Un amour de criminel...

By Marrionnette

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Fille d'une grande et prestigieuse famille, Leïla Mariso se fait enlever par le criminel de son père. Cachée... More

Chapitre 1
Chapitre 3:
Chapitre 4 :

Chapitre 2:

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By Marrionnette

Je pousse la porte avec détermination, décidée à lui montrer que je n'ai pas peur de lui, que je suis une femme avec une grande force de caractère. Je m'avance vers le bureau avec grâce et prends place dans le siège en face de lui, bien droite mais décontractée à la fois. Je dissimule ma peur, mon manquez de confiance en moi enfin bref, mes sentiments.

-Bonjour, lui dis-je simplement.

-Bonjour Leïla, comment vas-tu aujourd'hui? Me demande mon père en me regardant droit dans les yeux, comme si il cherchait à sonder mon âme, à découvrir mes pensées les plus profondes.

-Je vais trés bien merci, répondis-je en esquissant un petit sourire poli, tu m'avais demandé?

Je désirai en finir vite et sortir rapidement de cette pièce trop blanche, trop moderne, trop froide à mon goût. Et puis droit au but, telle était la devise de mon père.

Il fut satisfait de ma réponse, puisqu'il s'enfonça dans son fauteuil, porta un doigt à ses lèvres et me sourit, les yeux pleins de malices.

-Aujourd'hui ma fille, est un grand jour, m'annonça-t-il, notre deumeure a le privilège d'acceuillir un homme important et puissant, Monsieur Duvègne, descendant d'une longue lignée d'aristocrates aussi vieille que la notre.

Ce nom m'étais totalement inconnu mais je ne laissais rien paraître. J'avais tout d'abord peur que mon père ne décide de me faire rencontrer cet homme uniquement pour enrichir mon carnet d'adresse, mais je doutais alors qu'il me convoque uniquement pour m'annoncer cela aussi officiellement dans son bureau. Et puis ce n'étais pas une trés grande nouvelle, ni un trés grand jour par ailleurs...

-Quelle est la raison de sa visite? Demandais-je alors, essayant de rester de marbre et de ne pas satisfaire de trop ma curiosité.

Mon père se leva, visiblement satisfait que je lui pose la question, et commença à marcher de part et d'autres de la pièce, comme je l'ai vu si souvent le faire avec ses clients potentiels, histoire de les intimider. Il prenait aussi un malin plaisir à faire durer le supense, tel un manipulateur de haut niveau, ou bien un écrivain de romans policiers.

-Oh ce n'est pas pour affaire Leïla, et je suis persuadé que tu n'es même pas concernée directement par sa visite.

Soulagée, je réponds alors:

-Alors pourquoi me déranger pour de telles futilités?

Il prit ma chaise par derrière et se pencha sur moi. Je me sentis me raidir, j'avais l'impression d'être la proie et lui le prédateur et je savais qu'il le savait.

-Je pensais plutôt, murmura mon père, que tu pourrais l'acceuillir, ainsi, cet homme pourrait te rencontrer, et tu pourrais assisster à la réunion afin que tu puisses voir comment se déroule un entretien professionnel. Mes affaires ont prit un autre tournant, qui fait que ton apprentissage commence plus tôt que prévu, mais cela n'est pas bien grave, c'est même plutôt bénéfique je pense pour toi comme pour moi et donc mes affaires.

Ne sachant pas quoi répondre, mon père se rasseya à son bureau :

-Tu n'as de toutes façons, pas tellement le choix Leïla, Monsieur Duvègne va arriver d'un instant à l'autre, je t'invite donc à l'attendre au rez-de-chaussée et à me l'amener dans le salon. Tu seras gentille.

Et il me raccompagna à la porte, sans que j'ai pu dire quoi que se soit.

Je me résigne donc à satisfaire ses désirs et aprés tout, cela ne peut pas me faire tant de mal que ça.

A peine arrivée en bas des escaliers, la sonnette retentis. Je vis Peter, le portier, un homme d'une vingtaine d'années arrivé il n'y a pas trés longtemps et donc nouveau dans le service, se précipiter vers la porte et l'ouvrir.

- Si monsieur veut bien se donner la peine d'entrer...

Monsieur Duvègne entra. C'était un homme obèse, avec un long manteau noir et un grand chapeau. Il portait une mallette, et ne salua même pas Peter, qui refermait la porte derrière lui. Il me jeta un regard, puis repartit aussi vite qu'il était arrivé.

- Bonjour Monsieur Duvègne, le saluais-je avec un sourire amicale, je suis Leïla Mariso, la fille de Stephan Mariso, je suis heureuse de vous voir, puis-je demander à Marie, notre bonne, de vous débarasser? Vous m'avez l'air bien encombré...

- Oui merci beaucoup Mademoiselle, me répondit chaudement Duvègne en se laissant déshabillé par Marie, votre domaine est charmant et facilement trouvable. Vous êtes mais somptueuse!

Il me détaillait de la tête au pied et j'avoue que cela me faisais drôle, et me gênais aussi.

