Autrefois

8 2 0
                                        

Des souvenirs de mondes passés. De ceux qui décrivent et représentent mes couches de peaux. Elles démontrent ces années d'ignorance et de torpeur incessante. Elles fondent au touché de la raison. Dans une pluie de rêveries, la graisse s'étale sur les rires... À ne pas s'en soucier, à marcher tels des automates, ils ne dévient pas de leur trajectoire. Je les vois de mon œil de verre. Je peux rester assis sur cette chaise sans même qu'il ne remarque mes sifflements, mes cris... Mais cela fait une décennie qu'il ne pleut plus comme avant. Les nuages se sont estompés dans un ciel flamboyant. Une écume translucide a pris la place de ce qui devait être, autre fois, de l'eau...


Elle me fait perdre ma raison. Je fonds et ramasse mes couches de peaux anihilées par le temps. Par la raison de ne pas me risquer à ce monde. Cette graisse, je la gratte pour préserver une potable survie. Dans la lourdeur de l'après-midi, ma vie était partie.

La tête colorée d’un être végétal se montrait et commençait à générer un nouvel espoir. La fraîcheur réapparue et avisait de libérer la renaissance. La première moisson qui laisserait place à d’autres organismes… Mais la froideur de mes mains m’empêchait de retirer cette fleur des graviers infestés. Il me fallait les réchauffer. Dès la venue d’un passant, ma voix s’extirpa de ma gorge et un râle aiguë en sortit. Cela faisait quelques semaines que mes cordes vocales étaient inactivent… Le simple fait de les mettre en branle fit sortir l’incompréhension et l’injustice qui somnolaient en moi. Je ne pouvais exprimer autrement ma joie… Je sautais dans tous les sens à crier que la foudre m’avait libérée.

Souvenirs... Stories to obsess over. Discover now