(Sur)vivante

De HaydenHeaven

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Pendant toutes ces années d'enfer, elle était résignée à mourir, mais à présent la vie n'attend plus qu'elle... Mais

PROLOGUE
CHAPITRE 1
CHAPITRE 2
CHAPITRE 3
CHAPITRE 4
CHAPITRE 5
CHAPITRE 6
CHAPITRE 7
CHAPITRE 8
CHAPITRE 9
CHAPITRE 10
CHAPITRE 11
CHAPITRE 12
CHAPITRE 13
CHAPITRE 14
CHAPITRE 15
CHAPITRE 16
CHAPITRE 17
CHAPITRE 18
CHAPITRE 19
CHAPITRE 20
CHAPITRE 21
CHAPITRE 22
CHAPITRE 23
CHAPITRE 24
CHAPITRE 25
CHAPITRE 26
CHAPITRE 27
CHAPITRE 28
CHAPITRE 29
CHAPITRE 30
CHAPITRE 31
CHAPITRE 32
CHAPITRE 33
CHAPITRE 34
CHAPITRE 35
CHAPITRE 36
CHAPITRE 37
CHAPITRE 38
CHAPITRE 39
CHAPITRE 40
CHAPITRE 41
ÉPILOGUE
REMERCIEMENTS ♡
Nouvelle histoire :)

CHAPITRE 42

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De HaydenHeaven

NDA : coucouu ! J'espère que vous vous portez bien, que vos fêtes de Noël se sont bien passées et que le nouvel an a venir (si je ne me trompe pas, c'est demain au moment où je poste ce chap' :)) vous apportera plein de bonnes choses ! Je reviens ici juste pour vous mentionner une petite scène holé holé dans ce chapitre, qui est le dernier avant l'épilogue (sans compter la partie de remerciements bien sûr) :)
Pour ceux qui voudraient passer ce moment, je vous avertis : il se déroule peu après l'ellipse, et dure jusqu'à la fin du chapitre :)) voili voilou, vous êtes prévenus ^^ je vous souhaite une agréable lecture, portez vous bien :3:3

ALINE ADAMS

   Je sens mes jambes flageoler, et la chaise sur laquelle je suis assise – ou plutôt à laquelle je m'agrippe désespérément, clouée sur place – se dérober en en-dessous de moi. Je n'arrive pas à croire que c'est bien mon nom qui vient d'être annoncé, et que je viens de décrocher la première place.

- Aline, c'est ton tour, me souffle Lenny avec un léger coup de coude dans les côtes.

   Instinctivement, je me tourne vers Alexandre. Un grand sourire encourageant aux coins des lèvres, le jeune homme lance un regard en direction de l'estrade pour me faire comprendre que je dois y aller.

   Assez maladroitement, je me redresse brusquement sur mes jambes et me dirige d'un pas mal assuré en direction de la grande estrade. Je gravis les trois marches qui me séparent des jurés en faisant tous les efforts du monde pour ne pas m'évanouir, et chacun d'eux s'approche de moi tour à tour pour me faire la bise. Ils sourient à pleine dents et me félicitent copieusement, ce qui me fait évidemment très plaisir, mais ne manque pas non plus de m'intimider : ils me paraissent tous si grands, si... assurés. Je me sens comme une enfant face à eux, des professionnels de la littérature qui ont – pour la plupart – un palmarès assez impressionnant en tant qu'auteurs ou journalistes. Je n'aurais jamais imaginé me faire autant complimenter un jour, et encore moins par des personnes si prestigieuses.

- Merci, je bredouille en saisissant fébrilement le grand diplôme encadré d'or que le président du jury me tend. Je ne pensais pas du tout gagner, et...

- Allons, ne soyez pas timide mademoiselle... adressez quelques mots à l'assemblée !

   Tout sourire, le président du jury me tend son micro, et m'attrape légèrement par l'épaule pour me conduire sur le devant de l'estrade. Je le saisis si maladroitement que je manque de le faire tomber, et l'approche de mes lèvres d'une main fébrile.

