Linked destinies

By PetiteDeline

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Rêve ? Cauchemar ? Réalité ? Tout se mélange dans sa tête dans ce monde irréel où son destin a été écrit. Com... More

Mot de l'auteur
Prologue
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8

Chapitre 1

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By PetiteDeline

Chapitre 1

Comme chaque matin, je suis réveillée par un cri plus précisément celui de ma mère.

- Angélique ! Debout !

Je me lève péniblement de ce nid douillet rempli de peluches de toutes sortes même si ces derniers temps je fais le même cauchemar chaque nuit : des silhouettes, certaines blanches d'autres noirs, me regardent d'un regard doux ou méchant. Je vois leurs lèvres bougés mais aucun mot n'arrive à mes oreilles seules d'effroyables cris. Ensuite ce qui se passe devant moi devient flou et se mélange et des hurlements de douleurs et des pleurs se font entendre. Après, tout ce rêve se transforme en une mare de sang et en cauchemar, J'avance mais rien ne change et là je commence à crier, puis soudainement je me réveille, dans ma chambre spacieuse aux murs blancs, transpirante et haletante sur le point de hurler de peur. Je n'ai pas encore parlé aux autres de mes frayeurs nocturnes. Je reste dix bonnes minutes pour me ressaisir, cachée dans ma couverture, en serrant de temps en temps contre moi une peluche même si cela fait un peu enfantin et bizarrement, ce cauchemar n'arrive jamais au milieu de la nuit mais toujours avant de me réveiller.

Ma mère s'énerve et s'impatiente de me voir arriver en bas.

- Angélique, il est déjà neuf heures et demie. On a beau être samedi, ce n'est pas une raison pour dormir jusqu'à je ne sais pas quelle heure ! Dépêches-toi un peu !

Je presse le pas et descends le plus vite possible les escaliers en bois encore en pyjama court ligné bleu et blanc. Mes cheveux mi-châtains mi-blonds soyeux, doux et qui brillent au soleil sont tout ébouriffés et je suis toute somnolente. Mes yeux noisettes aux long cils seulement à moitié ouverts, je vacille un peu de chaque côté et j'ai l'impression que mes pieds sont lourds. On peut entendre le frottement de mes pas dans tout le couloir aux murs blancs avec le sol lui aussi en bois. Quand j'arrive enfin au rez-de-chaussée le petit-déjeuner est prêt sur la table en métal à être manger. Je m'assois à ma place habituelle en attendant le reste de ma famille qui, comme vous avez pu le remarqué, est lève-tôt sauf moi bien sûr.

-Tu es enfin sortie du lit !

Quelle bonne observatrice est ma mère, de petite taille tout comme moi, qui adore faire des remarques dans ce genre-là, en me voyant à la salle à manger depuis la cuisine. Elle semble toute éveillée comparé à moi qui dors à moitié. Elle porte un tablier vert foncé qui est exactement de la même couleur de ses yeux profonds et ses cheveux noirs s'accordent parfaitement avec son pantalon et son pull-over.

- À table !

Elle a hurlé tellement fort pour que mon père et mon petit frère de quinze ans dont j'étais de un an son ainée qui regardaient, avachis sur le sofa, la télévision, à un volume qui me donne la migraine, puissent entendre. Mon frère possède les traits de mon père, mais qui a du muscle comparé au gros patapouf qu'est mon père, et les yeux et les cheveux de ma petite maman. Je suis plus âgée que lui mais question grandeur, il me dépasse haut la main ; je pense qu'il mesure une vingtaine de centimètre de plus que moi ! Mon père quant à lui, ses cheveux de couleur bruns, qu'il teint assez souvent, brillaient, il y a encore quelques temps, comme moi au soleil. Mes yeux je l'ai tient de lui.

Cette fois, mon père et mon frère se plaignent de l'heure de mon réveil comme chaque week-end. Ils prétendent qu'à cause de moi ils vont mourir de faim et que s'ils décèdent se serait entièrement ma faute car ils doivent m'attendre pour prendre le petit-déjeuner constitué de fromages, tartines, lait, jus d'orange, confitures et parfois des pains au chocolat ou des croissants si un membre de la famille va les achetés à la pâtisserie au bout de la rue.

