe son mari, l'informé-je en faisant un signe de tête vers la table près de la fenêtre.
Il me regarde l'air curieux puis je lui explique :
– Quand je suis arrivée, elle embrassait un homme puis il est parti et à peine quelques secondes plus tard, l'homme qui était deux tables plus loin la rejoint et ils se sont embrassés également.
– C'était peut-être une relation libre...
– Parce que tu es un adepte des relations libres ?
– Pas du tout. Si un jour je deviens même adepte des relations, je veux que mon changement d'opinion en vaille le coup.
Sur cette phrase philosophique, un léger silence s'installe mais, malgré que je déteste les silences, celui-ci était agréable alors que Théodore soufflait la fumée de sa cigarette.
Il n'eut pas le temps de s'imposer car Blaise arriva suivit de prêt par Daphné. Ils s'installèrent face à nous.
– Et il en manque toujours un, râle-t-elle à peine arrivée.
– Drago ne serait pas la star qu'il est s'il n'arrivait pas en retard, remarque Théo.
Blaise acquiesce et Daphné continue de se plaindre en regardant la carte :
– Mais moi, j'ai soif. Un jour, il sera tellement en retard qu'il en ratera le train !
– S'il veut atteindre cet objectif, il ne lui reste plus que deux ans, constate Blaise.
– C'est largement suffisant.
– Ça n'arrivera jamais, je suis persuadée qu'il attend assis sur un banc à compter les minutes pour avoir le retard parfait. Celui qui le fera juste désirer, j'ajoute.
– Oui, je l'imagine bien avoir fait tout une étude là-dessus !
Quand j'ai eu terminé de regarder la carte et que je la posa sur la table, une serveuse, à l'affût, arrive pour nous demander nos commandes et Daphné, qui n'attendait que ça commence à parler mais Blaise la coupe :
– Drago n'est pas encore là.
– Mais on sait tous ce qu'il va commander, je soupire.
– C'est vrai, confirme Daphné.
– Un caramel macchiato avec un sucre et un supplément crème, récitons-nous en chœur, Théodore, Daphné et moi.
– Mais s'il change d'avis ?
– On vient ici avant chaque trajet en train depuis la troisième année, l'as-tu vu une seule fois changer d'avis ?
– Et quand il n'y en a plus, il ne prend rien. Plus fidèle, tu meurs.
– Ça dépend pour quoi, lance Théo en souriant.
– Vous voulez que je repasse plus tard ? demande la serveuse
– Non ! Surtout pas ! l'arrête Daphné
– Si il fait une seule remarque, je vous aurai prévenu, nous avertit-il une dernière fois en levant les mains pour capituler.
– Alors, pour moi ça sera un cappuccino glacé, sourit Daphné, heureuse à l'idée d'avoir sa boisson.
– Un non glacé pour moi, ajoute mon voisin.
– Un latté s'il vous plaît.
– Un jus de fruits et un caramel macchiato avec un sucre et un supplément crème.
Quand la serveuse s'éloigne pour rentrer dans le café, le retardataire arrive enfin. Il s'assoit sur la dernière chaise libre après nous avoir salué.
– Ils sont où vos bagages ? nous demande-t-il alors qu'un chariot est installé à côté de lui
– Bah, personnellement, je les ai laissé aux casiers de la gare.
Nous hochons la tête alors que Drago nous regarde en fronçant les sourcils.
– Tu ne te souviens pas ? Ils ont été installés l'année dernière, on peut y déposer nos bagages contre cinq pièces moldues.
– Donc ça fait cinq minutes que je marche avec un vulgaire chariot pour rien ?
– C'est ça, affirme Théo.
Il soupire tout en tapant ses doigts sur la table avant de dire :
– Pour ça, il va me falloir un...
– Caramel macchiato avec un sucre et un supplément crème ? le coupe la serveuse en amenant les boissons
Nous avons tous les yeux rivés sur lui, dans l'attente de savoir si, pour une fois, il aurait changé d'avis. Mais si ça avait été le cas, il aurait regardé la carte donc...
– Pour moi, merci.
