Le cours de Ombrage commença un peu crispé pour les élèves de Serpentard qui la prirent un peu pour une folle. Premièrement il fallait lui dire un joyeux « bonjour professeur Ombrage ». Les Serpentard le firent sans un grand enthousiasme.
« Non, non, recommençons une dernière fois, dit la petite sorcière. Bonjour tout le monde !
Reynard avait l'impression de se retrouver à la maternelle.
« Bonjour, madame, dirent ensemble les élèves, en essayant d'être heureux.
« C'est mieux, dit le professeur avec un petit sourire satisfait. Rangez vos baguettes et sortez vos livres.
Aucun Serpentard n'avaient sortit sa baguette sous les directives de Reynard. Le professeur Ombrage sembla apprécié de voir que les manuels étaient déjà devant ses élèves.
« Bien, dit-elle, nous allons commencer. Prenez de quoi noter.
Reynard espérait que ce ne serait pas deux heures à copier au tableau, il avait mieux à faire, comme corriger les devoirs de Drago.
Il recopia exaspéré les lignes des objectifs de Ombrage pour revenir à de bonne base dans sa matière. Reynard poussa un long soupir. Il regarda un instant ses camarades qui recopiait sans comprendre. Reynard leva alors la main.
« Oui ? Mr... ?
« Reynard Lestrange, madame, répondit le garçon avec un sourire aimable. Je... j'aimerais juste savoir votre position vis à vis de l'utilisation des sorts de défense ou les contre-maléfices. De ce que j'ai lut dans notre manuel, je crois comprendre que nous ne verrons pas ces contre-maléfices, car vu comme des maléfices. Mais il y a des sorts de protection qui n'ont rien de maléfique. Alors...
« Vous avez lut votre manuel ? s'étonna Ombrage. Tout ?
« Les dix premiers chapitres, répondit Reynard. Mais vous ne répondez pas à ma question, madame. Qu'en est-il de l'apprentissage des sorts de protection par leur utilisation ? Vous n'en parlez pas dans vos objectifs.
Ombrage le regarda, les yeux plissés. Reynard la regarda longuement et crut voir Harry Potter faire de la rébellion. Il allait donc falloir être prudent.
« En effet, Mr Lestrange, je ne vois pas ce qu'il pourrait arriver dans ma classe qui nous pousse à recourir à de tel sortilège, dit Ombrage avec un petit sourire.
« Et lorsque nous serons diplômés ? Demanda Reynard, toujours avec un sourire aimable. Je croyais que l'école de magie, Poudlard, nous préparait à la vie active, à notre vie d'adulte.
« Et pourquoi pensez vous avoir besoin de tel sort à l'extérieur de ces murs, Mr Lestrange ? Demanda Ombrage avec un petit rire. Vous n'avez rien à craindre et les Aurors sont suffisant pour vous protéger.
Reynard se pinça les lèvres.
« Je vois, murmura Reynard. Donc un sorcier n'aura plus le droit de se défendre contre un autre lorsqu'il est attaqué. Il devra attendre que les Aurors viennent le secourir. Excusez moi, madame, mais... je me vois mal attendre un Auror et me laisser torturer par un sorcier pendant ce temps.
« Allons quel sorcier pourrait vous attaquer Mr Lestrange ? Demanda Ombrage en pouffant de rire. Rassurez moi, vous ne croyez quand même pas au retour de Vous-savez-qui ?
Reynard fit un léger sourire amusé.
« Je ne crois que ce que je vois, madame, dit-il alors. Et il y a toujours des sorciers étranges qui peuvent vous vouloir du mal.
« Ecoutez moi bien vous tous, dit Ombrage de mauvaise humeur. Vous avez été initié à des sortilèges complexes, inadaptés à votre âge et potentiellement mortels. On vous a fait peur en vous laissant croire que vous risquiez d'être attaqués tous les deux jours par des forces maléfiques.
