Déchu

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Le soleil transperce une lune pleine de vices.
Vis, plantées sur les dunes de mon âme pleine d'artifices,
Une vision horrifique fait naître des rimes dans un esprit qui désarrime.
Sans ce travail d'orfèvre, puis-je continuer à produire ce singulier millésime ?

Rappelle toi quand la pluie filante torpillait
Un cœur meurtri par la fuite lente du temps.
Les étoiles scintillaient. Le vent boréal froissait
Un être qui ne connaîtra jamais ce printemps.

Tout est gris. Tu es aigri face à l'ombre
Qui joue sa douce mélodie dans la pénombre.
La brume couvre un corps qui aveugle l'Espoir.
Une lueur pourpre te pousse dans un trou noir.

Il te reste une dernière chance, l'arme est chargée.
Une balle sur les seize, condamne ton humanité.
L'acier sur la tempe, tu prends un verre à ta santé.

Le feu retentit, tu t'ancres dans l'éternité.

Le son disparaît, ma naissance est muette.
Mais je panse cette plaie avec mes pensées.
Ce pantin réutilise enfin sa luette,
Je vais sublimer ma lyre comme Orphée.

Descendu du ciel en passant par les abysses,
Un étranger qui use de sa cicatrice
Pour survivre dans un monde de préjudices.

Mélodie d'une ombreStories to obsess over. Discover now