Chapitre 1

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Il est vingt et une heure passé et il fait déjà nuit noire, un épais brouillard enveloppe la ville de Vorkuta. La température avoisine les moins cinq degré, et on peine à voir plus loin que le bout de son nez. La neige recouvre les toits de la ville, et soupoudre le sol des rues. L'air est humide, glacé ... Je peine à avancer, j'ai dû mal à respirer l'air froid m'enflamme les poumons, pour ne rien facilité, ma progression est ralentie par le vent, soufflant par rafale dans ma direction et s'écrasant avec fracas sur ma carcasse. 

Je n'étais pas quelqu'un de spécial, je n'avais rien accomplit dans ma vie et je n'avais que très peu d'ambition. Je vivais seul en tant que célibataire accomplit, n'avais que très peu d'ami(e), pas vraiment d'argent et je ne sortais que pour me nourrir ou laver mes vêtements...La vie fade et morose d'un jeune de vingt-deux ans d'un mètre quatre-vingt-dix, les cheveux châtain, une barbe qui ne dépassait pas mon menton et une moustache de la même couleur que mes cheveux et les yeux bleus comme l'océan, je n'aimais que ça chez moi d'ailleurs...

Ce soir là le temps était tout sauf clément, je n'avais plus rien à manger et le magasin le plus proche était à un kilomètre de mon appartement. Après quelque emplette, des pastabox, des sandwichs et autre plat préparé car je n'étais pas un adepte de la cuisine, je pris le chemin du retour mon sac plastique à la main avec encore plus de peine qu'à l'aller... En effet le temps s'était dégradé, un froid plus mordant et glacial que jamais qui parvenait à me geler les os, un vent déchaîné qui malgré ma condition physique et ma stature plus ou moins imposante réussissait à me faire tituber. Le brouillard était tellement épais que je ne parvenais qu'à distinguer l'éclairage de ma ville, je suivais aveuglement le chemin qui pour moi était devenu une routine. Mes pieds s'enfonçaient dans la neige qui elle même craquait à chacun de mes pas non sans m'apporter une grande satisfaction! Quand soudain en passant devant une ruelle, l'espace d'un instant, une seconde, le vent m'apportât un funeste cadeau; une odeur. Elle est  significative, reconnaissable entre mille, elle vous prend directement au tripe, une odeur fer, de sang, l'odeur de la mort. 

Je pris cette bouffé d'air infecte tout en continuant de marcher dans ma lancée en suivant ce chemin que je connais si bien, puis m'arrêta quelque mètre plus loin. Mon cœur battait vite et fort, tambourinait ma poitrine comme pour m'alerter du danger, mes jambes tremblaient et nul doute possible que le froid n'y était pour rien là-dedans ,la bouche béante et les yeux écarquillés à l'idée de ce qu'il pouvait bien se trouver dans cette ruelle à quelque pas derrière moi. Mon corp voulait s'enfuir mais mon esprit voulait en avoir le cœur net, curiosité maladive? Ou inconscience totale? Sûrement un peu des deux. Pour convaincre mon corp d'atteindre cette ruelle sans m'écrouler à tout moment, je me persuadais de l'absence de danger dans cette ruelle. Après tout c'était un dépôt de poubelle, un amas de déchet urbain, il y avait de forte probabilité pour que ça ne soit qu'un animal crevé ou de la viande cru dont émanait une odeur de sang! Je bouscula quelque poubelle, je progressais dans la pénombre, l'odeur devenait de plus en plus forte à la limite de l'insupportable, elle était repoussante! Mes sens m'ordonnaient de m'enfuir mais je ne pouvais plus reculer, et là, derrière un conteneur à ordure, une scène d'une rare violence venait de se dérouler ici. 

Du sang ornait les murs par petite giclé, la neige était colorée d'un rouge vif et s'évaporait sous la chaleur de ce dernier encore frais, un corp inerte gisait sur le sol, des trous béant parsemaient son corp qui se vidait totalement de son sang. La terreur m'envahit, je vais vomir, hurler, m'enfuir ou peut-être bien même les trois en même temps! Quand soudain toute la terreur sur mon visage s'effaça, mes sourcils ne se fronçaient plus, ma mâchoire se desserra, et je relâcha mes poings, le temps se figea et plus rien ne m'entourait mon regard avait trouvé de la lumière dans ce capharnaüm. Au milieu de ce chaos il y avait une femme d'à peu près mon âge, plus petite que moi, sa longue chevelure l'enveloppait d'un blanc qui ferait jalouser les nuages avec le bout de sa frange entachée de sang, son corp était magnifique et contrastait en tout point avec l'horreur dans lequel il s'était mélangé, elle avait une blessure, comme une perforation juste au-dessus de ses seins et elle perdait beaucoup de sang. Comme si l'a peur m'avait quitté après avoir aperçu cette déesse je m'approcha d'elle, elle m'envoutait, j'aperçue du sang près de sa bouche mais aucune blessure visible à ce niveau là, serait-ce elle la responsable de tout ce bordel? Je ne pouvais m'y résoudre! En tendant le bras et en approchant ma main de son cou pour vérifier son poux, je pu témoigner de la douceur de sa peau, son cœur ne battait malheureusement plus...

J'étais debout avec cette femme nue dans mes bras, dans une ruelle sombre de ma ville là où personne n'aurait été chercher, et je ne savais plus quoi faire...  Je décide d'enjamber le corp de ce pauvre homme déchiqueté , les larmes coulent sur mes joues, cette femme pas plus que cette homme ne méritais de mourir ici! Je regardais cette fille qui dans mes bras semblait si fragile, puis mon visage se crispa , du front à la bouche d'une façon qui m'était encore inconnu, jamais je n'avais grimacé de la sorte sans hurler au préalable; mais cette fille me regardait ,elle avait les yeux vairons l'un marron et l'autre rouge avec les pupilles plus noir que les ténèbres, le sourire en coin elle me chuchota : "Fuis"



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⏰ Última actualización: Apr 25, 2021 ⏰

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