Un soupir général s'ensuit accompagné par la fumée de cigarette de Théodore. Ensuite, la femme nous distribue le reste des boissons et nous apporte l'addition. Blaise sort son argent moldu, en réalité c'est une carte de crédit je crois. Avec une mère célèbre dans le monde entier, il se doit de vivre, un pied de chaque côté. Il est tout le contraire de Drago qui, lui, est toujours réticent quand on parle de l'autre monde. Ensuite, quand elle repart, on sort tous nos Gallions et Mornilles pour le rembourser.
– Vous ne savez pas quoi ? lance Daphné
– Raconte ! je réponds
– J'ai croisé Millicent la semaine dernière et, attention, elle s'est décoloré les cheveux !
Je pouffe pendant que Blaise demande avec un visage effaré :
– Elle est vraiment devenue blonde ?
– Oui et c'est horrible.
Quand on a terminé nos boissons, je demande quelle heure est-il.
– Dix heures un quart, me répond Drago en regardant sa montre.
– Ok, Daph, on a trois quarts d'heures pour que je te montre le magasin où j'ai acheté la robe grise que j'ai prise en vacances.
– Oh oui ! Elle est vraiment trop belle !
– Attendez ! Je vais prédire la réplique de Pansy, nous arrête Théo alors que nous nous levions. C'est parce que c'est toi qui la porte !
Était-ce une façon déguisée de me complimenter ou bien suis-je simplement trop prévisible. Je le regarde en levant les yeux au ciel pour quand je passe à côté de lui pour rejoindre Daphné je lance :
– Oui, je sais. Et ne vole plus mes phrases !
J'entraîne mon amie en la tirant par la main, marchant aussi rapidement que je le peux avec mes bottes à plateformes, les garçons nous suivant quelques mètres plus loin. Le magasin n'est pas très loin, seulement une rue au dessus et il nous rapproche même de la gare. Dès que nous passons la porte, en plus d'un bruit de clochette, une odeur florale nous parvient. C'est magnifique.
– J'adore déjà cet endroit, me souffle Daphné en prenant mon bras.
Parfois, j'arrive à vraiment me sentir proche d'elle et d'autres, j'ai envie d'aller chercher une pelle tant elle m'insupporte. Je pense que ça résume assez bien la plupart de mes relations avec les autres. La boutique étant assez petite, quand les garçons rentrent, ça la remplit soudainement. Nous marchons dans les rayons au moment où les cloches de Londres sonnent la demi-heure. Elle et moi nous tournons vers les garçons et Drago soupire l'air de dire que nous devons nous dépêcher. Comment peut-il nous faire des remarques alors qu'il n'est jamais à l'heure ?
Alors que mes quatre articles et moi nous dirigeons vers les cabines où Daphné est déjà, un vêtement vient frapper l'arrière de mon crâne. Quand je me retourne pour le ramasser, j'entends Théodore s'excuser auprès de la gérante et Blaise pouffer.
– Drago voulait l'essayer mais je pense que ça t'irai mieux à toi !
– N'importe quoi. C'est tellement brillant que ça a attiré mon regard c'est tout.
Daph sort de sa cabine avant que je ne puisse entrer dans la mienne, vêtue de son premier vêtement.
– Elle t'irait mieux en bleu.
– J'ai pris les deux couleurs pour essayer.
La première robe que j'essaie n'est pas marquée à la taille, on dirait que je me suis habillée avec un sac. Daphné confirme mes dires quand elle me montre que j'avais raison pour la robe bleue. C'est fou, j'ai toujours raison.
Après avoir payé, nous partons rapidement vers la gare. Il nous reste moins d'un quart d'heure avant que le Poudlard Express ne parte sans nous.
– Tu ne m'as pas montré ce que je t'avais choisi, râle Théo alors que nous récupérons nos bagages.
– Tu verras ce soir à la fête. C'est aux Serdaigles de l'organiser cette année non ?
– J'ai hâte de voir ça. Oui et normalement, on peut faire confiance à Stephen, ça sera donc une fête sympathique.
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l'histoire aux cigarettes - pansy & theodore
Fanfiction« - Je serai toujours un putain de second choix ?! - Non, Théo... - Si ! Mais tu sais Pansy, quand tu changes de marque de cigarettes, il y a un temps d'adaptation c'est évident mais seulement si, bordel, on le veut... - Ta gueule ! » Est-i...