Comme un animal sauvage et sa proie, ma famille regardaient, en bavant, le repas qui se présentait devant eux, dans quelques minutes il en resterait plus que des miettes. Quand ma mère lança :

- Bon appétit !

Nous répondions de même avant de se jeter sur le pauvre petit-déjeuner. Les hommes de la maison le dévoraient sans pitié, à peine avaient t'ils fini de mâcher le gros morceau de tartine de confiture à la fraise qu'ils en croquaient déjà un autre ! Tandis que ma maman et moi mangions délicatement et doucement, mon père et mon frère ressemblaient aux hommes des cavernes qui n'auraient pas mangé depuis trois jours d'affilé. Au moment, sur le table, ne se trouvait plus que le malheureux crochon, mon père et mon frère se précipitèrent pour l'avoir en premier et se remplir l'estomac encore plus. Cette fois, c'est mon frère qui l'a eu, tout victorieux, sourire aux lèvres, narguant celui qui ne l'a pas gagné, l'enfila dans sa bouche. Ma mère et moi rigolions même si on voit cette scène de ménage tous les week-ends et nous sommes vite rejointes par le reste de la famille. Mon père, l'estomac qui gargouille, demande s'il n'y a pas encore quelque chose au frigo pour se le mettre sous la dent mais ces goinfres en déjà mangé toute les provisions des petits déjeuners succulents que ma mère prépare quand elle a le temps. Et vu qu'il n'y plus rien à dévorer pour le matin, quelqu'un sera chargé de faire les commissions aujourd'hui. J'espère que cela ne tombera pas sur moi, j'ai rendez-vous avec des amies du lycée dans une heure pour une journée shopping et garçons.

- Qui est volontaire pour aller faire les courses ?

On aurait pu entendre une mouche volée après la question de ma mère. Nous tournions nos têtes pour voir les réactions des autres en espérant qu'une personne dise "moi" mais personne ne bougea d'un pouce.

- Alors je vais décider.

Cette phrase que ma mère répétait chaque semaine, on la détestait tous. Nous prions pour que ce ne soit pas nous.

-Angélique tu iras, tu t'es levée trop tard ce matin !

NON !!!!! Criais-je intérieurement. Pas moi ! Bon, j'étais obligé, après tout,  j'aurai peut-être le temps de rejoindre mes amies après.

- Vu que tu vas au supermarché, tu iras à la gare centrale pour treize heures chercher tes grands-parents qui sont venus nous rendre visite et prendre de nos nouvelles.

Franchement, cet ordre que m'a donné ma mère hérisse mes poils. Je commençais à devenir rouge de colère.

- Mais maman J'ai rend...

- Il y a pas de "mais" tu y vas et c'est tout ! En plus tu as obtenu ton permis de conduire la semaine passée, c'est une occasion pour toi de perfectionner ta conduite et tu ne pourras plus échapper à tes tâches quotidiennes avec l'excuse : " Pas le temps, je révise mon permis". Sinon à quoi servirait ton permis si tu ne conduis pas régulièrement.

Elle coupa si directement ma phrase que j'en fus surprise. Elle me fixait avec le regard que si je n'y fonçais pas je serai punie pour toute la semaine prochaine. Je lui fis un signe de tête en soupirant pour lui signaler mon accord ou plutôt ma soumission ! En connaissant mes grands-parents, je devrais rester avec eux jusqu'au soir donc "adieu" ma sortie entres filles. C'est déprimant. J'envoyai un sms tristement à mes amies pour leur faire remarquer que je ne pouvais finalement pas venir à cette journée qui s'annonçait absolument géniale à cause d'un imprévu de dernière minute et que j'en était profondément désolée. Je jetai un oeil à ma famille, tous heureux, et partants à leurs propres activités qu'ils avaient prévu d'effectuer tranquillement aujourd'hui, un jour où il faisait beau. Le fait que ma mère n'est pas prononcé leur nom ce qui m'énervai un poil plus encore. J'avais la soudaine envie de leurs arracher leurs grands sourires moqueurs.

