TW : c'est le premier chapitre qui introduit le personnage etcétéra mais certains sujets sont aborder en surface.
Et ça gueule encore. Comme tous les matins.
« Charline ! Bouge ton cul putain on va être en retard ! »
Yes. Entendre son deadname tous les matins, quelle joie. Notez l'ironie s'il vous plaît. Vous l'aurez sûrement compris, je suis le dénommé Charlie de la quatrième de couverture. Pour la faire courte, je vis chez mon putain de géniteur et sa femme, je m'en prends plein la gueule tous les jours, même s'ils ne s'en rendent pas forcément compte.
Je souffre de dépression depuis deux ans maintenant, et me cacher et une habitude que j'ai pris depuis tout petit. Oui, « petit ». Si vous vous posez la question de « Pourquoi son père l'a appelé Charline et que lui dit Charlie ??? ». De un, c'est pas mon père mais mon géniteur, il n'a plus la place de père depuis quelques années maintenant et de deux, je suis un homme transgenre.
On est le jour de la mort. Lundi. Une courte nuit de sommeil, un réveil brutal, vingt minutes pour manger et me préparer et plus d'une heure de trajet parmi des inconnus que je déteste sans même les connaître mais dont la présence me dérange car je ne suis pas à l'aise en société. Comment me protéger de ces inconnus ? Casque plus musique, masque en tissu noir, mitaines, sweat-shirt a capuche et voilà. Se cacher. Ne pas voir pour ne pas être vu. Bon je comprends pas vraiment ce que ça veut dire mais ça à l'air de correspondre.
« T'es obliger de mettre ces vêtements et de mettre un masque ? Y'a plus le Covid tu sais. »
Juste envie de lui dire de la fermer et que ces vêtements oversize me permettent juste de cacher mon corps de sexe féminin. Corps de merde. Vie de merde. La dépression ne me bouffe pas plus que d'habitude, je me sens toujours aussi vide et à par mes centres d'intérêts, rien ne fait vibrer mon cœur et mon âme. Un corps marqué par la douleur et le vide, masqué du monde extérieur et des miroirs, du regard ds gens et de mon propre regard. Comment et pourquoi je continu de vivre ? Bah j'en sais rien. C'est un mystère. Mais je reste pour l'instant en tout cas. La vie fait mal mais peu être surprenante je pense.
Je monte dans la voiture, à l'avant et c'est parti pour quarante minutes de voiture jusqu'à la gare.
« - T'as quoi comme cours aujourd'hui ?
- Maths, techno, anglais et encore techno.
- C'est cool ça, deux fois techno, t'aime bien si je me trompe pas ?
- Oui. »
Ses tentatives de se rapprocher de moi en faisant semblant de s'intéresser à moi sont vaines. Je reste froid.
« - Charline tu veux bien me parler d'une manière plus convenable ?
- Plus convenable ? Je réponds de manière simple, sans impolitesses, je répons à tes question de la manière la plus simple sans précision car il n'y à pas besoin de plus. Et là tu me demande de parler plus convenablement ? Qu'est-ce que convenablement pour toi du coup ? Tu ne me dis même pas s'il te plaît, c'est impolis.
- Tu recommences, tu parles comme un robot qui me dit toute sa science jeune fille, dit-il en ayant un rictus.
- C'est pas ma faute. Je dis ce que je penses. »
Je mets mon casque et lance ma musique. Je commence à huit heure quinze et il est six heure trente. Pourquoi ? Comme je l'ai dit quarante minutes de voiture, vingt-cinq minutes de train, quinze minutes de bus et le reste à pieds pour être ) huit heure au CFA. Précis donc rassurant. La ponctualité est une de mes qualités je penses, j'en sais rien car on me l'a jamais dit. Sauf ma psy, car à chaque fois je lui reproche d'avoir cinq minutes de retard et elle me dit que je suis calé comme une horloge à coucou. Expression que je ne comprends pas sauf que ça veut dire que je suis ponctuel je pense.
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EIGHTEEN YEARS OF LIES
Teen FictionCharlie, jeune adulte de tout juste 18 ans, vit dans le mensonge depuis sa naissance. Dans un monde où la société est conformiste et discriminatoire, il trouve sa place dans les minorités. Étant dit « différent », il se cherche, veut comprendre et a...
