Bring me joy II

By CaroLaRousse

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Ils Sont LOMBrES Elle est la lumière More

Chapitre 1 - Attente
Chapitre 2 - Agir
Chapitre 3 - Phase 1 : Déni
Chapitre 4 - Comprendre
Chapitre 5 - Phase 2 : Colère
Chapitre 6 - Phase 3 : Négociation (Si...)
Chapitre 7 - Phase 4 : Tristesse
Chapitre 8 - Phase 5 : Acceptation 1/2
Chapitre 9 - Phase 5 : Acceptation 2/2
Chapitre 10 - Illusion...
Chapitre 11 - Désillusion...
Chapitre 12 - « Elle est partie. »
Chapitre 13 - Le manque.
Chapitre 14 - Le changement.
Chapitre 15 - Vocation.
Chapitre 16 - Elena.
Chapitre 17 - Summertime Sadness.
Chapitre 18 - Everybody knows. (douchebag)
Chapitre 19 - La laisser partir.
Chapitre 20 - Another secret.
Chapitre 22 - Tout là-haut dans le ciel.
Chapitre 24 - Bring me back
Fausse joie
Chapitre 25 - Taking your secret to the grave
Chapitre 26 - Courage
Chapitre 27 - Baiser sur les lèvres
Chapitre 28 - Texas
Chapitre 29 - made in the usa
Chapitre 31 - Breath of life
Chapitre 32 + Epilogue : THIS IS US
Merci!
Nous sommes les One Direction
Besoin de votre aide

Chapitre 23 - L'armée se lève.

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By CaroLaRousse

          Danielle avait attendu ce jour pendant des mois. Aujourd'hui, c'était son moment, sa chance. Pieds-nus sur la scène, elle savourait ces instants. Elle était prête, elle le savait. Elle avait beaucoup trop travaillé pour rater sa prestation ; c'était son moment de gloire. Ses membres se mouvaient au rythme de la musique. Tout s'harmonisait ; ses gestes dans l'espace, sa façon d'exprimer la musique. Elle se concentrait, exécutait chaque geste dans la plus grande douceur. Elle était fière de son parcours, elle avait tellement travaillé et aujourd'hui, elle se retrouvait à auditionner pour la compagnie de ses rêves, afin d'intégrer le spectacle de ses rêves. Elle avait choisi cette chanson pour qu'elle lui porte chance. Elle l'adorait et sa mère aussi. Aujourd'hui le rêve devenait réalité. Elle avait toute ses chances, elle était douée. Jusqu'au bout des doigts, son corps exprimer la musique. C'était le moment ; la musique allait s'accentuer et elle allait devoir exécuter un saut difficile. 3,2,1. Elle avait réussi. Fière, l'adrénaline montait en elle. Son cœur battait plus fort. Elle aimait cette sensation ; avoir le cœur qui bat à toute allure dans sa poitrine, cette sensation de puissance. La jeune danseuse enchaînait les mouvements difficiles, perfectionnant son enchaînement aux yeux du jury. Tourner, encore, encore, sauter, se retourner, le bras par-là, comme ça. L'adrénaline montait encore et encore. Continuer, la tête par-là, onduler son corps, sauter, encore, encore. Son cœur battait plus vite, plus vite encore, ce qui réjouissait Danielle. C'était parfait. C'était son moment. Le bois de la scène sous ses pieds qui tournoyaient toujours plus, avec une technique irréprochable ; elle était à sa place. Elle devait en être à la moitié de l'enchaînement. Sa partie préférée arrivait après cette souplesse en avant. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle était ici, dans ce conservatoire, sur cette scène. Sa tête tournait et tournait. L'ivresse des jours heureux. Marquant la musique, ses bras se figèrent dans l'espace tandis que son corps bougeait en toute facilité. Danielle repartit pour un tour de déboulés. Elle tournait, tournait et l'adrénaline montait encore. Elle se sentait si bien. Doucement, quelques pas de course à travers la scène. Danielle sentait le regard approbateur du jury sur elle, elle sentait le regard des autres danseuses, elle sentait son cœur battre. Les sensations semblaient se quintupler. Son cœur battait si vite. Trop vite. Ca faisait mal. C'était douloureux, à présent. C'était comme un poignard. « Arg ! » Un cri de douleur. Sans pouvoir réfléchir aux conséquences, la danseuse s'arrêta.  Les regards s'interrogeaient, personne ne comprenait. Mais son cœur battait si vite. Ce n'était pas normal. Ca faisait si mal ! Les genoux de Danielle claquèrent sur le parquet de la scène alors qu'elle s'effondrait, abandonnant son corps dans le néant, l'incertitude, la peur. Le noir le plus profond, le silence le plus terrifiant.

C'était son moment, sa chance.    C'était son moment de gloire.

