La ville se réveille, j'assiste à ce spectacle de mon balcon comme à mon habitude. J'admire la ville se mettre en mouvement, quartier par quartier. Je regarde les premiers bateaux partir au loin dans la mer méridionale et les oiseaux tournoyant au-dessus du port. Un coup de vent arrive jusqu'à moi, balançant mes cheveux noirs dans l'air, je décide donc de les attacher. Je prends de quoi m'habiller et descend à la salle commune. Un petit-déjeuner de roi m'attend aujourd'hui, un comme rarement j'en ai vu. La salle est remplie de plats du monde entier. Mes parents, Atanor et Idima ont tout prévu je prends place avec ma sœur Ena et mon frère Argadon. Installer on se met à déguster tout type plat, sucré ou salé le choix est de mise. Je mange une portion importante mais pas excessif pour pouvoir être en forme pour l'entraînement qu'il me reste. Après ce déjeuner copieux je me rends à la cour centrale pour m'entrainer, une séance particulière m'attend avec mes parents, mon frère et ma sœur y assistant. La famille est réunie pour la première fois pour assister à ma séance, seul mon père eu le privilège d'assister à tous mes entrainements en tant que roi. Murdini mon enseignant me tend une épée que j'attrape fermement, je me mets en position d'attaque face à lui et le spectacle commença. Je m'entraîne avec virtuosité et la fin approchant un applaudissement général se fait entendre dans la demeure royale. Mon père se lève et regarde Ena, « Jour spécial s'accompagne d'activités spéciales, ma fille je t'autorise à nous montrer ta maîtrise des armes ». Je fus le premier surpris à cette proposition, suivie par ma sœur qui aux anges saute de l'estrade pour attraper un arc. Elle me lance un regard teinté de reconnaissance du bon vieux temps où l'on s'entraîner en cachette et elle se munit d'une flèche. Elle bande l'arc, et avec vitesse et précision elle touche le centre de la cible. Ce premier tir laisse tout le monde stupéfait, j'en profite pour appuyer mes anciens propos. Depuis qu'elle se fît attraper lors d'un de nos entraînements elle fut interdite de toucher une arme, même si j'insistais sans arrêt. Jamais personne ne m'a cru jusqu'à ce jour où chaque avis changea. Mon père en guise d'excuse se lève et regardant sa fille applaudit avec un léger mouvement de la tête en signe de gratitude. Sans un mot il s'éclipse avec la reine, (ma mère) et j'en profite pour aller m'entraîner pour la première fois depuis des années, avec elle. Argadon assit dans les gradins se contente de nous regarde. Il observe soigneusement nos faits et gestes. Pour ma sœur et moi, notre frère reste le penseur de la fratrie.
Ma sœur me lance un arc « Penses-tu être capable de faire comme moi ? ». Face à cet orgueil, je m'éloigne de la cible, m'arme d'une flèche, vise et tir. Un tir qui finit sa trajectoire sur la flèche d'Ena, je la regarde répondant avec autant d'orgueil « Je peux encore m'éloigner ». Elle souffle pour essayer de cacher son sourire apparent