- Je vous remercie, si vous le permettez je vais vous conduire à Monsieur Mariso, il vous attend.

Je le conduisit au premier étage, dans le salon réservé aux clients. Il était entièrement bleu. Mon père était prés de la fenêtre, en train de regarder au loin les mains croisées derrière lui.

Il se retourna à notre arrivée.

-Monsieur Duvègne, c'est toujours un plaisir de vous recevoir!

-Le plaisir est partagé Stephan, répondit Duvègne avec beaucoup de familiarité à mon goût, mais qui ne semblait nulement choquer mon père, qui était souriant.

Il l'invita à s'asseoir, et je m'asseyais également sur un fauteuil, en prenant soin de croiser les jambes et de bien poser mes mains sur mes cuisses. Il est trés important de savoir bien se tenir devant des clients, pour pouvoir projetter une bonne image de soi ici en l'occurrence, l'image d'une jeune fille bien élevée en bonne santé qui connaissait les étiquettes sociales sur le bout des ongles (manucurés).

- Tout d'abord Leïla je vous en prie, appelez-moi François, me demanda Duvègne, je suis un ami de votre famille depuis si longtemps, il est ridicule d'être aussi formel entre nous.

- Je vous prie de m'excuser François, essayais-je d'être sincère, je n'étais pas au courant.

Il leva la main en signe de pardon, puis s'adressa à mon père qui avait gardé le silence.

- Pourquoi nous avoir réunis Stephan? Une nouvelle affaire?

Mon père hocha négativement la tête.

-Non pas de nouvelle affaire, je voulais eulemetn te présenter Leïla, que tu n'avais jamais pu rencontrer avant, puisque je veillais à son éducation, que mes affaires prenaient tout mon temps libre et que je n'ai donc pas pu te voir depuis l'enterrement d'Aurore.

-Oui une bien triste affaire, répondit François qui avait l'air sincère, et ne prend pas toute la faute sur toi mon ami, je n'ai moi-même pas eu beaucoup de temps ces derniers temps à cause de tu-sais-quoi.

N'ayant aucune idée de quoi il parlait je jetais un regard à mon père, qui lui avait l'air de bien comprendre à l'inverse. Mais il ne m'accorda pas un regard, et continua la discussion.

-Oui je vois, écoute François, Leïla aura bientôt dix-sept ans et je souhaiterai que tu lui trouves un travail digne de ce nom dans ton agence, afin de la former, pour qu'elle puisse prendre les rênnes de mon entreprise lorsque le temps sera venu. Il faudrai aussi qu'elle se fasse connaître du public et du monde de la finance, pour ne pas que ma succession soit trop choquante, et qu'elle ne subisse pas pression, si l'on met à part les medias.

- Je comprend tout à fait, mais malheureusement, la chose ne sera pas aussi simple étant donnée les circonstance de "l'Affaire", c'est une femme, jeune, que personne ne connaît car tu as eu la mauvaise idée de la cacher au reste du monde, il sera trés dur de la faire s'élever socialement.

- Je saisis bien l'impossiblité de la chose, répondit mon père qui s'était redressé dans son fauteuil, mais si j'ai fais cela, c'était pour la protéger et tu sais trés bien de qui et pourquoi. Maintenant, je ne te demande qu'une chose, faire d'elle quelqu'un, peux-tu faire un effort?

J'étais complétement paumée, je ne comprenais rien de ce qu'ils se disaient, me protéger? Mais pourquoi? Mais de qui? Comment pourrait-on me faire m'élever socialement dans un monde dont j'ignore les règles? Pourquoi voulait-il que je travaille, il ne m'en avait jamais parlé! Je ne peux même pas choisir? Il m'impose encore une vie? Il n'en est pas question!

- Papa, il est hors de question que je fasse quoi que se soit, si je ne l'ai pas décidé moi-même. Ce monde où tu veux que j'évolue n'est pas le mien, je ne veux pas reprendre les rênnes de ta société, je veux vivre par moi-même, dans quelque chose que j'aurai crée moi-même!

Mon père me jeta un regard noir.

- Tu n'as pas le choix Leïla. Tu sauras pourquoi un jour, ne complique pas tout s'il te plaît.

- Mais justement, cela ne me plaîs pas! Je ne veux pas que l'on décide à ma place! C'est ma vie!

- Si tu ne fais pas ce que ton père te dit, ta vie sera trés courte.

François venait d'intervenir en faveur de mon père. Ses mots pesaient lourds, et tournaient en boucle dans ma tête. Ils me faisaient peur tous les deux, et je me rendais compte à quel point j'étais en train de me faire manipuler.

- Retourne dans ta chambre, cette discussion est terminée, m'ordonna mon père.

Je m'enfuis dans ma chambre, en pleurant toute les larmes de mon corps.

Toute la journée, je l'ai passée soit à pleurer, soit à lire enfermée dans ma chambre. Natazia n'est pas venue me voir, préférant me laisser seule avec mon chagrin, qui me dévorait.

En fin de journée, je me suis endormi sans manger. Je ne savais pas encore que ma vie allait changer à tout jamais, en plein milieu de la nuit.

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