Liam poussa les portes de l'hôpital en courant. Il y avait des fans dehors mais ça ne pouvait pas être vrai, tout ce que l'infirmière lui avait dit au téléphone n'était qu'une sordide blague. Tout ça n'était pas vrai. Il ne voulait pas y croire. Arrivant dans le hall en courant. Il aperçut Harry et Niall. Derrière eux, arrivait Zayn en courant lui aussi. « Non ! Non, pas ça ! » pensait-il. S'ils étaient là, cela signifiait que c'était vrai. Les yeux rougis de Niall, qui adorait Danielle firent disparaitre tous les doutes de Liam. En quelques secondes, la respiration du garçon devint difficile. Tout tournait autour de lui. Son torse se mouvait avec difficulté alors qu'il passait une main dans ses cheveux en regardant partout autour de lui, les larmes aux yeux. Il avait le tournis. L'air devenait irrespirable. Ca ne pouvait être qu'un cauchemar, une blague impardonnable des fans qui détestaient Danielle. Liam tirait sur le col de son t-shirt, tentait de respirait, de se calmer mais il gesticulait encore et encore. Puis son regard se posa sur ses trois amis restaient immobile et impuissant face à la terrible nouvelle. Liam n'avait pas besoin de poser de question, il voyait toutes les réponses dans les yeux de ses amis ; la situation n'était pas bonne.

Alors Liam se laissa tombait sur le sol. En plein milieu du couloir il fondit en larmes, ses doigts agrippant ses cheveux, il articulait des protestations noyées dans ses larmes «  Noooon ! Pas Danielle ! Pas ça ! Nonn ! » Ses amis accoururent tous de suite vers lui. Impossible de le faire se relever. Ils se résignèrent donc à l'épauler, à lui chuchotait que tout irait bien alors qu'ils n'en avaient pas la moindre idée.

Un infirmière approcha et tapota sur l'épaule de Zayn.

-          Voulez-vous que l'on appelle la psychologue du service ? demanda-t-elle.

-          Euh, non. Merci mais non. Ca va aller, tenta-t-il de se convaincre. C'est juste... les fans...

-          Je vais appeler le directeur pour qu'il renforce la sécurité devant l'hôpital. Mais ne vous inquiétez, ça ne peut pas être mieux géré qu'ici. Vous êtes tranquille, sourit-t-elle. Le médecin viendra d'une minute à l'autre pour vous détailler l'état de santé de votre amie.

-          D'accord. Merci, souffla Zayn.

Alice sortit de la voiture avant même qu'elle ne s'arrête et couru vers les portes de l'hôpital. Arrivée à l'accueil, elle demanda où se trouvait Liam Payne, l'infirmière lui rit au nez :

-          Désolée mademoiselle mais c'est une information con-fi-den-tiel-le !

-          Oh oui, mince ! J'aurais dû m'en douter, se dit la jeune blonde. Vous ne pouvez pas juste lui dire qu'Alice est là ? Il sait qui je suis, il me...

-          Bon écoute, ma petite, tu crois vraiment que je vais te croire ? Tu es la trentième fille qui me dit ça en dix minutes alors tu es gentille, tu...

-          Alice ? fit une voix derrière elle.

-          Oh.... Zayn.

-          Vous la connaissez ? demanda l'infirmière.

-          Oui, elle est avec nous, dit le métis en s'approchant.

-          Oh, je suis désolée, dit alors l'infirmière à la blonde.

-          C'est rien, ce n'est pas grave, lui sourit Alice.

La jeune femme suivit alors le métis dans les couloirs de l'hôpital.

-          Ils nous ont mis dans une salle de conférence parce qu'il y a des fans qui se baladent dans l'hôpital alors...

-          Danielle est toujours au bloc opératoire ? demanda-t-elle.

-          Ouais, depuis une heure et il y en a encore pour un moment apparemment.

-          Comment il va ?

-          Comme quelqu'un qui vient d'apprendre de la femme de sa vie est entre la vie et la mort ; mal.

Alice encaissa le coup. Ses yeux se fermèrent quelques millièmes de seconde : la mort. Encore et toujours la mort.

-          Être loin de la femme qu'on aime, ne pas pouvoir être là pour elle, ne pas pouvoir la rassurer, la toucher, l'embrasser, c'est... invivable. Il va avoir besoin de nous.

Les sourcils de la jeune femme se froncèrent. Zayn avait dit ça d'une manière si compatissante, c'était comme si il ressentait la douleur de Liam. Mais Alice ne comprenait pas. Comment Zayn pouvait-il connaître cette souffrance, cette sensation de vide quand on est loin de celle qu'on aime ? Peut-être y avait-il une autre fille. « Pourvu qu'il soit heureux. » pensa la jolie blonde.

Zayn tourna discrètement la tête vers la jeune Alice tandis qu'ils montaient les escaliers. Elle semblait plongée dans ses pensées. Lui, il ne savait même plus quoi penser.   Elle était si belle.

La jeune femme se tourna vers le métis qui la regardait depuis quelques minutes, mais tout de suite, il détourna le regard.

-          Il ne faut pas qu'on nous voit ensemble, dit-il. Dépêche-toi, c'est par là.

Sans un mot mais non sans pensées, Alice suivit Zayn jusqu'à une grande porte. Elle le vit guetter autour de lui puis entrer. Puis, elle vit Liam enfoncé dans son fauteuil, les yeux débordant de larmes. Dès qu'il aperçut Alice, Liam se leva d'un bon et s'approcha d'elle alors qu'elle accourait déjà vers lui. Ils se prirent instinctivement dans leur bras. Liam  resserra son étreinte, jusqu'à ne plus sentir rien d'autre que la chaleur de son corps et le réconfort qu'elle lui apportait déjà.