Je fonçai dans ma chambre au deuxième étage pour m'habiller. J'ai opté pour un short bleu foncé court, mais pas assez pour nommer ce bas mini-short, et un collant noir avec un pull pas trop décolleté à manches qui m'arrivaient juste en dessous du coude avec des grandes lignes blanches et d'un bleu comme mon short. Je coiffai mes cheveux légèrement bouclés et je ne me maquillai pas puis descendis aussi vite qu'une fusée enfiler mes petits pieds dans une paire de chaussures noirs à lacets de la même couleur à l'avant de celles-ci. J'aurai largement préféré mettre mes nouvelles chaussures mais elles ne sont pas encore parfaitement ajuster à mon pied.

La première étape difficile est de trouver ces satanées clés de la voiture dans la villa. Comme nous sommes trois à utiliser ces clés, on les range tous dans un endroit différents. "Mais il suffit de se mémoriser dans quel tiroir ils les mettent" me direz-vous mais non ils prennent le malin plaisir de les changer de places à chaque fois. Après d'avoir retourné toute la maison qui est d'ailleurs gigantesque, vider tous les tiroirs, dépoussiérer chaque haut d'armoire, regarder sous les lits et les commodes. Je les trouve ... dans les poches de mon petit frère !!!!!!!! Me dit pas qu'il ... conduit en cachette ou ce sont mes parents qui ont pensé que ses poches feraient un bel endroit de rangement ? Vu que je suis une soeur sympa je ne signalerai rien aux parents mais je lui en toucherai bien quelques mots et une très grosse engueulade. Il va m'entendre celui-là ! Je regardai autour de moi s'il n'était pas là pour qu'il m'avoue tout, il devait déjà être dehors avec ses amis contrairement à moi qui étais condamnée pour la journée. Je corrige ce que j'ai dit tout à l'heure, nous sommes quatre à utiliser la voiture familiale maintenant et peut-être depuis un moment. J'hâte de savoir sa version des faits et ses raisons de ma trouvaille que je n'attendais vraiment pas mais qui m'a peut-être, une fois, traversée l'esprit. Seul lui aura la possibilité de m'éclaircir sur ce sujet intéressant. J'ai envie de voir sa tête quand il saura que j'ai appris son petit secret. J'en ris d'avance. Je n'ai pas que ça à faire, il faut que file avant d'être en retard.

-Vu que tu sors, tu en profiteras pour vider les poubelles ! Elles sont pleines, on en peut plus rien mettre dedans. S'écria ma mère au salon en train de passer l'aspirateur donc on ne pouvait à peine entendre ce qu'elle disait.

- Ok, il n'y a pas de problèmes. Lui répondis-je avant de me diriger vers l'évier de la cuisine pour m'emparer du gros truc puant. J'avais envie de le lâcher quand l'odeur atroce parvint à mes narines sensibles. Je n'ai aucunement le souhait de savoir ce qu'il a dans ce machin noir ! Je courrai en tenant éloigné de moi le sac poubelle pour l'enterrer parmi d'autres déchets dans une grosse poubelle encore plus nauséabonde. En voyant le voisin en peignoir et encore endormi quand j'ai remarqué qu'il ne porte qu'un pantoufle, je ris. Je lui fis un "bonjour" poli alors que le propriétaire de la villa lui  aussi était au supplice de la puanteur. La loi devrait interdire les trucs qui sentent aussi mauvais. Je me suis lavée plus que soigneusement les mains légèrement sales qui n'étaient malheureusement pas épargnées par la mauvaise odeur qui régnait actuellement dans toute la maison. Je me mis un peu de parfum pour faire disparaître la puanteur.

- Au revoir et à plus tard ! Criai-je assez pour que ma maman qui passait encore l'aspirateur, mais à la cuisine, puisse entendre.

- Merci de bien t'occuper de tes grands-parents. Me remercia-t-elle avant de me faire un câlin maternel que toutes les mères savent si bien faire.

