Chapitre 1 : Parce que...

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Salut à tous.

J'ai décidé d'explorer le passé de Sissi car on ne l'a connait pas vraiment. On sait juste que c'est une peste qui est folle d'Ulrich. C'est tout. Il n'y a pas beaucoup de personnes qui l'aiment alors qu'elle a un bon fond. C'est pour cela que j'ai imaginé son passé et ce qui a fait qu'elle est devenue ce qu'elle est (je sais pas si c'était claire ce que je viens de dire...).

Donc voici le chapitre 1. Je risque de mettre plus longtemps à écrire ce one-shot car il est juste une sorte de "complément" de ma fanfiction 'Mémoire enfouie'. Donc je le concentre surtout sur mon autre histoire.

Info sur mon histoire:

- Ca se passe dans la même période que le Dessin Animé.

- Tout est du point de vue de Sissi et/ou d'un point de vue externe.

- J'ai mis entre guillemets les flash-backs et les souvenirs.

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« Elizabeth, en pleurs : Papa, Pourquoi maman est partie ? Elle ne nous aime plus ?

Mr Delmas prends la fille dans ses bras.

J-P Delmas : Ce n'est pas ça ma chérie. Ta mère t'aime beaucoup. C'est juste que... C'est compliqué.

Elizabeth : Ah bon ?

J-P Delmas : Quand tu seras plus grande, tu comprendras. »

Je n'y comprenais rien. J'étais petite. Qu'avais-je fais de mal ? Quand ma mère est partie, je pleurais jour et nuit. J'étais inconsolable. Un matin de neige, je pleurais encore et encore. Seule. Dans un coin froid de la cour de récréation. Quand soudain quelqu'un me toucha l'épaule.

« Ulrich, un paquet de bonbons à la main : Salut. Pourquoi tu pleures ? C'est parce que tu te trouves moche ?

Elizabeth replonge sa tête dans ses bras et se met à sangloter.

Ulrich, en panique : Pardon ! J'aurais pas du dire ça. C'est pas vrai. T'es jolie. Ne pleures pas steuplé. Tiens, je te donne un de mes bonbons.

Il lui tend un bonbon. Elizabeth relève la tête, elle prend le bonbon et le mange.

Ulrich : Pourquoi tu pleures ? Tu as bobo quelque part ? Moi quand je pleure c'est souvent quand je tombe ou quand maman me gronde.

Au mot 'maman', Elizabeth recommence à pleurer.

Elizabeth, sa voix est entrecoupée de sanglots : Ma maman est partie.

Ulrich : Ou ça ?

Elizabeth : Je ne sais pas. Je ne sais même pas si elle va revenir.

Ulrich se lève et lui tend sa main pour l'aider à se relever.

Ulrich : Moi quand ma maman part, elle revient toujours.
Donc ta maman va revenir. J'en suis sûr !  »

Ces mots. Ces quelques mots m'ont redonné l'espoir. Ma mère reviendrait et on pourrait enfin vivre heureux, tous ensemble.

9 ans... 9 ans déjà que j'attends son retour... 9 ans que je souffre... En silence... 9 ans que j'étais sans réponses. J'étais trop jeune.

Mais aujourd'hui j'ai compris. J'ai compris pourquoi ma mère était partie. Nous n'étions pas assez bien pour elle. Nous n'avions pas son talent et son charisme. Nous n'étions rien. Que de misérables vermines insignifiantes.

J'étais effondrée en comprenant cela. Puis mes sentiments ont commencés à se mélanger. De la tristesse d'abord. Puis est venu le dégoût. Le dégout pour celle qui m'a mis au monde. Pour celle qui a estimé que je n'étais pas assez bien pour elle. Ensuite, la colère. La colère contre mon père qui n'a pas tenté de changer pour ma mère. Maintenant, je suis déterminée à ne plus être celle que j'étais. Je veux être comme ma mère. Je veux qu'elle me regarde, qu'elle ait de l'attention pour moi. Je ne veux plus être la fille rejetée invisible. Je veux être sa fille.

