Reste auprès de moi gelbi (mon cœur)
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Mon cœur s'est déchiré à la vue de cette scène. Sarah continuait à parler seule lorsqu'elle qu'elle aperçut l'expression de mon visage elle s'arrêta nette de parler et suivit la direction de mon regard.
Elle aussi fut étonnée de voir cette scène.
Vous vous demandez ce que j'ai pu voir n'est-ce pas ? Pas tout de suite (je sais je suis vilaine) ...
Nous avons écourté notre sortie
Sarah : tu veux que je rentre avec toi oukhty ?
Moi: non habiba ça va aller ne t'inquiète pas (avec un sourire triste)
Sarah : tu es sûre ?
Moi: oui oui ne t'en fais pas aller passe le salam a tout le monde
Sarah : d'accord oukhty
Puis je suis rentrée à la maison avec Naoufel dans mes bras.
Je n'arrêtais pas répéter cette scène dans ma tête. Et c'est avec étonnement que je me surpris en train de pleurer.
Je me traitais de tous les noms intérieurement. Puis j'ai croisé ses yeux. Les yeux de mon fils, mon Naoufel. Il me regardait avec étonnement. Il ne comprenait pas sûrement ce qu'il m'arrivait le pauvre.
Je me suis ressaisie rapidement et ai effacé ces traîtresses (mes larmes).
Une fois à la maison. J'ai fait mon rituel, c'est à dire rangement, repas, douche prière et l'attente du retour de l'homme de ma vie enfin c'est ainsi que je le considérais jusqu'à ce matin.
Soudain j'entendis une sonnerie ...
C'était Nasser qui m'appelait. J'étais tellement dans mes pensées que je n'ai même pas entendu ses appels, oui ses car il y en avait plusieurs. Je répondis avec une voix hésitante
Lui : allo omri ? Ça va ? Pourquoi tu n'as pas répondu tout de suite ?
Moi : Euh oui ouii je vais bien
Lui : tu es sure ? Ta voix est bizarre ?
Moi : ah bon ? J'ai un peu crié après Naoufel ma voix a du déraillé un peu
Lui : ah lala mon fils n'arrête pas avec ses bêtises hein
Moi : mhhh oui
Lui : hayati je t'appelle car je ne rentrerai pas avant 22h, je dois rester avec quelques collègues pour discuter sur un projet important.
Moi : ah oui ? Et tu ne peux pas demander à l'un de mes frères à rester à ta place ?
Lui : non omri je dois être moi-même présent et tu le sais bien
Moi : mhhh d'accord
Lui : allez ne t'inquiète pas d'accord
Moi : oui à plus tard
Lui : à plus tard incha'Allah omri
J'ai eu les larmes aux yeux à la fin de cet appel. Je me suis préparée et ai préparé Naoufel puis j'ai pris la route en direction de celle qui me connait le mieux
Yemma ; salam aleykoum benthi rentre rentre !
Moi : Aleykoum salam yemma ça va ?
Elle : el hamdoulillah benthi mais toi ça n'a pas l'air d'aller ?
C'est fou comme elle peut ressentir tous nos mères c'est comme si elles étaient dotées de pouvoirs particuliers qui leur permettraient de tout voir tout comprendre tout ressentir soubhan'Allah
Moi : mhh ça va aussi mama el hamdoulillah
Elle (non convaincue) : mhh d'accord, vas t'asseoir, je t'apporte des choses à manger, Sarah va bientôt rentrer.
Moi : ah elle n'est toujours pas rentrée ?
Elle : si mais elle est ressortie avec Houcine et ta sœur pour choisir les bagues (avec un large sourire)
Moi : ah wakha
Puis elle s'en est allée pour chercher les fameux gâteaux qui se trouvent dans chaque foyer arabe et que l'on dévore comme des fous (oui je jeune et j'ai faim lol).
J'étais loin dans mes pensées ce que ma mère a bien évidement remarqué mais elle ne me disait rien, elle me regardait juste du coin de l'œil et on discutait un peu.
Une ou deux heures plus tard, tout le monde était rentré, on avait fini de diner et je comptais rester dormir chez ma mère.