En quittant le quartier villa ou plutôt le quartier des riches auraient dit pas mal personnes, j'ai failli rentrer dans un lampadaire. Parfois, je me demande si mes parents n'ont pas sorti quelques dollars pour que j'aie ce que permis ou qu'ils l'ont trouvé dans  un kinder surprise au magasin ! Après pendant quelques minutes, mon coeur battait tellement fort qu'il aurait pu exploser à cause d'un incident évité de justesse. J'espère que personne n'a vu ça.

Le paysage défilait devant mes yeux ; les maisons passaient aux gigantesques immeubles avec un panneau publicitaire pour je ne sais pas quel produit. Les feux rouges, les passants, les passages piétons et les véhicules se multipliaient à une allure hallucinante. Sur beaucoup de trottoirs, les taxis de luxe attendaient leurs futurs passagers qui en prendront cher pour leur argent. Les restaurants et les boutiques se serraient les uns contre les autres. La seule phrase à la bouche de leur patron était "agrandir le plus possible et écraser les concurrents". De temps en temps, une grande foule était assemblée autour d'une ou plusieurs personnes. On pouvait entendre des sirènes d'ambulances et de polices. Les véhicules médicaux et policiers nous dépassaient à une vitesse folle. On sentait l'air pollué, le gaz d'échappement et les hot-dogs cuisiné à chaque rue. Des vibrations du sol parvenaient jusqu'à moi, je savais parfaitement si un métro passait sous moi ou non. Le peu d'arbres qu'on voyait étaient tous protégés par des barrières basses qui les entouraient. Le paysage de couleur terne s'éclaircissait grâce aux habits colorés des piétons. Les vendeurs criaient en pointant leurs journaux vers le ciel. Qu'ils soient minces, gros, canons, moches, en vélo, en voiture ou qu'ils courent, ils vivaient simplement en regardant droit devant eux. Des bouchons infinis se créaient quand on se rapprochait du centre-ville. Les gens klaxonnait mais cela ne fera pas avancer celui de devant. Les nombreux bruits dans la ville étaient comme, tous ensemble, un mauvais orchestre même si de milliers de personnes écoutaient cet immense groupe tous les jours.

Chaque seconde quelque chose se déroulait dans cette ville sans que presque personne ne s'en rende compte. Ces rues sont imprégnées de souvenirs à moitié oubliés qui disparaisse un peu plus chaque jour en laissant derrière eux de la joie, de la tristesse et surtout de la poussière et bientôt, des nouveaux viendront s'entasser. Cette ville est comme un très vieux livre aux millions pages, où on lit seulement les parties qui nous intéresse et laissons le reste, qui raconte ses histoires à ses manières et pas encore achevé. Tous ces moments chéris disparaîtront en même temps que les hommes si évolués qu'ils ne sauront, dans quelques années, plus quoi inventer pour faire fortune en ruinant les autres. Marchant dans la rue, les gens se terrent dans leurs pensées et leurs rêves, s'imaginant riches et beaux, ils se mélangent au décor tellement ils semblent ailleurs. Les vieillards s'asseyent sur le banc de leur passé en imaginant à en désespérer l'être aimé avec qui ils ont vécu un bonheur intense à côté d'eux, ils ont en la larme à l'oeil. Ils leurs parlent en disant qu'ils vont bientôt les rejoindre dans ce monde créé à partir de rêves. Ils s'imaginent sur une piste de danse avec une chanson romantique de leurs plus belles années qu'ils gardent dans leur coeur.

Des gens se perdent dans leurs pensées les plus profondes, ils ne vivent plus que dans ce monde fantastique. N'est-il pas beau de rêver et imaginer ? N'est-il pas dans le rêve qu'est naît le bonheur et l'amour mais surtout l'espoir ? Seul les robots n'ont jamais rêvé, nous avons tous au moins une fois espérer et imaginer un monde. Peut-être que certains d'entre vous diront que rêver est inutile mais n'est pas un endroit où nous pouvons nous évader librement ? Rêver n'est-il pas permis à tout le monde ? Nous rêvons déjà toute la nuit alors pourquoi pas le jour, un moment où nous sommes maître de nos espoirs ? Rêver n'est-il pas une liberté que personne ne pourra nous restreindre ? Les rêves nous donnent l'impression qu'ils nous poussent de magnifiques ailes blanches identiques à celle d'un ange qui lui aussi fait parti de cette imagination sans borne. Les rêves sont comme une douce mélodie  chantée à nos oreilles qui nous emportent dans le vent, que personnes d'autre ne peut entendre ou comme une caresse aussi agréable que des gouttes d'eau coulant le long de notre corps. Avec des rêves, nous pouvons aller n'importe où tant que nous croyons en eux. Mais comment croire à quelque chose qui est seulement logé dans notre tête ? Beaucoup de créations sont faites à partir de rêve sans qu'on le sache. Rêver, chaque personne le peu mais leurs façons de faire sont toutes uniques. Le monde avance en trainant derrière lui un lourd passé rempli de moment inoubliables et d'autres qu'ils voudraient effacer à tout jamais des mémoires.