- Je... c'est un grand honneur pour moi d'avoir été désignée en tant que gagnante de ce concours, je commence d'une voix tremblante. J'ai toujours aimé écrire, et ç'a été une échappatoire pour moi pendant de très longues années... et me dire qu'une histoire écrite de ma main a été qualifiée de « remarquable » représente énormément pour moi.

Alors qu'on m'applaudit pour la première fois de ma vie, je me surprends à serrer le micro entre mes doigts avec détermination, et c'est d'une voix décidée que je reprends la parole :

- Mais je ne mérite pas d'être la seule applaudie ce soir.

Je me tourne vers Alexandre, et voir son doux sourire dans la foule me donne la force de prendre un ton plus assuré :

- J'ai reçu une aide précieuse, sans laquelle je n'aurais jamais réussi à terminer ce livre – ni même à l'écrire d'ailleurs. Il m'a inscrite à ce concours que j'ai l'immense honneur de gagner aujourd'hui, m'a guidée et épaulée dans l'écriture de mon histoire, et il est indéniable qu'il en est autant l'auteur que moi-même.

Je m'apprête à désigner mon petit-ami dans la foule, mais le président du jury arrête mon geste, étonné :

- Qui est-ce donc ?

- Alexandre Lewis, qui a écrit à mes côtés au sujet de la maltraitance dans les foyers et les familles d'accueil.

- Jeune homme, veuillez monter sur l'estrade !

   Alex se lève aussitôt, et vient me rejoindre sous une pluie d'applaudissements. Une fois à mes côtés en haut de l'estrade, il me prend dans ses bras et m'embrasse tendrement, ses mains posées sur ma taille. J'y réponds sans me faire prier en enroulant mes bras autour de sa nuque, faisant complètement abstraction du reste : la foule, les jurés et tout le reste... il n'y a rien de plus important à mes yeux que ses lèvres si douces posées sur les miennes.

- Euh... mademoiselle, nous nous apprêtions à vous remettre votre bourse, murmure le président du jury en me tapotant l'épaule, la voix enrouée par la gêne et rouge d'embarras.

- Oui, excusez-moi...

   Je me défais de l'étreinte d'Alexandre avec un petit rire nerveux, et saisis l'énorme chèque que me tendent les autres jurés. Aidée par Alex, je le brandis à bout de bras sous les applaudissement des lycéens dans la foule, plus heureuse que jamais.

*Ellipse*

- Tu as besoin d'aide ? me demande-t-il avec douceur.

- Oui... est-ce que tu peux descendre ma fermeture éclair, s'il-te-plaît ? Je n'arrive pas à atteindre mon dos.

- J'arrive tout de suite.

   Face au miroir de la salle de bains, je porte les deux mains à mon visage pour enlever le léger maquillage réalisé par Ashley, qui a tenu à me « faire belle » avant que l'on parte pour le gymnase tout à l'heure. Armée d'un tube de démaquillant et quelques cotons, c'est avec nostalgie que j'efface les dernières traces de cette soirée mémorable.

- Attends, laisse-moi faire...

   En sentant le souffle chaud d'Alexandre sur ma nuque, je ne prends même pas la peine de répondre ni même de me retourner, fébrile. En sentant ses doigts habiles faire glisser ma fermeture éclair puis s'attarder sur mon dos, je frémis agréablement.

Sesmains se mettent à caresser mon échine, commençant le course en haut de ma nuque, puis passant par ma colonne vertébrale pour finir sur le bas de mon dos, aussi profondément que la fente de ma robe –maintenant ouverte jusqu'en bas – le lui permet.

Alors que ses doigts effleurent l'agrafe de mon soutien-gorge et que ses lèvres se posent sur ma nuque, je fais un effort surhumain pour murmurer :

- Montons...

   Alexandre me prend délicatement par la main et nous gravissons quatre à quatre les marches de l'escalier, comme si nous étions soudain très pressés. Amusée, je me demande à quoi je peux bien ressembler à cet instant précis : dos nu, le soutien-gorge apparent et les pieds en socquettes dans des chaussons en pilou rose.

Une fois dans la chambre d'Alex, je referme aussitôt la porte derrière nous et la verrouille de l'intérieur.