Reynard leva à nouveau sa main. Ombrage se tut et le regarda, fronçant les sourcils.
« Oui, Mr Lestrange ? Quoi encore ? Demanda-t-elle exaspérée.
« Il y a de quoi s'inquiéter même ici, dit le préfet, je veux dire, lorsqu'on sait qu'il y avait un Basilic à l'intérieur même des murs de l'école, que Lord Voldemort a tenté de voler la Pierre Philosophale, qu'un évadé d'Azkaban a réussi à échapper aux détraqueurs et à se balader dans le parc de l'école librement, rentrant de temps en temps même dans le château... alors peut-être pas tous les deux jours, madame, mais bien une fois par an, je dirais.
« Vous...
La professeur avait blêmit à l'entente du nom de Lord Voldemort. Elle eut même un léger tremblement. La classe toute entière écoutait Reynard, silencieuse.
« Oui, madame ? Encouragea Reynard.
« Une retenue, Mr Lestrange, déclara Ombrage, qui avait perdu son sourire de parfaite politicienne. Et pour que ça soit clair entre nous, vos enseignants dans cette matière étaient.... Des sorciers irresponsables, sans parler des hybrides.
Reynard sentit Drago sourire.
« Le ministère pense que des connaissances théoriques seront suffisantes pour vous permettre vos examen et... Oui, Miss ?
Daphnée avait levé la main.
« Greengrass, dit-elle. N'y a t-il pas une épreuve pratique pour les BUSE ?
« Si vous étudiez bien la théorie, il n'y a aucune raison pour que vous ne puissiez pas exécuter l'un de ces sorts, répondit Ombrage qui perdait patience.
« Sans jamais les avoir pratiqué avant ? s'étonna Daphnée.
Reynard toussa. Il regarda sa collègue.
« Un cours inutile, dit-il de mauvaise humeur.
« Excusez-moi ? Lança Ombrage avec les yeux ronds. Comment osez vous ?
Reynard haussa les épaules. Daphnée se pinça les lèvres. Il était rare de voir Reynard manquer autant de respect avec un professeur.
« Je disais que votre cours est inutile, répéta Reynard d'une voix calme que certains en avaient la chair de poule.
« Très bien, Mr Lestrange, j'en parlerais à votre directeur de maison, dit Ombrage furieuse, maintenant, vous tous, vous allez lire votre livre à partir du premier chapitre. Maintenant !
Reynard sortit un parchemin, une plume et le livre. Il passa le reste du cours à corriger le devoir de Drago sur la Pierre de Lune.
« Mr Lestrange, qu'écrivez vous ?
Reynard posa sa plume et roula le parchemin du devoir de potion de Drago. Il le tendit avec un léger sourire à la professeur Ombrage. Elle l'ouvrit et fit un léger sourire. Reynard na la quittait pas des yeux, souriant lui aussi, très amusé. Il y arrivait très bien, comme respirer, tout simplement. Elle lui rendit alors.
« Vous avez pris beaucoup de notes, Mr Lestrange, dit-elle. Finalement, la théorie n'est pas si mal.
Et elle repartit avec un sourire. Drago se tourna vers son cousin et regarda un instant le rouleau, reconnaissant son devoir.
« Comment ?
Reynard lui fit un simple clin d'oeil, très amusé. Son don était puissant et il venait d'en faire une belle démonstration. Ombrage avait un esprit très simple, et Reynard n'avait pas eu à forcer l'entrée de son esprit, ça avait été d'une simplicité incroyable même, trop. La cloche sonna la délivrance et les élèves partirent pressé d'aller à un cours plus passionnant et vivant surtout. Le professeur McGonagall les accueillit avec un sourire aimable, et lança le premier cours, rappelant encore une fois que cette année était celle des BUSE.
