« Mesdames et Messieurs, nous allons atterrir à l'aéroport de New York JFK dans quelques minutes. Veuillez attacher vos ceintures et relever vos tablettes. Il est 16 heures 05, la température extérieure est de 6° Celsius avec un léger vent d'ouest. Veuillez rester assis durant le roulage et jusqu'à l'arrêt complet de l'appareil. Merci.
Ladies and gentlemen in few moments we shall land at New York JFK airport. Will you please fasten your seat belts and fold the tables away. It is Five past four; the outside temperature is 6°C with a mild west wind. We kindly request you to keep seated during taxiing and until the complete stop of the aircraft. Thank you. »
Bien. Me voilà de retour à New York pendant deux jours. L'anniversaire d'Alex étant ce soir, je reprends mon vol après-demain, soit le le 04 novembre 2009. 2009, bon sang, que les années passent vite. Pendant l'atterrissage, j'envisageai de rester dans l'avion et de faire le chemin inverse, mais Jo m'en aurait voulu.
FLASHBACK –
Lors de ma pause-déjeuner, mon téléphone sonna et afficha la photo de ma meilleure amie. Je décrochai, toute heureuse.
- Hello !
- Coucou ! Tu vas bien ?
- Oui, répondis-je, et toi ? On ne dirait pas !
- Si, ça va.
- Mais ?
- Mais il faut que je te parle, et j'ai peur.
Je pouffai de rire.
- D'abord, comment va ma filleule ?
- Elle se porte à merveille... c'est un ange, et tu lui manques. Elle me demande où est sa « mayenne » tout le temps.
- J'ai hâte de la revoir. Déjà 2 ans qu'elle est née...
- Tu ne veux pas venir ?
- Oh si, je vais essayer.
- Tu peux venir dans un mois ?
- Oula ! Dans un mois ?
- Oui, par exemple, le 2 novembre...
- L'anniversaire d'Alex.
- Ses 30 ans, soupire-t-elle. On fait une grande fête surprise.
Je gardai le silence, pour un anniversaire pareil, autant dire que ça n'allait pas être que nous 3 avec la petite puce.
- Je t'en prie Amelia, si c'est une question de payer le billet d'avion, tu sais très bien que je suis prête à faire moitié-moitié. Tu es la marraine de notre fille, et il t'adore. Je t'adore tout autant. C'est un passage important pour lui les 30 ans...
- Mais il y aura Owen.
- Oui. J'aurais pu te le cacher Amelia !
- Encore heureux que tu ne le fasses pas !
- S'il te plait, vous ne serez même pas obligés de vous parler. Tu peux prendre un hôtel et tu rentreras quand tu voudras, si ça devient trop pesant. Mais vu le nombre de personnes qu'il va y avoir, vous n'allez sans doute pas vous croiser beaucoup.
- Il est au courant ?
- C'est lui qui m'aide à préparer ça, il sait que je t'appelle, oui. Si tu ne le fais pas pour nous, fais le pour Jude.
- Jude n'a rien à voir là-dedans.
- Peut-être, mais si on t'a choisie pour marraine c'est aussi être là pour elle, et parmi tout le monde on aura besoin de personnes de confiance pour la surveiller.
- C'est bon, je serai là.
FIN DU FLASHBACK –
A l'arrivée dans le terminal, je vis ma meilleure amie avec la petite princesse tenant sa main. Dès qu'elle me vit, elle courut dans mes bras.
- Oh ma princesse ! M'exclamais-je.
Je la portai pour faire un câlin à Jo en même temps.
- Je suis contente que tu sois là, dit-elle.
- Autant te dire que j'ai failli faire demi-tour.
- Peut-être, mais tu es là. Allez, on y va.
