prologue

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Je m'appelle Victoria et j'ai 17 ans. Je suis de celles qu'on remarque, qu'on adore, qu'on suit. Je vis dans un beau quartier, je m'habille avec des vêtements de marque, je suis fine et j'ai un chat. Si certaines filles me détestent, d'autres m'adorent. Les garçons me sont souvent indifférents puisqu'ils constituent pour moi tout ce pourquoi je me bats. Je déroge à la fille calme qui doit seulement se focaliser sur ses escarpins puisque je suis totalement féministe. J'aime me battre pour les causes qui me sont chères et je me dis que me battre pour ce que je suis : une femme, ce n'est pas totalement absurde. Vous imaginez bien que cela déplait totalement à mes parents de droite et très conservateurs. Mon père est un avocat de renom et ma mère, comment dire ? Elle dépend financièrement de mon père, aime recevoir, redécorer les pièces et s'acheter des pièces de créateur. Mon opinion ne l'intéresse absolument pas puisqu'elle se complait dans son confort de femme au foyer. L'avis de mon père n'est pas plus reluisant puisqu'il ne s'exprime pas. Pour avoir son avis, il faudrait que je le vois et comme vous pouvez l'imaginer c'est rarement le cas. Notre parfait tableau familial se compose de nous trois, tout le monde s'ignore et les choses se passent à merveille. Mon père trompe ma mère avec son associée, ma mère trompe mon père avec son prof de tennis et de Pilate, et moi je suis au milieu des deux. Au départ ils s'aimaient je crois, mais le temps a fait qu'au bout d'un an leur couple était mort. Ca n'aurait été qu'une bulle dorée si ma mère n'était pas tombée enceinte. Vivants dans des familles catholiques croyantes et pratiquantes, mes parents ne pouvaient pas penser à l'avortement et ce sont donc dans ces conditions qu'est arrivé leur enfant non-désiré. Cette erreur, ils me la rappellent dès qu'ils sont fachés contre moi, comme si j'y étais pour quelques chose. Par la suite, ils n'ont pas reproduit la même erreur, il faudrait pour cela qu'ils partagent la même couche. Un enfant de plus ça aurait été une compagnie suffisante pour survivre quand je souffrais de trop, seulement, je n'ai jamais eu cette chance. Pour remplacer ce manque, j'ai hérité d'une meilleure amie, une meilleure amie que j'ai toujours considéré comme ma sœur. J'ai des tas d'amis que j'adore mais elle, elle c'est le plus. Maintenant que je vous ai dépeint ma vie, je peux vous dire comment je suis morte. 

quand on a 17 ansWhere stories live. Discover now