-          Je suis venue dès que j'ai eu ton message, dit-elle.

-          Ca va aller, hein ? Dis-moi que ça va aller, murmura Liam.

-          Mais bien sûr que ça va aller. Hé, regarde-moi, Liam, regarde-moi. Tu crois vraiment que ça va se terminer comme ça. ? Non, ok ? Tu dois y croire, tu dois avoir confiance. Ne baisse pas les bras, ça va aller.

-          D'accord, souffla-t-il en reniflant.

Alice alla prendre Niall dans ses bras pendant que Liam se rasseyait. L'irlandais tentait de cacher ses larmes pour son ami mais la douleur était trop forte.

-          Mindily n'est pas avec toi ? demanda Harry.

-          Euh, non. Elle va venir dans pas longtemps, c'est juste que... les hôpitaux, ce n'est pas vraiment un bon souvenir pour elle.

-          Oh, dit lui qu'elle n'est pas obligée de venir, souffla Liam. Ce n'est pas grave, je comprends.

-          Même si je lui disais, elle viendrait quand même. Elle voudra être là, quand Danielle se réveillera.

Une promesse. Liam sourit.

-          Pourquoi tu es en pyjama ? demanda-t-il alors.

-          Oh euh...

-          Ouais, pourquoi ? fit Niall.

-          Et puis tu es pied-nu, remarqua Harry.

-          C'est, euh... Ca... ça n'a pas d'importance, répondit-elle.

Il faisait presque nuit à présent. Cela faisait déjà cinq heures que Danielle était au bloc. Harry broyait du noir alors que Niall tentait de se rassurer ; au moins, elle était encore en vie et il y avait des choses à faire pour la guérir. Liam, lui, ne savait plus quoi penser.

Louis de son côté, fumait cigarette sur cigarette. C'était comme ça lorsqu'il était stressé, contrairement à Zayn qui arrivait à se contrôler.

L'aîné du groupe s'était trouvé un coin à l'écart des regards, un coin tranquille.    Ou presque.

-          Salut, fit une voix.

Les yeux rivés sur ses mains, Louis soupira et releva la tête s'apprêtant à dire gentiment à cette fan d'aller voir ailleurs mais lorsque ses yeux se posèrent sur la jeune femme, il fut surpris.

-          Je te connais, toi !

-          Connaître, ce n'est pas le mot que j'aurais utilisé, dit-elle en s'asseyant à côté de lui.

-          Mais si ! Tu es la fille du fast-food, celle à qui j'ai posé des questions d'histoire.

-          Je ne vois pas de quoi tu parles...

-          Je sais que c'est toi, sourit-il.

-          Donc, tu me reconnais ?

-          Ouais ! s'exclama-t-il.

-          J'y crois pas, souffla-t-elle. En d'autres circonstances, j'aurais beaucoup rit et je me serais vraiment beaucoup moqué de toi !

Louis fronça les sourcils, il ne comprenait pas.

-          On s'est vu quatre fois et tu me reconnais, maintenant !

-          Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ?

-          Je suis Elena ! On s'est vu au fast-food, au Midnight in light, on s'est croisé une fois en ville et maintenant...

-          Non, sérieux ?

-          Ouais !

-          Wouah... Et je ne t'ai pas reconnu toutes ces fois ?

-          Bah... apparemment non !

-          Eh bien ! Tu dois avoir une autre personnalité qui ne ressemble pas du tout à la Elena qu'on m'a décrite, c'est la seule excuse que je me trouve, plaisanta Louis.

La jeune femme se mit à rire.

-          Mais bon... tant mieux si tu es la fameuse Elena, souffla-t-il avant de recracher un nuage de fumée.

-          Pourquoi ?

-          Si Alice te fait confiance, je te fais confiance, dit Louis en écrasant sa cigarette sur le sol. C'est plus rapide que d'avoir à te tester, continua-t-il en le regardant droit dans les yeux.

-          Tu peux me faire confiance, acquiesça Elena. En fait, je suis venue pour te remercier. J'aurais pu le faire avant mais tu ne me reconnaissais pas alors...

-          Me remercier de quoi ?

-          Le vélo. Je suis retournée au fast-food le lendemain, j'y travaillais souvent la nuit, avant d'emménager chez Alice. Maggie, la serveuse, elle m'a raconté ce que tu as fait.

-          Qu'est-ce qu'elle t'a dit exactement ? demanda Louis en ressortant une cigarette de son paquet.

-          Elle m'a dit que tu lui avais demandé combien coutait le vélo qu'elle voulait acheter à son fils et que lorsqu'elle t'avait répondu 350 dollars, tu avais sorti ton portefeuille et que tu lui avais donné 400 dollars en lui souhaitant une bonne nuit.

-          Elle ne t'a pas dit que je lui avais demandé de ne pas te le dire si tu revenais?

-          C'était un bon investissement.