Tellement de styles différents se baladent dans cette ville qu'on ne saurait les compter. Ils prennent tous un chemin unique vers le futur qui les attendra pendant des années. Seuls eux-mêmes pourront choisir leur route qui les conduira peut-être à la gloire ou nulle part. Nos rêves et notre destin ne peuvent être réalisé que par soi moi. Le monde est peuplé de rêves si exceptionnels que la Terre devrait être meilleure.

Des jeunes qui écoutaient grâce à leur portable la musique au volume maximum qui avaient l'air d'avoir mon âge regardaient tous les passants d'un mauvais oeil. Les gens qu'ils visaient, le regard au sol, accélérait leur pas comme s'ils voulaient fuir la bande. D'autres, au loin, les critiquaient en les traitant de voyous et que tous les jeunes d'aujourd'hui étaient des futurs criminels. J'aurai bien mis une claque dans leur visage qui commençait à se rider. Heureusement tous les adultes ne sont pas comme cela sinon les enfants auraient tous étaient tués il y a longtemps ! Des groupes de femmes ou de filles rigolaient tout en ayant une dizaine de sacs de vêtements fraîchement achetés ce que j'aurai dû faire aujourd'hui ou en discutant dans un café.

En regardant l'endroit où je me trouvai, j'ai compris que je me rapprochais du grand centre commercial le plus proche de la gare centrale. En rouspétant sur les derniers feux rouges avant ma destination, je fis une dernière fois attention au paysage qui m'entourait. Je vis, à droite de la route, un parc renommé pour la quantité d'oiseau qui venait se nicher en haut des arbres. On pouvait entendre leurs chants joyeux qui me détendaient au fur et à mesure que le temps passait. Tandis sur la gauche se trouvait un fast-food rempli. Grâce aux baies vitrées, on apercevait une longue file d'attente aux caisses. Les clients se poussaient pour dépasser et avoir un menu le premier d'autres fessait le guet en attendant qu'une place se libère.

Ce qu'il me restait de bonne humeur s'envola lorsque, devant les barrières rouges et blanches du parking déjà bondé du supermarché, j'essayai d'attraper le ticket du parking. Mes bras étaient trop courts pour la distance qui séparait la voiture et la machine. Chaque où je frottais seulement le ticket des bouts des doigts, ma colère montait. J'ai dû sortir le haut de mon corps par la petite vitre du véhicule. La position que j'abordais me faisait un mal de chien. Quand j'attrapai enfin le ticket avec seulement deux doigts, il me glissa des mains pour se laisser tomber en douceur sur le sol en béton. En essayant de le rattraper au vol, je me penchai vers le bas et poussai un cri. Je me suis cognée, contre le haut où étais normalement la vitre, violement. Dans une lancée de douleur, je me rassis sur le siège du conducteur, ouvris la portière et ramassai ce maudit ticket. S'il m'était pas utile pour sortir du parking, j'aurai déjà déchiré en mille morceaux puis je l'aurai enfoncé d'où il est arrivé ! La difficulté que j'ai eue pour trouver une place où garer ma voiture, je ne vous en parle même pas. J'ai dû parcourir dans ce labyrinthe gris où les voitures font office de mur en regardant partout autour de moi, en espionnant chaque personne qui se déplaçait à pied pour savoir s'ils s'en allaient et laissaient une place de libre. Quand quelqu'un partit, je me précipitai sur l'endroit vide par peur qu'un autre qui cherche lui aussi désespérément une place me la pique. Quand je suis sortie de la voiture, les gens, dans leur véhicule, comme des vautours, me fixaient et s'attendaient sûrement que je quitte ce parking.