Reynard était peut-être un des seuls à ne pas stresser pour cet examen. Il savait qu'il aurait beaucoup de BUSE, alors son but était que ses BUSE ne soient que des Optimal. C'était mal partit avec Ombrage en cours de défense contre les forces du Mal, or il devait avoir Optimal dans cette matière, en potion, en botanique, en métamorphose et en sortilège. C'était les matières qu'il garderait de sûr. Il hésitait à continuer l'Astronomie, matière qu'il aimait beaucoup et l'Alchimie. De toute manière, il voulait aussi Optimal dans ces matières, comme en Histoire de la Magie, et étude des Runes. L'objectif était simple.
Le préfet fit l'exercice de transformation sans aucune difficulté, rapportant des points à sa maison et sortit du cours avec un sourire satisfait. Il alla directement à la bibliothèque, au lieu d'aller déjeuner. Il entra dans la réserve après avoir mit son nom, la date et le sujet de sa recherche toujours sur les anciennes potions pour soigner les pires sorts de douleurs. Il ne trouvait pas tout ce qu'il voulait, mais maintenant il savait comment soigné le Laboris. Il lui manquait juste un endroit où il pourrait essayer de faire la potion, pour s'assurer qu'il y arrivait très bien.
Alors en bon préfet, il commença sa ronde un peu en avance, cherchant un endroit où il allait pouvoir faire des essais pour les potions mais aussi pour la pratique de la magie pour la défense contre les forces du Mal, surtout s'il devait à nouveau faire face à son professeur particulier. Il devait prévoir ce qu'il risquait de lui enseigner la prochaine fois, préparer son corps. Il craignait que le prochain sort soit le Doloris, et donc il allait devoir se renseigner sur ce sort et les dommages qu'il pouvait engendrer en plus de faire souffrir.
« Reynard !
La voix de Daphnée le fit sortir de ses réflexions. Il se tourna vers sa collègue qui avançait avec sa petite sœur. Les sœurs Greengrass était très belle, blonde, grande et le visage très fin.
« Daphnée et Astoria, les plus belles de Serpentard, dignes princesses, dit Reynard en s'inclinant tel un vrai gentleman. Que puis-je pour vous ?
« Le professeur Dumbledore te demande, dit Daphnée très amusée par son camarade. Et pas touche à ma sœur, Lestrange ! Et sinon... tu as été un peu fou, avec Ombrage.
« Je suis assez grande pour me défendre, répliqua la petite sœur.
Reynard attrapa le bout de parchemin que Daphnée lui tendait. Il lut le message rapide qui indiquait le mot de passe.
« Merci Daphnée, dit Reynard. Et Astoria, je ne doute pas une seconde que tu sais te défendre, et tu sais où me trouver de toute manière.
« Par Merlin, grogna Astoria, tu es comme ton cousin, si sûr de toi et bien trop macho ! Vas te faire foutre !
Astoria partit dans l'autre sens, furieuse. Daphnée la regardait avec fierté.
« Ne parles plus jamais comme ça à ma sœur, dit-elle le regard noir. Et à moi non plus. Tu es peut-être le beau et ténébreux Reynard Lestrange, au passé sombre et tout, mais ça ne te donne pas le droit de nous traiter comme des objets, c'est clair ?
Reynard déglutit. Il regardait Daphnée impressionné par autant de force dans une si jeune femme, aussi maigre.
« Pardon, dit-il. Tu as raison, je... je me suis comporté comme un idiot. Je... j'ai pas vraiment eu des cours de politesse avec la gente féminine. Alors Pardon.
« ça n'a rien à voir avec des cours, répliqua Daphnée en levant les yeux au ciel. Reynard, les femmes et les hommes sont des êtres humains qui méritent le respect, peu importe le sexe et le sang.
Reynard ouvrit la bouche. Daphnée se moquait du sang.
« Tu... mais tu es une sang-pur, je..., je croyais que...
« Que quoi Lestrange ? Que les nés-moldus sont des montres ? Que les moldus n'ont pas pas leur place sur cette planète ?