-          Ouais bah l'argent ne résout pas tout, lâcha-t-il. On n'achète pas la santé.

Elena voyait que Louis n'arrivait pas à allumer sa cigarette, ses mains tremblaient, il était totalement dépassé.

-          Laisse-moi faire, dit la brune en lui prenant la cigarette et son briquet.

-          Je suis pas... je ne suis pas habitué à ce genre de situation. Moi, j'aime rire, faire la fête et m'amuser, là c'est... pffff, soupira-t-il en reprenant sa cigarette allumée. Merci. Tu fumes, toi ?

-          Non, répondit Elena, plus maintenant.

-          Je ne fume que quand j'ai besoin de me détendre, quand je suis à cran, continua-t-il. C'est plutôt rare d'habitude. Mais là, avec tout ce que je viens de fumer en même pas trois heures, mes poumons vont bientôt être dans le même état que Zayn.

-          Comment est-ce qu'elle va ? tenta Elena.

-          Je ne sais pas. C'est ça le pire. Une infirmière vient nous voir toutes les heures mais je ne comprends rien à ce qu'elle dit, avec leur charabia de médecins et les pleurs de Liam. Ca me dépasse, je ne supporte pas de ne pas savoir.

-          Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

-          Euh... Danielle avait une audition aujourd'hui et pendant qu'elle dansait, son cœur s'est emballé et il s'est arrêté. Ils ont dû l'opérer à cause d'un caillot mais ils ont parlé de ventricules et de vaisseaux, de danger et... Ils nous disent pas ce qui va arriver après, ils nous disent rien et... et ça me stresse, dit-il en portant le cylindre à sa bouche.

-          Son cœur s'est emballé puis il s'est arrêté, c'est ça ?

-          Ouais, ça j'en suis sûr, souffla-t-il.

-          D'accord, souffla-t-elle à son tour. Alors, c'est ce qu'on appelle une arythmie du cœur. En gros, c'est un trouble du rythme cardiaque, ça arrive surtout aux personnes âgées. Danielle, elle, elle est jeune donc... c'est plus dangereux. C'est beaucoup plus dangereux, avoua Elena. On peut prévenir les accidents normalement mais Danielle était en plein effort alors son cœur n'a pas supporté et il a fini par s'arrêter. En attendant, le sang a continué de circuler ce qui a provoqué un caillot dans les artères. Le caillot multiplie les risques de décès parce que même si on la réanimait et que le cœur repartait, les artères serait toujours bouchées et ça, ça aurait entrainé sa mort immédiate. C'est pour ça qu'ils ont dû l'opérer en urgence. La procédure est difficile mais, l'hôpital de New-York a une bonne réputation, ça devrait bien se passer. C'est normal que ça prennent du temps. Une intervention de ce genre  prend au moins six heures parfois huit, ça dépend. Il faut rester confiant parce que...

-          Parce que ?

-          Parce que la suite sera sûrement pire. Il faut te préparer. Une opération du cœur, c'est très lourd surtout une de ce type. Elle va... énormément souffrir alors elle sera sans cesse sous antidouleur. Elle sera réveillée mais elle ne sera pas elle-même. Il faudra que tu sois là pour Liam, c'est pour ça que je dis que ce sera pire. C'est ton meilleur ami et voir Danielle comme ça lui fera énormément de mal. C'est impressionnant. Ça l'est vraiment, insista-t-elle. Mais elle s'en sortira, j'en suis sûre. Surtout, il ne faudra jamais que tu quittes ses proches, elle aura besoin d'eux, et ils auront besoin de toi. Est-ce que ses parents vont pouvoir venir ?

-          Oui, euh, Liam leur a déjà acheté des billets d'avion, ils doivent être en route. Co... comment tu sais tout ça ? demanda Louis, intrigué.

Elena se leva et sourit à Louis.

-          Tu devrais arrêter de fumer, dit-elle en lui prenant doucement la cigarette des mains. Te faire du mal ne la ferras pas aller mieux. J'ai déjà essayé, c'est de l'arnaque, ça fonctionne pas, grimaça-t-elle avant de s'en allait aussi discrètement qu'elle était apparue.

En à peine quelques instants, Elena avait disparue dans l'épaisseur de la nuit, exactement comme elle l'avait fait le soir de leur rencontre au fast-food. Regagnant sa voiture, alors qu'un nombre impressionnant de fans stagnait devant les portes de l'hôpital, Elena n'avait qu'une seule image en tête : celle de son petit frère branché à des dizaines de machine, tout ça par sa faute.

Les heures n'en finissaient pas de défiler sous les yeux des amis de Danielle. La jeune femme était sortie du bloc depuis déjà une heure mais Louis aurait préféré qu'elle y reste. Elena l'avait prévenu : voir Danielle dans cet état était serait impressionnant.