N'oubliant pas le caddie, je me dirigeai vers les ascenseurs pour aller jusqu'à l'entrée du supermarché. Quand un ascenseur arriva à cet étage, il était plein à craquer. Certains se faufilèrent pour sortir d'autre qui s'étaient mis tous devant se sont débrouillé sans problème. Même avec le peu de place qui l'y avait, je m'enfilai. Quand les portes se refermèrent, j'ai cru un instant que j'allais me transformer en sandwich. J'étais écrasé de tous les côtés. Devant moi, le caddie appuyait sur mon ventre. Derrière et sur ma hanche droite, des hommes se serraient contre moi. Ceux de derrière avait fait réapparaître la douleur de ma blessure. Et à cause d'eux, quand les portes automatiques s'ouvrirent sur le grand magasin, je fus projetée en même temps que mon caddie en dehors de la boîte en métal et je faillis tomber au sol. Je repris instinctivement mon équilibre un peu déboussolée mais sur mes deux pieds.

Je m'emparai de mon caddie comme si rien ne s'était passé. je devais me créer un passage entre les gens pour avancer dans les couloirs du magasin. De temps de temps, je sautai plus haut que les têtes accrochées à des corps immense pour apercevoir les noms des boutiques sinon j'étais perdue dans cette foule gigantesque ! Quand je me situai enfin devant le magasin alimentaire, une odeur mélangée toutes sortes d'aliments arriva à mes narines. J'effectuai des allers retours entre les rayons. On pouvait sentir une puanteur détestable dans toute la boutique : le poisson. J'avais trouvé tous les aliments présents sur la liste de commissions qui était si longue. Un moment, mon pied a presque atterri dans du sirop étalé sur le parquet où gisait une bouteille cassée en minuscules morceaux de verre tranchants. Une employée qui passait mettre un nouveau produit en rayon, en voyant mon pied juste à côté de la grosse flaque collante, elle s'excusa, se mit à genou pour ramasser les bouts de verres enfin de les placer sur le côté .Je l'aidai aussitôt. Maladroite comme je suis, je me coupai le doigt en voulant prendre un morceau de verre, une goutte de sang sorti de la plaie. Je fis semblant de ne pas avoir été blessée.  Après que tout soit de côté, la femme partit chercher une ramassoire après de m'avoir annoncé :

- Merci beaucoup pour votre aide. Je vais finir cela toute seule.

Alors, je me dirigeai vers la caisse où la file d'attente était la plus courte. Le temps me parut si long, certes il n'y avait pas grand monde mais leur caddie débordait. Quand je pus enfin déposer mes articles sur le tapis roulant, je contrôlai que j'ai bien tout pris. La vendeuse, un peu obèse, commença à biper les produits. Quand le prix s'afficha j'eus un petit hoquet de surprise. Je dus sortir, du portefeuille, la coquette somme de quatre cents cinquante dollars. Je me dépêchai t'entasser les articles dans les sacs de commission prévu à cet effet. N'espérant ne croiser personne, car dans une heure je devais être à la gare, je me dirigeai vers la sortie.

Mais, on dirait que le malheur s'acharne sur moi. Quand je tournai au bout d'un des couloirs du supermarché. J'entrai en collision avec quelqu'un ce qui me mis à terre. Une main d'homme de présenta devant moi, quand je me regardai le propriétaire de celle-là. Ce n'était qu'autre mon meilleur ami...

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J'espère que ce premier chapitre vous a plu :) et que vous aviez apprécié mon style (même si je n'en ai pas vraiment :$). Ce chapitre était "normal" il faudra attendre pour ce qu'il y aura de vraiment intéressant dans cette histoire. Ce chapitre a paru peut-être long pour certains.

Merci d'avoir lu le premier chapitre de cette histoire :D

J'espère vous retrouver pour la suite.

Bonne suite de lecture :3

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