Alors j'ai changé. Je ne suis plus l'enfant crédule que j'étais. Je ne suis plus l'enfant timide et réservée. Je suis Sissi Delmas, la fille du proviseur. J'ai 13 ans et je suis la plus belle fille de tout le collège et aussi de tous les collèges alentours. J'aime Ulrich Stern depuis la maternelle. Vous allez dire qu'à cet âge-là on ne peut pas aimer. Mais c'est faux. Ulrich a été celui qui a prononcé les mots qui fallait pour me relever. Je ne sais pas si il en avait conscience et si il en a conscience. J'aimerais le lui dire. Lui dire qu'il a été mon sauveur. Mais je ne dois pas montrer que j'ai été faible. Je dois rester forte. Je dois montrer que je n'ai aucune imperfection, que je suis la plus forte et la plus belle. Je dois montrer à ma mère que je suis comme elle. Comme ce qu'elle aurait voulu que je sois.

Au collège je suis la plus populaire. Je suis connue pour être La Fille du Proviseur. J'ai la pleine puissance. J'ai deux gardes du corps : Nicolas et Hervé. Bon ok, ils ont pas vraiment la tête de l'emploi mais on fait ave ce qu'on a.

Bref. Tout le monde me respecte à Kadic... Sauf la bande de Jérémie. Ils ne m'aiment pas. Ils se moquent de moi tout le temps. Ce qui me touche le plus c'est qu'Ulrich en fait partie. Il me repousse. Il m'évite même. Je lui dit que je l'aime, mais il ne me calcule même pas. Ça fait mal. Très mal quand ton premier amour, ton sauveur, celui qui t'a aidé à te relever se moque de toi.

Le pire dans tout cela, ce sont les remarques d'Odd. Il me rabaisse chaque fois qu'il en a l'occasion. J'essaie de montrer que ça ne m'atteint pas. Que je m'en fiche. Mais c'est tout le contraire. Cette humiliation permanente me brise, me détruit et m'enfonce toujours plus.

Aelita s'y met aussi. Elle est nouvelle et elle a l'air hyper sympa. Mais il faut que je lui montre que je suis la cheffe ici. C'est la loi de la jungle ! Le plus fort contre le plus faible ! C'est ce que pensait et pense toujours ma mère.

Yumi. Yumi est ma rivale. Elle cherche à me prendre mon Ulrich et le pire c'est qu'il semble s'intéresser à elle. Cela me rend dingue de les voir tous les deux ensemble.

Jérémie est le seul qui ne me fait rien. Je suis invisible pour lui. Tout ce qui l'intéresse, c'est son PC. Rien de très intéressant.

A part cette bande, je suis la reine ! Je mène tout le monde par le bout du nez ! Même mon père. Mon père est le seul qui connait toute l'histoire. Personne d'autre ne sait qui j'étais et qui je suis intérieurement. Aux autres, je leur montre ce que ma mère voulait que je sois. Mon père est le plus gentil de l'univers. Bien qu'il soit le directeur de mon collège, il ne me punit presque jamais et me cède tous mes caprices. Je pense que c'est parce que lui aussi souffre du départ de maman. Même si ça fait déjà 9 ans. Il espère sans doute me rendre plus heureuse en agissant comme cela.

J'ai pour projet d'aller voir ma mère. J'ai fait des recherches. C'est une styliste très renommée. Elle vit à Marseille. Quand j'aurais 16 ans, j'irais la voir. Je lui montrerais que je ne suis plus la petite fille fragile qu'elle a quitté. J'ai du pouvoir. Je mène tout le monde à la baguette. Et je compte continuer à régner sur les autres durant toute ma vie. Elle va m'accepter, c'est sûr. Sa devise est : écraser les autres pour mieux s'élever dans la société. C'est ce que je fais. Elle verra que j'ai changé, pour elle. Je suis comme elle maintenant.

On ira alors vivre avec elle sur son yacht. Et on vivra heureux. Ensemble pour toujours, sans se quitter.

Code Lyoko - Pourquoi ?Où les histoires vivent. Découvrez maintenant