- Et maintenant... murmure-t-il sensuellement à mon oreille en m'attirant contre lui.

   Je réponds à son étreinte sans me faire prier, et c'est avec autant de chasteté que d'impatience que mes lèvres rencontrent les siennes.

   Alors que notre baiser s'intensifie, nous basculons tous les deux sur son lit et je pose les deux mains sur mes hanches pour ôter ma robe. Le tissu glisse le long de mes cuisses pour venir s'échouer sur le sol, tandis que je me penche sur Alex pour l'embrasser à nouveau.

Celui-ci se dépêche d'ôter son débardeur, mais il me retient légèrement par les épaules au moment où je pose la main sur sa ceinture :

- Aline... tu es sûre d'en avoir envie, chérie ?

- Oui, bien sûr... pourquoi ?

- C'est que... c'est parfois difficile de savoir ce que tu penses vraiment, vu que tu es très discrète. En tout cas je n'ai pas envie que tu te forces, et si tu ne veux plus tu n'as qu'un mot à dire. D'accord ?

   J'acquiesce, et nous reprenons là où nous nous sommes arrêtés. Mes mains glissent sur son jean, et cette fois il n'y a rien pour freiner mon geste, ni mon désir qui devient de plus en plus insoutenable : j'ai envie de le sentir près de moi... en moi, et cette idée obsédante s'immisce au plus profond de mon être, révélant une tout autre facette de moi-même dont j'ignorais totalement l'existence jusque-là.

   Une fois dévêtu, Alexandre m'invite à m'allonger à côté de lui, ce que je fais sans hésitation. Le jeune homme se retrouve bientôt torse nu au-dessus de moi, et glisse une main habile derrière mon dos pour atteindre l'agrafe de mon soutien-gorge.

   Tremblante de tout mon corps et consumée par une émotion toute nouvelle, je me presse un peu plus contre son torse sans m'arrêter une seconde de l'embrasser, mes mains fébriles caressant son dos nu.

   Mais au moment où ses mains glissent sur mon unique vêtement, j'attrape ses poignets pour le stopper :

- Je... je ne préfère pas que...

- Bien sûr, c'est normal...

Il sourit et saisit les pans de sa couette polaire, qu'il rabat sur nos deux corps enlacés. J'ôte moi-même mon unique vêtement. Il fait de même, et enfile habilement un préservatif avant de s'adresser à moi à nouveau :

- Sûre ? répète-t-il doucement en se penchant un peu plus vers moi, son souffle chaud tout près de mon oreille. Si tu veux te raviser, c'est le moment, ma chérie... après ça je ne suis pas sûr de réussir à m'arrêter.

- Alors ne t'arrête surtout pas, je réponds dans un souffle, m'agrippant à lui comme si ma vie en dépend.

   Mon approbation finale accordée, il m'enlace tendrement, et l'acte en lui-même débute enfin. Je ne peux m'empêcher de soupirer de plaisir au moment où il s'immisce en moi avec toute la délicatesse du monde, les mains posées sur mes hanches.
   Il semble prêter attention à ce que chaque parcelle de mon corps réagisse à ses caresses, accordant un soin tout particulier à stimuler la plus infime partie de moi.

- Ça va ? il demande doucement.

- Je t'aime, Alex... je murmure faiblement entre deux respirations saccadées, ne parvenant pas à formuler autre chose.

- Moi aussi, Aline... tu n'imagines pas à quel point, dit-il avec les larmes aux yeux.

   Je gémis à nouveau et le serre plus fort encore contre moi, alors que nos corps et nos esprits ne font désormais plus qu'un. À présent, j'en suis sûre : j'aurais à jamais une petite partie de lui à l'intérieur de moi, son âme habitant chaque recoin de mon corps, et inversement. Nous appartenons pleinement l'un à l'autre, et cette seule pensée suffit à me combler de joie.

   Tandis que la pluie se met à battre férocement contre les vitres et que le soleil disparait pour laisser place à l'obscurité précoce de l'hiver, je me laisse complètement lâcher prise, la seule réalité concrète se limitant à ses bras autour de mon corps.

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