Reynard poussa un long soupir.
« Je... je ne dis pas ça, dit-il, les nés-moldus pour moi... enfin, je...
Il regarda autour de lui. Le couloir semblait désert, mais il n'avait pas envie de dire ce qu'il pensait. Les murs avaient des oreilles, surtout à Poudlard.
« Les Sang-de-bourbes sont...
Daphnée se détourna d'un coup et partit d'un pas vif.
« Daphnée, attend !
Mais la jeune sorcière avait déjà disparut au bout du couloir. Reynard posa sa tête contre le mur froid. Il était un imbécile. Il pensa à Tiana, la belle sorcière qui travaillait dans la maison de Miss Rosier. Il pensait à ces filles plus âgés que lui, parfois de quatre ans qui l'avaient mis dans leurs lits alors qu'il avait à peine quatorze ans. Il regarda le bout de parchemin. Dumbledore l'attendait. Il se calma, pensa un instant qu'il allait devoir aussi trouver des Cognards pour faire passer la colère qui le faisait légèrement trembler. Reynard quitta son mur, tenter de le frapper pour se défouler.
Il marchait vers la gargouille, ayant pas mal d'hypothèse pour cette convocation. Dumbledore était sûrement au courant de son accident de la rentrée et voulait savoir comment il allait, ou alors ça pouvait avoir un rapport avec ses recherches à la bibliothèque. Il s'arrêta devant la statue et lança le mot de passe. Il gravit les escaliers, avec la dernière hypothèse en tête : son oncle avait fini par avoir sa tutelle et Dumbledore le lui annonçait. C'était une autre possibilité.
Il frappa à la porte, entendit la voix calme de son directeur l'invitant à entrer dans son merveilleux bureau.
Le directeur, grand sorcier de son temps lui fit un léger sourire. Il était seul. La dernière hypothèse ne devait pas être la bonne du coup.
« Reynard, je voulais vraiment te voir, dit Dumbledore. D'abord, je voulais m'assurer que tu allais mieux.
Reynard fit un léger sourire. Il avait souvent raison.
« Je vais très bien, merci, dit-il. Le professeur Rogue m'a soigné.
« Je sais qui t'a fait mal, dit Dumbledore avec douceur. Tu l'as donc rencontré.
Reynard approuva d'un signe de tête. Dumbledore savait, bien sûr. Ce vieux mage devait être au courant de tout, même.
« Vous savez parce que Rogue a dû vous dire ce que j'avais ou parce que vous avez des indics parmi les Mangemorts ? Demanda Reynard.
« Disons que le mal qui te touchait était un bon indice, dit Dumbledore. Moi aussi, j'aime mené mes petites enquêtes. Et puis, j'ai découvert tes recherches à la réserve. J'en ai déduis que tu avais subi un maléfice ancien et de douleur. Lequel ?
« Vous n'avez qu'à continuer à enquêter, professeur, répondit Reynard avec froideur.
« Jamais de mon temps, un élève aurait osé parler à son directeur comme ça ! s'écria un portrait.
« Cet élève n'est pas n'importe quel élève, Phineas, dit Dumbledore avec un léger amusement, les yeux pétillants de malice. C'est Reynard Lestrange, le fils de Bellatrix Lestrange, née Black.
Le portrait du sorcier ouvrit la bouche dans un « oh » silencieux.
« Hé... hé bien... heureusement qu'il ne porte pas le nom de sa mère ! Dit-il. Jamais un Black ne manquerait de respect envers un aîné et encore moins...
« Est-ce que ce sera tout, professeur ? Demanda Reynard sans faire attention au sorcier à la barbe noire.
« Non, répondit Dumbledore en sortant un parchemin d'un dossier. Je voulais aussi t'annoncer que Lucius Malefoy est dorénavant ton tuteur légal.
Reynard hocha de la tête. Toutes les hypothèses de sa venues avaient été coché.