Mais au- delà des préventions dont lui avait fait part la jeune femme et dont il n'avait pas parlé à ses amis, lorsque le chirurgien était venu les voir dans la salle de conférence pour leur dire que l'opération s'était bien terminée, il avait annoncé la mauvaise nouvelle ; il y avait eu des complications au cours de l'opération. Malheureusement, mettre Danielle sous morphine n'aurait pas été suffisant, elle aurait trop souffert. Le médecin avait donc décidé de plonger la danseuse dans un coma artificiel. La procédure en elle-même n'était pas étonnante mais elle était impressionnante. Fermez les yeux deux minutes et dîtes-vous que la personne que vous aimez le plus au monde est dans le coma. Le coma. Artificiel ou non, le fait que Danielle soit dans le coma est la seule chose que ses amis aient retenu puisque pour une raison ignorée de tous, le cerveau humain ne retient que ce qui blesse le plus.

Alice sortit de la salle de conférence après avoir apporté une barre chocolatée à Niall. D'ici, elle pouvait apercevoir, juste en face, la chambre de Danielle. La jeune femme s'approcha et regarda par la partie vitrée de la porte ; Liam était toujours au chevet de son amour. Il ne l'avait pas quitté, pas une seule fois. Le pauvre Liam était totalement bousculé par les évènements, Danielle était en bonne santé, elle était sportive, jamais il n'aurait imaginé qu'un accident de la sorte lui arrive. Alice avait été la seule capable d'écouter les dires du médecin, elle avait même été parlé avec une infirmière qui s'occupait du service pendant la nuit. Son coma était vu comme une bonne chose, cela permettrait un rétablissement complet et assurer à 80% que Danielle pourrait redanser un jour.  Le chirurgien avait préconisé que l'on sorte la danseuse du coma le lendemain au court de l'après-midi. Finalement, tout semblait s'arranger. Tout pouvait aller merveilleusement bien, comme tout pouvait tourner au rouge en une seconde. Les risques restaient toutefois très élevés ; tout irait bien, uniquement si Danielle passait la nuit. Voilà une pensée qui terrifiait tout le monde. Notamment Liam. Il ne pouvait pas croire que sa Danielle soit si faible. Seule deux personnes pouvaient être présentes dans la chambre d'hôpital et Louis n'avait pas quitté Liam. Il l'avait épaulé, l'avait soutenu à chaque fois qu'une idée noire traversait l'esprit de son meilleur ami et qu'il se mettait à nouveau à pleurer, Louis était là. Il ne le lâchait pas. Il faisait preuve d'une telle maturité face à la situation.  

Secrètement, l'aîné remerciait le ciel de lui avoir fait rencontrer Elena.

Alice se retourna et aperçut Harry au bout du couloir. Elle savait qu'il avait peur. Ils étaient tous terriblement terrifiés à l'idée que Danielle ne passe pas la nuit, que tout à coup, encore une fois, son cœur s'arrête de battre.

-          Ça va ? demanda-t-elle tendrement une fois à ses côtés.

Le bouclé se contenta d'hausser les épaules.

-          Coma en espagnol, ça veut dire virgule. C'est marrant, tu ne trouves pas ? Ca marque une pause en plein milieu d'une phrase, hop, d'un coup tout s'arrête et tu ne sais pas quand est-ce que ça va reprendre. La logique veut que ça reprenne obligatoirement mais avec le coma, le vrai, c'est pas si simple.

Alice resta silencieuse. Harry fixait ses pieds. Il semblait perdu dans ses pensées, il pensait trop. Bien trop.

-          Je me demande si un jour ça s'arrêtera, reprit-t-il en reniflant.

-          De quoi tu parles ?

-          De tout ça. De toutes ces emmerdes... On n'a que ça en ce moment. Et à chaque fois que ça va mieux, paf, il nous retombe un truc dessus. Danielle a failli mourir, Alice. Non mais jusqu'où ça va aller ?

-          Elle s'en est sorti, ça va aller, lui chuchota Alice.

-          Comment tu peux en être si sûr ? s'emporta-t-il les larmes aux yeux. Je veux dire, ta meilleure amie s'est faîte violer, tes parents sont morts ! Comment tu peux continuer de penser que ça va s'arranger ?!

La gorge d'Alice se serra. Elle n'en voulait pas à Harry, il était simplement complètement perdu face au désastre qui frappait encore tout près de lui. Mais ses mots blessaient Alice. Il la mettait face à une réalité accablante, la faisant revivre chaque instant du malheur.

-          Je suis désolé, murmura Harry en baissant les yeux. Je n'aurais pas dû dire ça.

-          Mes... - Alice se pinça les lèvres, jusqu'à se mordre l'intérieur de la bouche – mes parents sont morts pour que je vive, articula-t-elle. Alors je ne vais pas perdre espoir, tu m'entends ? Jamais. Je continuerai de penser que ça va s'arranger et que tout finira bien.

-          Je suis désolé, souffla-t-il.

-          C'est rien, ce n'est pas grave, répondit la blonde en le prenant dans ses bras.

Quelques minutes passèrent, où Harry et Alice restèrent postés devant un vieux cadre miteux qui tentait de faire passer un hôpital pour un lieu chaleureux.

Puis, le bouclé se livra encore à une confidence que seule sa meilleure amie, Alice pouvait entendre:

-          Mindi est distante avec moi, dit-il.

-          Elle a peur, répondit simplement Alice.

-          Je sais, enfin je comprends mais... on dirait qu'elle ne veut pas que je l'aide.