Sur la route, on parla de tout et de rien. Nous nous étions vues une semaine il y a trois mois, elle était venue me rendre visite à Paris. Malgré tout, les sujets étaient inépuisables et nous n'aurons jamais assez de jour pour rattraper nos vies. On passa par l'appartement que j'avais loué pour que je prenne une douche rapide et que je me prépare. Je m'amusai à maquiller Jude ou plutôt, faire semblant en lui mettant une ou deux paillettes sur les yeux et une pointe de gloss sur les lèvres. Je m'habillai avec une simple robe pourpre moulante, attachée autour du cou et compressant mes cuisses.
- Tu vas réussir à marcher avec ça ?
- Mais oui, c'est une de mes robes de boulot, je la mets pour les réunions
- Donc tu vas à une réunion ce soir ?
- Un peu, dis-je en riant.
Je laissai mes cheveux mouillés onduler à l'air libre mais tressai les cheveux de la petite. Elle souriait de toutes ses dents et me faisaient oublier les heures de calvaire qui allaient suivre.
18H30.
Elle se gara devant une salle de fête, à quelques rues de l'appartement où je dormais. Je restai tétanisée.
- Ça fait plus de cinq ans maintenant...
- Peu importe le temps Jo.
- Tu vas lui dire bonjour au moins ?
- Je n'en sais rien.
- Ecoute, au baptême on a déjà réussi à vous faire vous éviter hormis dans l'église. Mais là...
- Je sais. Je vais prendre sur moi.
Je détachai ma ceinture, affichai un sourire faux qui se voulait rassurant et descendis. Je sortis la petite de la voiture et on rejoignit la salle des fêtes ou déjà beaucoup d'invités étaient présents. Jo dit bonjour, connaissant tout le monde, et me présenta aux personnes que je ne connaissais pas. Ayant beaucoup de chance, la petite me demanda « de y'o » et je l'accompagnai à la petite cuisine pour lui servir un verre. Malheureusement, je revins pile au moment où il franchissait la porte.
Point de vue d'Owen.
En recoiffant mes cheveux, je contemplai mon reflet dans le miroir. Je vois un homme qui dégage beaucoup d'assurance mais pourtant au fond... j'ai juste la trouille. Je sais parfaitement ce qui va se passer ce soir : je vais me sentir faible. Depuis que je suis rentré aux Etats-Unis, tout s'est accéléré pour moi : j'ai le second rôle d'une grande comédie musicale, on joue 6 shows par semaine, j'enchaîne les photos et les dédicaces, j'ai une nouvelle petite amie depuis deux mois... Tout est censé aller mieux dans le meilleur des mondes, et c'est ce que je devrai faire paraître ce soir.
- Cristina, tu es prête ?
Elle me rejoignit dans la salle de bain, un pantalon blanc sur son corps de danseuse, accompagné d'un cache-cœur bleu.
- Ça dépend pour quoi... je suis prête à partir, mais je ne suis franchement pas prête de voir ton ex.
- Ça va bien se passer...
Je l'embrassai rapidement et on quitta l'appartement aussi vite. Sur la route, chacun était dans ses pensées et sans parler, je savais qu'elle pensait à la même personne que moi. Cristina était au courant de toute notre histoire, savait à quel point nous avions été fusionnels et passionnels. C'était sans doute ce qui lui faisait peur. Je n'avais revu Amelia qu'une fois, au baptême de Jude, mais elle n'avait pas souhaité m'adresser la parole ce que j'avais compris. Aujourd'hui, est-ce que ce serait différent ? On arriva devant la salle des fêtes et je me garai au bout de la rue.
- C'est une fille gentille Cristina, tu n'as rien à craindre. C'est plus moi qui risque quelque chose, ok ?
- Je n'ai pas peur d'elle, j'ai peur de vous.
Je secouai la tête, mais malheureusement, j'avais peur de ce qui m'attendait derrière la porte. On descendit de la voiture, puis en un rien de temps, j'entrai dans la salle, Cristina à mes côtés. Un rapide coup d'œil m'indiqua qu'elle n'était pas là et je me mis à espérer qu'elle ait changé d'avis. Soudain, la petite tête brune de Jude apparut en criant « tonton ! » pour se jeter dans mes bras. Puis ce fut-là, le premier moment où je la revis. Nos regards se croisèrent et une décharge me percuta de plein fouet. Elle tourna les talons pour aller dans le sens opposé, et mes yeux s'attardèrent sur son dos dénudé avant de reprendre conscience et d'accorder un peu d'attention à la petite. Elle fit un bisou à Cristina et j'entrepris de dire bonjour à tout le monde... jusqu'à...
