Prologue

30 2 2
                                        

Comme chaque jours depuis 14 ans. M.Harryson buvait tranquillement son café en regardant la mer se déchaîner au loin. En allant se coucher la veille, il avait espéré que la pluie s'arrête ou se fasse moins dense, mais elle était tombée tout la nuit. Le sable qui se trouvait près de sa terrasse ressemblait maintenant à de la boue. Les mouettes qui traînaient par là d'habitude étaient toutes parties en laissant quelques plumes derrières elles. Il repensa à sa terrasse qu'il devra nettoyer après la tempête, avec toute ces salopris qui c'était déposer sur le sol encore tout propre hier. Il se retourna en soupirant, la mer était bien trop agitée pour aller faire quoi que ce soit. Il posa son café sur sa table basse. Son regard se posa tristement sur Yoda, son gentil labrador. Le pauvre ne pouvait sortir à cause de la pluie et ne cessait d'aboyer en grattant contre une des baies vitrées du salon. Son cœur fit un bon dans sa poitrine quand un coup de feu retentit. Il resta immobile, les pieds comme cloués au sol. Qui aurait l'idée stupide de tirer près d'une ville ou les principaux habitants sont des petits vieux tous malades du cœur. Un nouveau bruit s'ensuivit mais il ne ressemblait pas à un coup de feu. Il était régulier et proche. M.Harryson alla chercher sa vieille batte de Baseball qui traînait dans son placard et s'avança vers la source du bruit. Il y retrouva Yoda, qui grattait la vitre de plus belle. Ses yeux humides semblaient le supplier d'ouvrir. Il sursauta d'effroi en regardant la vitre. Une silhouette humaine frappait désespérément contre cette dernière. Elle laissait des traces de mains couvertes de sang. Il pouvait entendre les cris de détresse émise par l'inconnu. Une voix coupés par le manque de souffle et les larmes. 

-Qui êtes-vous? Qu'est-ce que vous me voulez! cria-t-il.

-Je vous en supplie! Il veut me tuer! Il veut me tuer! Par pitié...laissez-moi entrer! S'il vous plaît! Je.....je....je m'appelle Athénais Sipeimam! J'ai 24 ans. Il veut ma peau! Par pitié! Je veux pas finir comme...

Un nouveau coup de feu plus puissant l'ininterrompue. Sous le coup de l'adrénaline, il ouvrit rapidement la vitre, attrapa la jeune fille par le col de sa robe et l'entraîna dans sa maison. Aussitôt, il courra fermer les volets et verrouilla les portes. Tout cela fait, il trouva Athénaïs assise sur son canapé avec un torchon entre elle et le meuble.

-C'est gentil d'avoir pensé au canapé...

Elle ne répondit pas, ses yeux alternaient entre les volets et ses mains tachées. La pauvre petite était dans un état plus que déplorable. Son vêtement était déchiré au niveau des genoux surement pour pouvoir courir, et le blanc de sa robe avait viré au bordeaux. Elle avait de nombreuses plains et égratignures plus ou moins profondes sur l'entièreté de son corps.  Elle était si maigre, les traits de son visage étaient comme marqué par des événements qu'elle n'était pas sensé vivre. Ses cheveux roux s'ils l'étaient vraiment, lui coulaient au visage. Ses larmes se déversaient tel une cascade sur ses joues pâles. Le regard du vieil homme croisa celui d'Athénaïs, et pour une raison inconnue il se sentit extrêmement mal à l'aise. Les yeux noisettes de la jeune femme le transperçait comme une lame aiguisée. 

-Merci...c'est gentil de m'avoir ouvert, fit-elle tout doucement.

-Ecoute petite... je ne veux pas te presser et cetera mais bon, de petites explications seraient les bienvenues. Tu peux pas arriver comme une fleur et t'inviter chez les gens comme ça sans raison et venir t'installer.

-C'est compliqué. Mais j'imagine que ne pas être mêlé à cette histoire vous arrangerai. 

-Au moins, dis-moi pourquoi tu dois te cacher ?

Elle se leva et s'approcha dangereusement du vieil homme, elle n'était qu'à quelques centimètres de lui.

-Comme je viens de le dire, c'est compliqué. Serait-il possible d'avoir un café?

-Euh...oui, oui bien sûr.

Il recula doucement et se précipita dans la cuisine. Il alluma la machine à café et, masqué par le bruit, il se rendit rapidement près du téléphone. Il composa le "911" , et la voix d'un agent des forces de l'ordre se fit entendre. Il ne pouvait pas garder une femme couverte de sang chez lui, elle avait déjà laissée assez de traces de sang sur le sol. Il en valait de sa sécurité, il était peut-être un vieux sénile ou encore "un vieux déchet" comme l'appelaient les quelques jeunes qui venaient skater près de chez lui, mais il n'était certainement aveugle et encore moins stupide. S'il l'hébergeait, il pourrait être accusé de maltraitance, voire pire. De plus, cette fille lui faisait peur, avec ses airs de gentille fille pas si gentille que ça. Elle possèdait une apparence frêle mais elle dégageait une aura menaçante et extrêmement dérangeante. La voix du policier le ramena à la réalité.

-Oui allô, pardon. Il y a une jeune fille d'environ 20 ans, qui s'appelle Athénaïs je sais plus trop quoi, qui est venu toquer contre ma vitre en sang et je crois qu'elle...

Je téléphone tomba lourdement au sol, ainsi que M.Harryson. Le policier répétait des "Monsieur" paniqué au téléphone. Une main élégamment gantée prit l'appareil et l'approcha doucement de ses lèvres.

-Je vous prie de bien vouloir ne pas prendre en compte les paroles de mon cher ami, il vient de prendre une dose assez importante de médicaments.

-Mais, monsieur...fit l'agent

-Ne vous inquiétez pas. Tout est sous contrôle

Sur ce, il raccrocha le téléphone. Il se dirigea vers le salon et y retrouva un torchon couvert de sang. L'homme tourna la tête et senti un courant d'air frais. Une des fenêtres étaient ouvertes, et en regardant à travers, il y aperçu une jeune femme au cheveux roux courir à perdre haleine. Il ouvrit les volets et sorti sur la terrasse. La mer s'agitaient, la pluie mouillait son corps et l'orage éclatait. L'homme se mit à rire. Un rire fou et incontrôlable. Il se mit alors à crié:

-ATHENAIS!

Au loin, sa silhouette s'arrêta.

-OU QUE TU AILLES JE TE RETROUVERAI! QUE TU LE VEUILLES OU NON! TU ES MIENNE, ET TOUT CE QUI ES A MOI RESTE PRES DE MOI! TU PEUX TOUJOURS COURIR MAIS J'AURAI TOUJOURS UN COUP D'AVANCE!



Hey! Chapitre un peu court désolé. Abonné(e)s vous! Voter! Ça fait toujours plaisir! 

Merci d'avoir lu :) 

Why us ?Where stories live. Discover now