-          Tu te trompes.

-          Tu crois ? La dernière fois qu'on était dans un hôpital tous les deux, c'est quand elle a tenté de se suicider. Je me souviens, elle ne m'appréciait pas beaucoup à ce moment-là, continua-t-il en souriant, elle pensait encore que je voulais me faire de la pub dans son dos et puis, elle avait fini par me faire confiance et je l'avais kidnappé en la portant dans mes bras pour l'emmené jusqu'à l'hôtel.

-          Elle me parle souvent de ce moment, sourit-elle.

-          C'est vrai ?! s'exclama le bouclé.

-          Oui... Minidly veut vivre, tu sais. Le suicide est loin derrière, elle. C'était un accident mais à présent, elle n'y pense plus. C'est le moment, Harry. Il faut que tu lui dises ce que tu m'as dit il y a quelques jours. C'est le moment.

-          Elle... elle n'est pas prête, bafouilla-t-il.

-          Oh, non ! Elle est loin de l'être avec les sept milliards de personnes qui existent sur cette Terre. Mais elle l'est pour une seule.

Harry écoutait attentivement ce que lui disait Alice.

-          Harry, elle croit qu'elle te perd et tu as peur à chaque seconde de la perdre. Elle est prête pour toi. Elle ne veut que ça. Uniquement avec toi.

-          Mais... Ce n'est pas si simple Alice, je suis amoureux d'elle, soupira-t-il. Si je lui dis, qu'est-ce qu'il se passera ?

-          Au pire des cas, vous vous aimerez, sourit la jeune femme.

Harry lui sourit. C'est vrai, qu'est-ce qu'il pouvait bien leur arriver de pire ? Tous les deux, ils avaient déjà été au plus bas, rien ne pouvait leur arriver.

-          Je vais aller la voir, lui dit-il. Et je lui parlerais dans la semaine. Est-ce que tu sais si ça va, Louis ? Il a passé pas mal de temps avec Liam et... enfin il n'est pas habitué. Je connais Louis par cœur et il est plutôt du genre à fuir les situations comme ça...

-          Je vais aller voir, lui sourit Alice.

Tandis que sa meilleure amie se dirigeait vers la chambre d'hôpital de Danielle, Harry regagna la salle de conférence qu'il avait à leur disposition. Des infirmières leur avaient installé des lits d'appoint mais l'irlandais somnolait sur sa chaise. Alors qu'Harry entrait dans la pièce, Zayn en sortait. Le bouclé ne tarda pas à apercevoir la jeune Mindily COOKS endormie sur l'un des lits. Harry jeta un coup d'œil derrière lui, l'irlandais se renfoncé dans son siège, les yeux clos pour un bon moment. Alors Harry attrapa une des couvertures que l'infirmière avait déposées en pile sur la table et s'avança de la jeune femme. Le bouclé enjamba le lit et déposa la couverture sur le corps frêle de Mindily. Il avait bien vu l'expression sur son visage, ses traits tirés, ses poings serrés et ses membres contractés à l'idée d'être ici, dans un hôpital, au milieu de l'horreur, encore une fois. Prenant soin d'elle comme il le faisait déjà depuis des mois, Harry s'allongea délicatement aux cotés de la jeune femme, veillant à ne pas la réveillé. Elle avait traversé tellement de choses, Harry était fier d'elle. Tellement fier déjà de tout le chemin qu'elle avait parcouru.     S'il savait jusqu'où elle irait.

Extenué par cette journée, Harry s'abandonna à un sommeil léger tout en jouant du bout des doigts avec les cheveux bruns de sa belle qui recouvraient un partie du petit lit d'appoint où ils tenaient à deux, leur corps se touchant presque, sans qu'elle ne le sache.

1H00. Alice remonta les escaliers, une boisson gazeuse à la main. Elle avait été la cherché à la cafeteria de l'hôpital pour Louis. Cela faisait des heures et des heures qu'elle s'employait à rendre la vie plus facile à ses amis, qu'elle les soutenait, leur apportait ce qu'ils voulaient pour qu'ils n'aient pas à se déplacer. La jeune femme faisait tout ça pour eux mais aussi pour s'occuper. Il fallait qu'elle s'occupe pour ne pas trop penser. Alice avait toujours détesté les hôpitaux. Plus que Mindily. Plus que quiconque.

Après avoir été retrouvée sous les gravats des tours jumelles effondrées, la petite Alice avait passé des semaines à l'hôpital. Elle avait passé des tonnes d'exams, on lui avait posé des tas de questions, sans que personne ne sache répondre à la sienne :

« Où sont mes parents ? »

Traversant les couloirs sinistres de l'hôpital, Alice faisait tout pour s'empêcher de penser à ces moments. Et elle faisait tout pour que les garçons et Mindily ne voient pas son mal-être.

La blonde ouvrit doucement la porte de la salle et s'approcha du lit de Louis. Il s'était endormi. Juste avant qu'il parte, son aîné lui avait murmuré qu'il ne dormirait pas, qu'il resterait éveillé avec elle, voyant qu'Alice serait incapable de s'endormir dans un lieu aussi sordide. Mais il avait fini par se perdre dans les bras de Morphée. Alice sourit devant son visage endormi, il avait fait tant d'efforts aujourd'hui.