« Donc je ne retourne plus au foyer, dit-il satisfait.
« Le foyer que tu as brûlé ? Demanda Dumbledore. Ça aussi, j'ai enquêté, même si ton oncle a très bien réussi pour étouffer l'affaire. Un de tes camarades est toujours à l'hôpital et gardera de grave brûlure.
Reynard s'en moquait. Ce garçon avait tenté de le tuer, il aurait pu être mort que ça ne lui aurait fait ni chaud ni froid.
« Merci, monsieur, dit Reynard en allant vers la porte.
« Reynard ! S'écria Dumbledore. Tu aurais pu le tuer, et pire en tuer d'autre. Je croyais que tu voulais la justice, mais pour les autres, pas pour toi. J'espère que...
« Il a voulu me tuer ! Hurla Reynard en se retournant tremblant de rage. J'ai réagi par instinct, je ne sais même pas pourquoi j'ai pensé au feu. Au fond, si... c'est logique... j'ai toujours eu envie de cramer ce foyer !
Dumbledore ferma ses yeux. Il était si vieux d'un coup, que Reynard avait l'impression de découvrir un autre sorcier, loin de celui qu'il avait vu au foyer à onze ans.
« Je suis désolé pour la vie que tu as eu, dit le sorcier. Je sais que ça n'a pas été facile, que tu as souvent été seul et...
« Vous ne savez rien, coupa Reynard froidement. Vous... vous avez vécu dans une jolie maison, avec une famille... moi... je suis comme un orphelin. Mais le pire ce n'était pas de ne jamais savoir où étaient mes parents. Le pire était de devoir être le souffre douleur de tous, à chaque fois qu'il y avait un problème, une bagarre... c'était ma faute, parce que à leurs yeux je suis un monstre ! Vous avez vu mon bras ! Vous avez vu ce que ces moldus m'ont fait ! Combien d'autre sorcières ou sorciers vivent comme ça ? Combien de mes camarades ont été humilié, ont été rejeté par les moldus, alors qu'ils ne comprenaient même pas ce qu'il leur arrivait ?
Reynard se tut, épuisé. Il respirait vite. Dumbledore le regardait avec tristesse.
« Ma sœur... ma sœur a connu ça, dit-il faiblement. Et... je comprends ta colère contre les moldus, mieux que tu ne le crois. J'avais la même à ton âge.
Reynard était choqué. Il sentait que c'était la vérité, Dumbledore ne mentait pas.
« Alors ne me jugez pas, dit Reynard.
« Reynard, je m'inquiète pour toi, dit Dumbledore avec douceur. Je ne veux pas faire la même erreur que j'ai faite avec un autre garçon. Tu lui ressemble, tu sais. Parfois, j'ai l'impression de revoir son aura en toi, encore plus là, à cet instant, avec ce magnifique uniforme de Serpentard et... cet insigne de préfet.
« Vous parlez de Tom Jedusor, de Voldemort, en déduit Reynard. Il... il a dit qu'on se ressemblait, mais... c'est faux, professeur.
« Je l'espère, murmura Dumbledore. Reynard... si tu as besoin d'aide, je te supplie de venir me voir. Si tu as besoin de parler, je serai là. Si...
« ça ira, monsieur, coupa Reynard calmement. Je survivrai. Ou... du moins, j'essaierai. Merci de m'avoir prévenu et... et c'était le Laboris.
Dumbledore hocha de la tête avec une légère grimace. Il le connaissait aussi ce sort. Reynard soupira longuement.
« Je dois retourner en classe, monsieur, j'ai botanique dans dix minutes.
« Oui, bien sûr, marmonna Dumbledore.
Reynard retourna vers la porte.
« Reynard, tu... tu n'oubliera pas que... je suis là, dit Dumbledore. Et... Sirius espère un jour avoir de tes nouvelles. Il aurait aimé te voir plus longuement sur ce quai de gare.
