Avant, je ne pensais jamais à la elle.
Elle n'était même pas une petite préoccupation, dans mon esprit elle était tout à fait neutre. Parfois elle m'était agréable et parfois non, mais ça s'arrêtait là. Il n'était jamais question de savoir quel effet elle aurait sur moi.
Puis j'ai grandis.
Ça à commencé par ma famille. Leur regard sur moi avait changé. J'était des plus basiques, dans la moyenne. Je n'y avait jamais réellement pensé. Pourtant, graduellement, leur regard devenait de plus en plus tranchant. Leur langues aussi.
Mon corps n'était plus le mien, il était devenu la propriété de ceux qui le regardent. Comme si j'avais commencer à ne vivre que dans leurs yeux. Comme si j'étais devenu cette tâche au milieu de la vision lorsque l'on regarde une source de lumière un peu trop forte. Celle dont on veut se débarrasser parce qu'elle nous gâche la vue.
C'est comme ça qu'ils m'ont fait me sentir, et c'est comme ça que j'ai commencé à la détester.
Elle n'était plus cette odeur douce, elle n'était plus ce goût sucré, elle n'était plus rien de joli à mes yeux. Plus rien que je ne pourrais désirer à présent.
Je me souviens de la sensation que cela fait de l'attendre. De la sensation quand on l'obtient finalement et qu'on ne voulait qu'elle.
Mais j'ai peur de ne jamais pouvoir le ressentir à nouveau. Des émotions plus forte encore on remplacé ces doux moments de simplicité.
« Elle », c'est la nourriture. Avant elle était plaisir, maintenant elle n'est que contrainte.
J'aurais tant aimé pouvoir m'en passer. Ne plus avoir à me poser de question. Qu'elle n'est jamais été quelque chose de si important pour notre espèce.
Je sais que le véritable problème ne réside pas là.
Le véritable problème se trouve juste derrière le regard de ceux qui observent trop longuement.
Ils ont jugé mon corps quand il était en bonne santé, parce que ce qui se cache derriere leur regard ne cessait de leur chuchoter que c'était trop. Il ne m'ont pas juger moi, ils se sont juger eux-mêmes. Et, voyant que le problème ne m'atteignait pas, ils se sont jurer de me l'enseigner. De me l'inculquer suffisamment pour que je récupère leurs marques.
Je n'avais aucune arme.
Je n'ai pas vu le coup arriver.
Alors je l'ai pris de plein fouet.
A l'âge des cartes Pokémon, des billes et des toupies. L'âge des paillettes, des dinosaures, et des Barbies.
A cet âge là, se qui se cachait dans leur regard est entré dans le mien.
Mais je n'étais pas assez forte. Ils s'y sont mis à plusieurs. Les gens en qui j'avais le plus confiance sont aussi ceux qui m'ont le plus marquées.
Ils n'en ont pas conscience. Je ne leur en veut pas. Ils ont subit la même chose. Ils ne font que répéter le schéma.
Je veux effacer mes traumas.
Les chiffres n'auraient jamais dû avoir une telle importance. Ni dans mes yeux, ni dans les leurs.
Mes chiffres se sont écroulé. Puis ils ont explosé. Puis ils se sont écroulé de nouveau. Laissant des marques indélébiles sur ma peau à chacun de leur passage.
Encore aujourd'hui j'ai du mal à les faire tenir en équilibre. Ils sont volatiles et plaident constamment ô combien ils sont importants.
Ils ne sont pourtant que de vicieux menteurs. Ils n'existent qu'en tant qu'échelle de valeur pour les voix derrière les regards des autres.
D'eux, je ne garde que des marques. Des marques que je chéries à présent. Elles sont mon histoire, elles sont ce qui reste. Elles ne sont pas ce qui varie, elles sont ce qui se rappelle.
Elles me chuchotent gentiment que j'ai été courageuse. Que j'ai tenu la distance et que je peux continuer sans trembler.