Alors la jeune femme déposa le gobelet au pied de son lit et attrapa une des couvertures qu'elle déposa sur son meilleur ami pour le réchauffer. Comme une bonne maman qui veille sur ses petits amours, Alice fit le tour de la pièce. Après Louis, elle retira tendrement son téléphone des mains de Niall qui dormait profondément et le déposa sur la table. Ensuite, Alice contourna le lit où Harry et Mindily était endormit afin de regagner la porte. La vision de ces deux-là si proche l'un de l'autre sans vraiment le savoir fit sourire la jeune femme. Puis, alors qu'elle s'apprêtait à sortir de la salle de conférence, Alice passa auprès de Zayn. Doucement, ses pieds-nus s'arrêtent sur le sol froid, juste devant son lit. Elle pencha la tête de côté pour mieux le voir dormir et ne put s'empêcher de sourire encore. Puis le regard d'Alice s'attarda sur l'avant-bras tatoué du métis.   LITTLE A     Ce tatouage. Qu'est-ce qu'il pouvait bien signifier ? Alice ne comprenait plus rien. La jeune femme secoua la tête pour chasser ses pensées et s'accroupit. Doucement, veillant à ne surtout pas le réveiller, Alice attrapa le bout de la couverture qui était tombé sur les genoux de Zayn pour le recouvrir jusqu'à ses épaules. Alice se releva et s'apprêta à empoigné la poignée de la porte lorsqu'une main se saisit de la sienne.   Zayn.   Le regard d'Alice glissa vers leurs deux mains jointes. Le temps se figea encore une fois, comme à chaque fois lorsqu'ils étaient ensemble. Zayn s'était emparé de la douce main d'Alice, il la tourna entre ses doigts, la serra, la caressa, s'attarda sur ses longs doigts de pianiste. Puis tout à coup, il se retourna. Il se retourna sur son lit, se positionnant dos à Alice, comme si il ne s'était rien passé. Encore une fois, la jeune femme ne comprenait pas. Le comportement du métis était si contradictoire. Etait-il en train de jouer avec elle ? Une chose était sûre, Alice ne supporterait plus ça très longtemps.

Lorsqu'elle referma la porte derrière elle, la jeune Alice laissa Zayn seul avec ses remords. Sa main se contractait et s'étirait puis se serrait en un poing violent qui le brûlait. Pour quelques secondes à la toucher, il avait vendu des heures de tortures à ses démons. Un compromis qui en valait pourtant la peine tant il l'aimait.

Alice entra dans la chambre de Danielle sans un bruit.

-          Tu ne dors pas ? dit-elle en apercevant Liam assis dans un fauteuil tout près du lit d'hôpital, son téléphone à la main.

-          Non, j'ai trop peur de fermer les yeux et que quelque chose m'échappe, que quelque chose tourne mal.

La jeune blonde se positionna derrière lui et le pris dans ses bras en déposa sa tête sur son épaule.

-          Ça va aller, Dani est une battante, lui chuchota Alice.

-          Tu as raison, lui souffla-t-il.

Quelques secondes passèrent jusqu'à ce qu'Alice pose le regard sur une machine qui n'arrêtaient pas de biper.

-          C'est énervant, hein ? dit Liam. J'écoute ce truc depuis des heures !

-          Tu es sûr que tu ne veux pas dormir ?

-          Oui, répondit-il. Je veux... - Liam saisit la main de Danielle en souriant faiblement – Je veux attendre qu'elle se réveille.

-          D'accord, lui sourit Alice. Qu'est-ce que tu fais avec ça ? lui demanda-t-elle voyant l'autre main de Liam agripper son téléphone.

-          Oh, euh... je lis des tweets des fans.

-          Qu'est-ce qu'elles disent ?

-          Elles... elles pensent que Dani va mourir.

-          Tu ne devrais pas lire ça, lui souffla la jeune femme.

-          Je ne peux pas m'en empêcher ! C'est... C'est peut-être vrai, tu sais ! J'ai tellement peur !

Alice prit Liam dans ses bras alors que le garçon fondait encore en larmes. La jeune femme dirigea son regard sur l'écran du téléphone déposé sur le fauteuil et parcouru les quelques tweets visibles. Les fans ne savaient pas ce qu'il se passé, c'était normal qu'elles imaginent le pire. Certaines disaient même que Danielle était déjà morte. Alice ferma les yeux quelques instant tandis que son ami continuait de pleurer sur son épaule.

Quelques minutes après avoir réussi à allonger Liam dans le canapé de la chambre, Alice repassa devant la porte. Le garçon n'avait pas quitté la main de Danielle, il la serrait sans jamais la lâcher, comme pour lui permettre de s'accrocher à la vie, juste pour passer la nuit. Dans son autre main, Liam ne quittait pas non plus son téléphone. Il n'arrêtait pas de lire ce qu'on disait aux quatre coins de la Terre.

