02 02 21

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Je me souviens. J'ai fait un rêve. Où je prenais ma revanche.

Puis j'en ai fait un autre. Où je ne faisais qu'aimer le monde. C'était N et L et c'était B et moi, au milieu de la foule et il savait, et je savais, et on s'aimait. C'était ensoleillé, chaud, accueillant, comme un petit nid douillet.

Aujourd'hui, j'ai fait un rêve. On s'écrivait sur le corps pour se dire je t'aime. Mes baisers résonnent ici. Les plus doux mots. Mine. Hey. Un œil fermé, larme au coin, dessiné sur la côte en dessous du cœur. Mais surtout des mots griffonnés qu'on aurait chéris et arborés sur notre peau avec fierté.


Carreaux s'égrènent à mesure que les heures passent, soleil de l'extérieur éclaire les ciels brumeux des pensées tristes. C'est doux comme du coton, quelques heures dans le matin qui s'émerveillent. Puis c'est les sons de l'enfance, les sons de la création, de la formation de soi qui s'écoutent au tournant d'une rue ; livreur ou vendeur, les douceurs les plus aimées sont impromptues. C'est un visage accueillant et familier, c'est le temps qui précède la pluie, c'est quelques paroles douces, un prénom murmuré sur le ton de la confidence. Le monde est beau tout d'un coup. Mallarmé, aussi. Puis le rouge au coin de ses yeux, en haut de ses pommettes ; la couleur de l'espoir qui le rend encore plus beau. C'est des paroles lancées sans les penser vraiment, mais elles sont tellement sincères qu'elle redonne envie de fêter la chandeleur.

Elle est incroyable, ma C.

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