Immobile, le regard perdu au loin, j'attends. Le temps, comme une douce mélodie, comme une rivière calme, passe. Inexorablement sans que je ne puisse rien en retenir.
Insaisissable, il file d'entre les doigts. Ce temps dont je suis prisonnier.
Immobile, le regard perdu au loin, j'attends. Qu'une force dont j'ignore l'origine me saisisse et me sorte de ce marasme, de ce trou noir et sans fin. Je me demande où se trouve la lumière.
La rivière a coulé, et coule toujours. Quant à moi, balloté par ses flots, me voici. Ignorant tout de moi, de mon passé, de mon avenir.
Je hausse les épaules. Je suis fatigué d'attendre . Il est temps de partir.
Je lève les yeux, cette fois non pour m'égarer dans le néant de mes pensées, mais pour avancer.
Je ne cours pas. Non, pas encore. Cela viendra. C'est un cri qui me vient du cœur .
Et quoi si tu te perds? Et quoi si ce temps capricieux ne peut être apprivoisé? Est-ce à toi de combattre ces moulins à vents ?
Mon seul désir c'est d'être en paix. Alors, marche, cours, vole,... prends ton temps.
Je le ferai. Prendre mon temps. N'attends pas.
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RandomDans le lointain, je vois le reflet de ton passage... [Quand tu ne sais pas quoi écrire et que pourtant tu le veux]