Alors Alice prit une décision. Quelques secondes plus tard, elle s'avançait doucement, pieds-nus sur le béton déneigé, en short de pyjama dans la nuit froide d'un l'hiver parmi d'autres. Elle s'avançait pas à pas vers un groupe de fans, posté comme des soldats devant l'hôpital et cela depuis des heures. Elles devaient être une quinzaine, Alice le savait celles-ci, c'était les inéluctables, les infatigables, celles qui ne lâcheraient jamais. Les fans, les vrais de vrais. Elles étaient toutes regroupées derrière une barrière afin de laisser le passage aux ambulances. Alice s'en approchait dangereusement. Tout ça allait à l'encontre de tous ses principes ; elle allait montrer qu'elle existait. C'était tout le contraire de tout ce qu'elle avait toujours fait. Mais en ce jour fatidique, devant la mort qui s'acharnait à vouloir séparer les huit amis, à vouloir séparer deux âmes sœurs telles que Liam et Danielle, il aurait besoin de plus de soutien. Les yeux fatigués de ses amis ne suffiraient pas à réconforter Liam, non. Alors contre toute attente, Alice s'apprêtait à lever une armée.

A présent, la jeune blonde se trouvait tout prêt d'elles. Les fans la dévisageaient sans comprendre. Alice, frigorifiée, ferma les yeux deux secondes ; si elle ouvrait la bouche et qu'elle disait ce qu'elle avait à dire, elles sauraient qu'elle connaissait les One Direction, son existence serait révélée, peut-être même au monde entier. Où cela la mènerait-elle ?   Bip, bip.    Le bruit de la machine qui maintenait Danielle dans la coma raisonnait dans la boite crânienne d'Alice.  

-          Danielle n'est pas morte.

Les fans se tournèrent toutes vers Alice, les yeux emplis de questions.

-          Elle n'est pas morte et elle ne va pas mourir. Elle est... -Alice ne les regardait pas, ses yeux voyageaient dans le vide sans jamais se poser sur une des fans- Elle est dans un état critique mais dans quelques heures ça ira mieux. Vous devez y croire. Parce que Liam lit ce que vous écrivez. Depuis des heures, il lit vos tweets en espérant y trouver du réconfort. Alors je vous le demande... Faîtes passer le message. Dîtes leur qu'elle n'est pas morte. Dites-leur qu'elle ira bien, dit-elle fermement en regardant à présent chacune d'elles droit dans les yeux. Dites-lui que vous l'aimez ! Dites-lui que vous serez toujours là. Dites-lui que tout s'arrangera. Dites-lui que l'amour est plus fort que la mort. Dîtes le au monde entier ! Il doit savoir que vous êtes là. Toutes les fans doivent être là pour lui ! Toutes les directioners du monde entier, peu importe l'heure qu'il est dans les autre pays ! Tout partira de vous, dit Alice en regardant le petit groupe de fans. Et vous serez à l'origine du mouvement le plus solidaire qui n'ait jamais existé ! Faîtes-le. Il a besoin de vous. Rappelez-vous tout ce qu'il a fait, le temps qu'il a pris pour être avec vous ! C'est votre tour maintenant.


You've got the words to change a nation

But you're biting your tongue

_

Tu as les mots pour changer une nation

Mais tu te mords la langue

La respiration d'Alice s'arrêta, puis elle expira doucement. Alors que les fans se regardaient, envoyaient déjà des messages, la jeune femme recula et commença à partir jusqu'à ce que quelqu'un l'interpelle. Alice se retourna :

-          Merci, lui souffla une jeune fille aux cheveux courts.

-          Oui, merci, dit une autre plus âgé.

-          Merci beaucoup.

-          Merci ! répétaient quatre filles qui semblaient être de bonnes amies.

Alice s'avança alors à nouveau vers le groupe de fans.

-          Ne me remerciez pas, sourit-elle, gênée. Vous pourriez me rendre un service ?

-          Bien sûr, répondit l'une d'elle.

-          Comment tu t'appelles ? enchaîna une autre.

-          Justement, sourit Alice. Le service que j'ai à vous demander est de ne pas parler de moi. Je ne suis jamais venu ici, d'accord ? Je n'existe pas.

-          D'accord, répondit la jeune fille aux cheveux courts.

-          C'est promit, dit une autre.

-          Ce sera notre secret, conclu une grande blonde.

Alice leur sourit puis détourna son chemin. Elle regagna les portes de l'hôpital, un sourire victorieux sur ses douces lèvres rouges alors que derrière elle, elle le savait, le plan débutait à pleine puissance.

Avec les derniers évènements et depuis l'agression de Mindily COOKS, les directioners avaient perdu de leur force, elles s'étaient éparpillées, la 1DFamily n'était plus ce qu'elle était autrefois mais à présent, ça allait changer. Alice leur avait donné le courage, la puissance pour réanimé la flamme qui s'était éteinte en chacune d'elle. On dit que l'acier peut bien fondre mais qu'il se souviendra toujours de ce qu'il a été autrefois. Toutes ces braises dans les entrailles de chacune de ces filles qui ne vivaient qu'à travers eux, toutes ces braises ne demandaient qu'à redevenir flammes.

L'armée se lève

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