- Salut.
- Salut, me répond-elle.
Elle tourna la tête légèrement pour regarder Cristina et je vis un éclat traverser ses yeux : tristesse, rancune, colère. Elle fit un signe de tête poli et ma petite amie, sans doute très mal à l'aise, répondit poliment. On restait à se fixer dans le blanc des yeux, incapables de se détourner et comme si Jo avait entendu notre appel, elle s'approcha.
- Amelia, tu peux venir m'aider s'il te plait ? Lui dit-elle en lui pressant l'épaule.
Elle acquiesça et elles partirent toutes les deux vers la cuisine. Je me dépêchai de reprendre contenance et on rejoignit un groupe de cousins pour discuter.
Après avoir crié « Surprise ! » à Alex lorsqu'il est arrivé et passé un moment avec quasiment tous les membres de ma famille, je me rendis au buffet pour prendre une coupe de champagne.
- Hey! Merci pour la surprise, Jo m'a dit que vous aviez organisé ça tous les deux, commence Alex.
- Oh bah c'est normal, 30 ans ce n'est pas rien! Tu te fais vieux...
- Tu vas sur tes 29 je te signale, alors c'est bientôt ton tour.
Je lui souris, et mon regard se porta sur Amelia.
- Ça va? Vous avez parlé?
- Non, soupirai-je. Elle est toujours aussi belle hein...
- C'est ce qu'on disait avec Jo, elle ne change pas et malgré tout, l'âge lui va bien.
- Elle est tellement élégante, souriante et...
- C'est une marraine extra avec Jude, même si elle la voit peu.
En effet, Amelia couvrait Jude de câlin et d'attentions. La petite ne se décollait pas d'elle.
- D'ailleurs il se fait un peu tard quand même, je vais aller la coucher.
- Alex, attends... Tu sais si Amelia a quelqu'un en ce moment?
- Owen!
- Quoi?
- Toi tu as quelqu'un. Amelia, c'est de l'histoire ancienne! Je vous avais prévenu! Et puis, sans prendre sa défense, c'est toi qui l'a plaquée. Laisse-la tranquille maintenant, je pense qu'elle a suffisamment souffert pour que tu te relances là-dedans. De toute façon, elle retourne en France après-demain!
- Si tôt?
- Oui, elle n'a pas posé beaucoup de jour de congés.
- Mais... soufflai-je.
- Qu'est-ce que tu espérais? Qu'elle revienne pour toi? Arrête, franchement! Ça ne te suffit pas d'avoir Cristina? Elle aussi est superbe. Ne redeviens pas celui que tu as été pendant la SSB, et ne fais pas de conneries. Ça te retombera dessus.
Il me laissa pour aller coucher sa fille. Je remarquais qu'il était déjà 22H45 et que je n'avais échangé aucun mot avec Amelia. Je la vis justement aller dans la cuisine avec Jo. Rapidement, je rejoignis Cristina.
- Ecoute, je pense que je vais devoir mettre les choses au clair avec elle, je vais aller lui parler. S'il faut qu'on se croise toute notre vie pour Jo et Alex... ça ne peut pas durer comme ça.
- Je dois m'en faire ?
- Non.
J'embrassai son front et prit une grande inspiration avant d'aller vers la cuisine où je la trouvai dans les bras de Jo, les yeux clos. Sa meilleure amie lui murmurait des choses que je ne distinguais pas de ma place.
- Tout va bien ? Demandais-je.
Amelia se redressa, me jeta un coup d'œil et se tourna pour prendre des coupes de champagne.
- Amelia, j'aimerais te parler, s'il te plait.
- Je... Non.