Elle : et ton mari tu vas le laisser seul, mais ça ne va pas, aller rentre ma fille ou attends je l'appelle pour qu'il vienne te chercher.
Moi : non mama c'est bon je veux rester ici stp, ça fait tellement longtemps stp et je veux passer un dernier moment avec Sarah avant qu'elle se marie.
Elle : et Nasser il le sait ça ?
Que dire ? Que faire ? Mentir ? Non je ne pourrai pas c'est impossible
***
D'après Aicha (qu'Allah l'agrée), il n'y avait aucun comportement que le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) détestait plus que le mensonge. Certes on mentionnait un homme auprès du Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) pour le mensonge et ceci ne cessait d'être en lui jusqu'à ce qu'il apprenne qu'il s'est repentit.
(Rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan n°1973 qui l'a authentifié et il a également été authentifié par Cheikh Albani dans sa correction de Sounan Tirmidhi)
D'après Abdallah Ibn Mas'oud (qu'Allah l'agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Certes la véracité mène à la piété, certes la piété mène au paradis et certes un homme est véridique jusqu'à ce qu'il soit inscrit comme étant un véridique.
Et certes le mensonge mène à la perversité, certes la perversité mène au feu et certes un homme ment jusqu'à ce qu'il soit inscrit auprès d'Allah comme étant un menteur ».(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°6094 et Mouslim dans son Sahih n°2607)
Dans un autre hadith le Prophète (Salla Allah 'alayhi wa Salam) a dit : « Malheur à celui qui ment en rapportant une conversation destinée à faire rire l'assistance. Malheur à lui! Malheur à lui ! ». (Rapporté par Tirmidhi)
***
Donc je ne peux pas lui mentir ...
Moi : non
Elle : quoi mais tu es folle il va s'inquiéter, appelle-le !
C'était un ordre plus qu'autre chose
Moi : non mama je ne veux pas
Elle : wakha je ne sais pas ce qu'il se passe mais bon allez va te coucher Naoufel commence à s'endormir aussi donne-moi le, il va rester avec moi !
Moi : hein ? Euh non mama laisse je vais dormir avec lui
Elle : laisse-moi mon petit-fils d'accord ? Il m'a manqué allez va te coucher
J'ai résigné et lui ai passé Naoufel puis je me suis dirigée vers mon ancienne chambre. Je me suis changée et couchée dans le lit mais je n'arrivais pas à dormir bien sûr. Sans ses bras, son souffle je n'arriverai pas à dormir. Impossible !
J'étais dans mes pensées quand quelqu'un est entré dans la chambre. La personne s'approchait du lit mais je ne pouvais pas voir de qui il s'agissait vu qu'il faisait noir. La personne s'est accroupie au bord du lit et m'a regardé longuement. J'ai directement reconnu son odeur, il s'agissait de lui, Nasser, Mon Nasser.
Lui : pourquoi tu ne voulais pas rentrer gelbi ? Tu vas bien ?
Moi : mhhh oui je vais bien parce que je voulais passer un peu de temps avec Sarah (d'un ton sec)
Lui : je comprends mais tu ne pouvais pas m'en parler d'abord. Je me suis inquiété quand je ne t'ai pas vu à la maison. Heureusement que ta mère a pensé à me prévenir ! (calmement mais on pouvait sentir sa colère)
Moi : mhh désolée alors (d'un ton sec)
Lui : bon Farah tu vas me dire de suite ce que tu as !! Tu n'agis pas normalement la ? Qu'est-ce qui se passe omri ?
Je l'ai regardé dans les yeux avec les larmes prêtes à couler. J'étais en colère d'un côté et je ne voulais pas crier car j'étais chez mes parents
Moi : d'accord ! Tu étais où ce matin ?
Lui : au travail, pourquoi ?
Moi : es-tu sure ?
Lui : bien sûr mais pourquoi tu me demandes ça ?
Moi : alors tu peux m'expliquer ce que tu faisais en ville avec une femme en train de RIGOLER HEIN ???
Il était surpris, très surpris même il ne s'attendait pas à ce que je lui sorte ça ce qui peut me pousser à penser que mes suppositions n'étaient pas que des suppositions ! Et voilà que je commence à pleurer ... Nasser omri, pourquoi me fais-tu vivre ça ?
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