Le soleil se levait tout juste sur la rue. Les yeux ouverts, regardant le plafond, l'homme aux cheveux mi-long et noir lança un soupire démontrant toute la non volonté de commencé sa journée. Il aurait bien fait la grâce matinée... Mais, il ne l'avait jamais fait et son esprit décidait de le réveiller tous les matins dès les cinq heures. Un vrai bonheur. C'est résolu qu'il finit par se lever pour se rendre à la salle de bain. Le visage cireux et le regard vide qu'il croisa dans le petit miroir lui fit grimacer de dégoût. Il savait qu'il pourrait faire un certain effort sur son physique, et ce n'était pas faute d'avoir déjà essayer, mais il savait que c'était tout à recommencer chaque fois qu'il remontait de son laboratoire. Les vapeurs de son chaudron et la pièce qui manquait de lumière n'avantageait aucunement le tout. Il secoua la tête de découragement et prit sa douche. Ce moment qui lui permettait de faire le tri dans son esprit. L'eau chaude coulait sur sa peau, le réchauffant au passage. Les yeux fermés, il avait l'impression que le temps se mettait sur pause. C'était si agréable. Aucun problème, aucun stress, aucune pression. Et puis le temps repartait à la seconde où ses yeux s'ouvraient de nouveau.
Une fois habiller d'un pantalon et d'une chemise à manche longue noire, il se dirigea vers l'entrée de sa petite demeure. Il aimait bien aller prendre une marche à cette heure-ci. C'était calme. Les gens du village dormaient tous encore. Aucun bruit, pratiquement aucunes voitures et surtout, aucun enfant qui cri et hurle pour un rien... À peine était-il d'accord avec ses pensées qu'un bruit des plus désagréables ce fut entendre. Un bruit qu'il n'était pas censé entendre à cet heure-ci ! Les pleures d'un bambin. Peut-être même plus d'un nourrisson. Il fronça les sourcils et fut surpris d'entendre le bruit de façon clair. Il ouvrit la porte doucement et posa ses yeux onyx sur le petit paquet devant sa porte.
Premier réflexe ? On referme la porte. Ce n'était pas possible. C'était clairement une hallucination. Personne saint d'esprit viendrait déposer un enfant devant sa demeure. Ses rideaux étaient toujours fermés, personnes ne le voyait sortir de la journée et il avait réputation d'être un ermite. ET ÇA LUI ALLAIT TRÈS BIEN !! Il ferma les yeux, tentant de faire abstraction des pleures de la petite chose et prit une grande respiration. Il ouvrit de nouveau la porte et déposa pour une deuxième fois ses yeux sur le paquet qui gigotait par terre. Un mot semblait être accrocher à sa couverture. Il referma de nouveau la porte d'un claquement lorsqu'il réalisa que son nom figura sur le papier.
D'accord. On avait bien déposé un enfant devant sa porte de façon volontaire. Il ne savait que faire. Il prit le peu de courage qu'il avait en lui et finit par ouvrir une troisième fois la porte. D'un geste vif, il lança un silencio sur cette chose qui émettait un bruit d'enfer. Il poussa un soupir de soulagement et prit maladroitement l'enfant qui sursauta légèrement à son contact. C'était si petit. L'enfant n'avait que quelques jours... Et encore là, il était généreux. Il plaça le mot entre ses doigts pour ne pas le perdre. Il referma la porte d'un coup de pied et observa son... salon. La petite chose semblait gigoter un peu moins. Selon son faciale, elle pleurait toujours. Comme s'il avait besoin de cela dans sa vie un nourrisson braillard !
Il déposa le paquet sur ce qui lui servait de divan et prit place également. Il garda une main dessus. A force de gigoter, il avait des risques que le paquet tombe et ce n'était plus un enfant braillard qu'il aurait sur les bras mais un cadavre d'un nourrisson. Ce qui n'était pas super comme idée. Fébrile, il lut le mot.
Elle a deux jours. Elle est de toi. Je ne peux prendre le risque d'élever une bâtarde comme elle. Fais-en ce que tu veux, mais ne mentionne jamais que je suis sa mère au risque de subir la colère de ma famille entière. Une seule personne connait la vérité et elle est sous serment. Débrouilles-toi.
P.s. Son nom est Cassiopée
Il lâcha le morceau de papier qui tomba par terre. Il n'osa poser de nouveau son regard sur cette petite chose qui était... sa fille ? Il frissonna. Il savait qu'il devait prendre une décision maintenant avant de reposer ses yeux dessus. Il ne pouvait pas la garder. C'était impossible. Il ne savait pas être père. Il ne savait pas comment élever un enfant. Il n'avait pas les moyens d'élever un enfant. Encore moins avec ce qui se passait présentement dans le monde sorcier. Chaque jour, le seigneur des ténèbres montait en puissance. Chaque jour, il arrivait à mettre à profit ses acquis pour l'aider. Il se savait dans les favoris des mangemorts. Il ne pouvait se retirer pour élever une enfant.
Pensant savoir ce qu'il restait à faire, il tourna son visage vers sa... fille... Son cœur rata un battement lorsqu'il remarqua qu'elle c'était endormie, tenant un de ses doigts entre ses minuscules mains. Il prit le temps de l'observer doucement. Elle était pâle, une peau d'ivoire. Un doux duvet noir corbeau sur le dessus de la tête. Ses traits étaient fins et doux. Comment se petit être pouvait bien être de lui ? Ne vous inquiétez pas, il sait parfaitement comment les enfants se font. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était comment c'était pu arriver ? Il lui préparait lui-même les potions pour éviter ce genre... d'accident ! Elle la prenait de façon régulière après chaque rapport. Il en était certain. Il s'assurait même que ça soit fait devant lui. Pour éviter... ça. Il n'avait qu'une façon d'en être sûr. Se rendre chez les gobelins. Pratiquant une magie différente, ils pourront retracer son arbre biologique et s'assurer de la vérité de sa paternité. Enlevant délicatement sa main, pour ne pas la réveiller et devoir encore endurer ses cris et hurlement, il tenta, toujours aussi maladroitement que plus tôt, de la prendre dans ses bras. Il se dirigea vers sa cheminer et se rendit sur le chemin de traverse dans un temps record.
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Ma princesse
FanfictionEt si Severus avait eu une fille du même âge qu'Harry ? Et s'il se savait prit dans sa vie, mais que celle-ci lui donnait la possibilité de changer? Et si... ? Avec des Si, on obtiendrait une histoire fort différence de celle que nous connaissons.