« Vous pourrez lui dire que ce n'était pas très malin, dit Reynard. Et... j'espère moi aussi le revoir. Bonne journée, monsieur.
Dumbledore était perdu dans ses pensées. Reynard partit, un dernier regard pour le portrait qui avait parlé, qui venait tout juste de disparaître. Reynard avait déjà vu sa tête quelque part, dans un grimoire. Le garçon se dépêcha de rejoindre les serres, arrivant juste à l'heure.
Il retrouva son cousin, prêt pour s'occuper d'une plante particulièrement dangereuse. C'était loin les plantes amusantes et sympathique des années passées. Reynard aida Drago à prendre soin de la plante qui tentait de lui sauter à la figure.
« Alors, il te voulait quoi le dirlo ? Demanda Drago en tentant d'arroser une sorte d'oignon rouge qui rebondissait dans son pot.
« Ton père est mon tuteur, répondit Reynard. Et aussi s'assurer que j'allais mieux.
« Il sait pour ta retenue de ce soir ? Demanda Drago avec amusement. Pour un préfet, tu fais fort. Deux jours après la reprise et tu as une retenue. Bravo. Et toi qui disais qu'il fallait être respectueux avec elle.
« Tu sais ce qu'on dit : faites ce que je dis mais pas ce que je fais, répliqua Reynard amusé.
Drago pouffa de rire, lança un juron à l'oignon et Reynard eut un léger sourire.
« Tu seras pas seul, Potter s'est pris une retenue, lui aussi, reprit Drago. Il a osé aller plus loin que toi en annonçant le retour de Tu-sais-qui et en parlant de la mort de Diggorry.
« Alors j'ai une retenue pour avoir osé dire son nom, dit Reynard avec un sourire moqueur. Je n'ai pas dit qu'il était de retour. J'ai plutôt été sage, non ?
Drago le fusilla d'un regard acier.
« Je 'ai vu, Drago, qui crois tu m'avoir blessé au point d'être affaibli ? Potter ? Dit Reynard.
« Non... je... j'avais compris, tu sais, dit Drago. On sera comme des princes non ? Surtout toi ! Tes parents sont des héros pour eux, pour les nôtres.
« Les nôtres ? Répéta Reynard avec une grimace. Drago, je... je ne veux pas être un Mangemort plus tard. Je veux voir le monde, découvrir les gens... les sorciers... enfin, tu vois, quitter cette foutue île.
« Et après ? Demanda Drago.
« Devenir Auror.
« T'y tiens toujours ! s'exclama Drago. Mais tu sais... que Auror, ben... dans le cas actuel, ils ne voudront jamais du fils de Bellatrix et Rodolphus Lestrange. Par contre, avec le retour de Tu-sais-qui, là, tu pourras être ce que tu veux !
« Messieurs Malefoy et Lestrange, rappela à l'ordre Madame Chourave.
Reynard lui fit un grand sourire, désolé. Il reporta son attention vers la plante. Drago grogna doucement.
« Tu crois que Voldemort partagera le pouvoir ? Demanda Reynard. Qu'il me laissera vivre assez longtemps pour que je devienne un grand Auror ? Allons Drago, réfléchis. Tu sais qu'il me tuera dès qu'il n'aura plus besoin de moi. Il l'a dit lui même : je lui ressemble trop. Je veux être aussi puissant qu'il l'est et le sait. Je deviendrais une menace pour lui.
« Alors, baisse la tête et fait semblant de... d'être faible, dit Drago. Tu sais très bien le faire, non ?
Reynard poussa un long soupir. Il était bon comédien, c'était vrai, mais c'était trop tard.
« Voldemort n'est pas idiot, dit-il. On verra bien. Avec un peu de chance je le saurai avant et je pourrais fuir.
« Je...
« ça va aller Drago.