- Je t'en prie, ça fait cinq ans qu'on a besoin d'avoir une discussion. Jo...
- Ok, je m'en vais, mais n'oubliez pas que c'est l'anniversaire d'Alex. Il avait peur de ça à la SSB et vous le saviez, maintenant ne le privez pas de cette soirée pour vos histoires.
Elle s'échappa et ferma la porte derrière elle. Je m'attendais à ce que Amelia prenne la fuite, mais elle ne bougea pas.
- Tu vas bien ? Dis-je pour commencer la conversation.
Elle acquiesça simplement et même si je me doutais que notre conversation n'allait pas être simple, je ne m'attendais pas à devoir faire un monologue.
- Tu préfères qu'on s'ignore encore pour le reste de la soirée ?
- Je n'en sais rien. Je ne sais pas ce qui est le pire.
- Le pire... répétai-je.
- Vous êtes ensemble depuis combien de temps ?
- Deux mois.
Elle ne répondit pas et fixa le sol sans ciller. Je craquai et la rejoignis en deux enjambées pour la plaquer contre moi.
- Amelia...
- Tu n'as pas le droit de faire ça. Me serrer dans tes bras après tout ce qui s'est passé.
- Tu m'en veux ?
- J'ai encore mal Owen, surtout quand tu es dans les parages.
- Je sais... je m'en veux aussi.
Elle redressa la tête et l'avoir aussi près de moi me fit complètement fondre. Je posai ma joue contre son front, ma bouche près de sa tempe.
- Tu t'en veux de quoi ?
- De t'avoir fait du mal... d'être parti... d'être parti comme ça.
Une larme roula sur sa joue et elle essaya de se reculer mais je la maintins contre moi en oubliant le monde réel. J'étais dans ma bulle, une bulle où nous étions que nous, comme avant. Comme ce temps où notre amour dominait tout, qu'après le travail on se retrouvait chez nous et elle me disait qu'elle était chez elle dans mes bras. Elle essuya ses yeux du bout des doigts, sans doute pour ne pas esquinter son maquillage.
- Je pense à toi tous les jours Amelia, tous les jours, confiai-je en fermant les yeux.
- Tu as une copine.
- C'est vrai, mais ça n'empêche rien. Le pire moment c'est le soir, quand elle s'endort et que j'ai des souvenirs qui reviennent. Parfois j'ai ton rire dans mon oreille, j'ai l'impression d'avoir ton odeur sur l'oreiller, je rêve de toi...
Son regard se plongea dans le mien, et je me sentis céder : j'approchai mon visage du sien et au moment où nos lèvres se rencontrèrent sur un millimètre, elle recula sa tête.
- Pourquoi tu me dis tout ça ?
- Pour que tu saches que tu n'es pas la seule à avoir souffert
- Sauf que je souffre encore...
Je ne répondis pas. Pourquoi j'avais tant de mal à résister ? J'avais besoin de l'avoir dans mes bras, j'avais besoin de la toucher, de la sentir. Comme si elle lisait dans mes pensées, elle passa un bras autour de mon cou et posa sa tête sur mon cœur. Je la serrai un peu plus fort et plongeai mon nez dans ses cheveux pour la respirer, pour m'imprégner de son parfum, pour avoir l'impression de vivre. Malgré tout, il restait encore beaucoup de choses à éclaircir : la fin de notre histoire, sa fausse couche, le fait qu'elle reste à Paris...
- Il n'y a eu aucune séquelle ? demandais-je.
- Non.
Elle attendit un court moment avant de poursuivre.
- C'était finalement mieux de le perdre vu que tu voulais partir.
- Je serais resté, tu le sais bien.
- Pour avoir des regrets plus tard ?! N'importe quoi. On aurait eu un enfant sous engueulades, avec une séparation au bout.
- Pas pour un an de plus en France, j'aurais pris sur moi et on serait rentré tous les trois à la fin de tes études comme on avait prévu avant de partir.
- Tu as voulu te séparer de moi Owen ! Pas que de la France ! De moi !