Son cousin le regardait triste. Il avait peur pour Reynard, il avait peur aussi pour son avenir, pour lui-même. Leurs vies allaient changer, Drago le savait et en avait un peu peur, peur de l'inconnu. Reynard semblait par apparence calme et serein, mais au fond, il avait aussi peur, pour sa vie. Il ne voulait pas mourir tout de suite, il avait tant de chose à voir, à découvrir. Il avait toujours crut qu'il aurait un grand destin, qu'il deviendrait un grand homme, puis un grand sorcier. Maintenant, rien que sa survie semblait être une hypothèse. Alors, pour oublier la menace, Reynard se concentra sur ses études.
L'après-midi, les Serpentard avait soins aux créatures magiques. Drago avait un petit sourire satisfait, heureux de savoir qu'il n' aurait pas de géant et encore moins de Hagrid.
« J'ai entendu mon père en parler à Mulciber, murmura Drago. Il paraît qu'il tente de trouver les géant. J'espère qu'il est mal tombé.
« ça mange quoi les géants ? Demanda Reynard. Fais moi penser à lui demander lorsqu'il rentrera.
Drago éclata de rire.
« Tu espère vraiment qu'il va revenir ? Demanda-t-il.
« Il a la carapace dur, non ? Répliqua Reynard avec un sourire.
Reynard se mit en duo avec Théodore, laissant Drago avec Goyle et Crabbe. Tracey rejoignit les deux garçons, avec un sourire.
« Des Botrucs ! Dit-elle enthousiaste. Les gardiens des arbres à baguette.
« Merci, on le savait, grogna Théodore.
Théodore écouta distrait les directives de Globe-Blanche et surtout les réponses apprises par coeur de Granger. Reynard lui regardait amusé les petites créatures. Avec Tracey il s'amusa avec les petites brindilles, sous le regard très amusé de Théodore qui les laissait jouer avec les Botrucs. Tracey était vraiment dans son élément, adorant les petites bêtes.
« Plus tard, je ferai des baguettes magiques, murmura Tracey. Alors, ces petites bêtes vont devenir mes meilleurs amis.
Reynard sourit, il regarda alors Théodore.
« Et toi, tu sais déjà ce que tu veux faire ?
« Bah, j'aime bien bidouillé les objets magiques, dit-il. J'aimerais bien faire un métier là-dessus. On verra.
Il haussa les épaules, indifférent à son avenir.
« Je veux pas dire, mais ça m'étonnerait qu'on est la chance de faire nos rêves, continua Théodore. Avec le retour du Seigneur des Ténèbres, on peut voir plus grand, non ?
« Alors... tu y crois, toi ? s'étonna Tracey. Moi... je sais pas... Potter l'a vu, de ce qu'il dit, mais il y a pas d'autre témoin.
« ça c'est ce que tu crois, dit Théodore moqueur, avec un regard pour Reynard.
Reynard le regarda étonné, fronçant les sourcils.
« Non... Théo... Tu es le témoin manquant ! s'écria Reynard moqueur. Tu as vu Voldemort ?
Théodore fit une grimace.
« Bien sûr que non, dit-il furieux. Tu...
Il se pencha vers lui et parla le plus bas possible :
« Toi tu l'as vu. J'ai entendu mon père en parler à Rogue.
Reynard regarda Théodore, étonné. Il y avait de gros problème dans la sécurité côté Mangemort et surtout la confidentialité. Voldemort ne devait pas être au courant, ou il l'était et Nott senior avait prit cher.
« Et ton père va bien ? Demanda Reynard à voix-basse.
Théodore fit une légère grimace. Donc Voldemort avait su pour les manquement à la confidentialité des cours avec Reynard.
« Alors tu sais qu'il ne faut pas en parler, Théo, reprit Reynard d'un ton glacial. Crois moi, il y a aussi pire que le Doloris.
Théodore déglutit et reprit son observation du Botruc que Tracey occupait avec un immense sourire.