Elle me repoussa et remit des distances entre nous. J'eus froid, de suite. Je ne voulais pas avoir cette conversation, revenir sur les raisons de mon départ. Elle allait me pousser à bout, et elle avait tort.
- C'est faux, je t'aimais !
- Tu m'as dit « Je préfère qu'on se sépare », tu as dit que tu rentrais aux Etats-Unis, que tu en avais marre ! Tu m'as même balancé que tu ne voulais pas de cette vie !
- Mais je parlais de la France, et de la vie loin de toute ma famille ! Je pensais qu'à la fin de ton année d'études tu allais rentrer, que tout redeviendrait comme avant ! Je m'attendais à ce que tu m'appelles, j'ai attendu un an Amelia ! J'ai attendu de savoir si tu rentrais ou pas !
- Mais putain pourquoi tu ne m'as rien dit ? Pour moi, ça ne servait à rien que je revienne à New-York si c'était pour être sans toi, voilà pourquoi je suis restée là-bas ! Tu m'as quitté ! Comment tu voulais que je devine que tu m'aimais encore ? Et que tu voulais encore de moi après...
- Tu n'y pouvais rien pour ta fausse couche ! Oui j'ai merdé en partant deux jours après, j'ai été lâche et je m'en voudrais toute ma vie t'avoir abandonné ce jour-là. Quoique tu penses, j'étais toujours amoureux de toi, même au moment où tu m'as annoncé que tu étais enceinte ça ne m'a pas quitté. Je suis parti parce que New-York me manquait et j'ai fait le choix de prendre le risque. Je regrette ce choix, même si j'ai réussi dans la musique.
- Mais tu aurais pu m'appeler !
- Je pensais que tu ne voudrais plus me voir. Je voulais que ce soit toi qui décides si oui, ou non, on avait encore un avenir ensemble.
- J'aurais pris le premier avion Owen. Tu étais bien plus important que le reste à mes yeux.
- Le jour où tu m'as appris que tu étais enceinte, j'avais pris cette décision. Ça compliquait la chose, d'où ma réaction à ce moment-là, mais quand tu es partie courir je me suis dit que j'allais rester et qu'on rentrerait. Mais au pire des cas j'aurais loupé sa première année, on aurait vécu ensemble à New-York à ton retour et...
- J'ai avorté.
- Pardon ?
- J'ai avorté, dix jours après que tu sois parti.
- Tu n'as pas avorté, tu as perdu le bébé.
- On en avait deux. Je n'en ai perdu qu'un des deux. Je l'ai su le jour même, mais ta réaction... quand je t'ai dit que j'étais enceinte, j'ai l'impression que tes yeux mourraient Owen. A l'hôpital, tu m'as dit que tu voulais partir, je croyais que c'était de ma faute, du fait que je ne sois pas capable de te rendre heureux. Pour moi, c'est que tu ne voyais pas ta vie à mes côtés en réagissant comme ça à l'annonce du bébé. Je t'ai laissé partir, et j'ai avorté du second.
Je me sentis blêmir et devenir faible comme jamais. Je partis m'appuyer sur le comptoir pour reprendre mes esprits.
- Donc tu es en train de me dire que si tu ne m'avais pas menti, on aurait un enfant, et on n'aurait pas eu de raison de souffrir à ce point.
- Oh je t'en prie, ne me mets pas tout sur le dos, s'énerve-t-elle.
Elle se dirigea vers la porte.
- Amelia ! Comment tu as pu me cacher ça pendant cinq ans ? Que tu me mentes déjà c'est carrément stupide, mais que tu me l'aies caché autant de temps...
- TU M'AS QUITTE, crie-t-elle en détachant tous les mots. Je dois te rappeler tes mots encore une fois ? Je préfère qu'on se sépare et je ne veux pas de cette vie ! Moi je n'aurais jamais pu me séparer de toi O, jamais.
Elle me lança un dernier regard, et quitta la pièce en me laissant seul face à ma peine.