Bien Trop Sérieuse?

By SamanthaMorgan1711

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Madeline, vingt deux ans, a laissé tomber la fac de droit et galère à trouver du travail. Aussi, lorsqu'un év... More

Entretien
Une étrange alternative
Réflexion
Une sushizza svp
En route
C'est la rentrée
Faisons connaissance
Amies?
choix vestimentaire
bienvenu chez MValu
Observation
Ouvre toi
retour en arriere
Jeremy
Retrouvailles familiales
Café, croissants, échec
Je le deteste
THOMAS
Un nouveau job
visite du musée
Soirée Mexicaine
Journée compliquée
friendzone
Terrain dangereux
Tentation
Aventure
Zorro
Invitation
Le verre de trop
Douloureuse expérience
Joyeux Noel et Bonne Année
Sur le fil
Tête à tête
Wake me up
avouer?
surprise
Jaloux?
Un de plus?
Journée Shopping
Weekend peu reposant
Et de dix?
Une histoire de ticket
Dérapages
Le grand départ
Sous la neige
En piste
Opération séduction
Célibataire?
Coup de chaud
En charmante compagnie
confidences et jalousie
rdv au B2N
Une décision à prendre
Retrouvailles
A coeur ouvert
Curry, lingerie et Téquila
Ananas and co
Une journée bien pourrie
une dispute salutaire
Deux pour le prix d'un
Ouvre les yeux
en virée!
Au pays des délices
Une décision à prendre
Urgence
Un membre de plus
Un dur au coeur tendre
Invité surprise
Ensemble?
Dérapages
Désillusion
Entre fille
Retour chez MValu
Cours prénatal
Une rentrée surprenante

De côté

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By SamanthaMorgan1711


Je reste muette, en retrait devant la porte de la salle. Je peux voir, en me penchant un peu, une femme que je ne connais pas, afficher un air mécontent en tenant ma clé USB à la main. Jeremy, le professeur de Gestion des Relations Clients Fournisseurs (GRCF) avance dans le couloir et en me voyant hésitante, fronce les sourcils avant de pénétrer dans la salle.

- Je commence à en avoir marre, s'emporte l'enseignante. Il y a encore une petite maligne qui a pris notre salle pour la salle informatique. Attends que je découvre qui c'est et elle va s'en souvenir.

Je n'ose intervenir et Jeremy me lance un regard interrogateur. Je hoche la tête, oui oui c'est bien moi qui ai laissé ma clé USB. Comprenant le message, il m'adresse un clin d'œil avant de se tourner vars sa collègue :

- Ah ! Elle est là. Merci Monique, je l'ai cherché partout.

La dénommée Monique l'observe surprise puis lui demande d'un air dubitatif :

- C'est ta clé USB ?

- Oui, répond-il.

- Rose, avec des fleurs orange ? insiste-t-elle.

- Absolument, affirme-t-il en essayant de rester digne, elle était en promotion donc j'en ai profité. J'en ai une blanche avec des grenouilles aussi si tu veux tout savoir.

La cloche retentit et je ne peux attendre plus longtemps. Je choisis donc de gagner ma classe car si Monique, qui ne m'a pas repéré jusque-là, venait à me voir, il ne lui faudrait pas longtemps pour faire le lien entre moi et la clé à fleurs. Tant pis, je la récupèrerai plus tard.

A peine ai-je posé un pied en classe que je suis assaillie de questions :

- Alors, ça c'est bien passé ?

- Ils sont sympas ?

- T'as pas trop stressé ?

Je n'ai pas le temps de répondre car Myriam, la prof de management fait son entrée, toujours tirée à quatre épingles. Elle prend place à son bureau tout en nous demandant de sortir un feuille blanche. Interro surprise. Elle nous dicte cinq mots clés du cours précédent et nous avons dix minutes pour écrire les définitions. Bienvenu à l'école ! Heureusement j'ai une bonne mémoire et je pense en avoir trois sur cinq de juste. Je note mentalement de veiller à apprendre mes définitions avant chaque cours en lui rendant ma copie. Elle récupère aussi nos dossiers de présentation qui feront également l'objet d'une évaluation. Elle démarre son cours et on pourrait entendre une mouche voler. Cette matière est vraiment rébarbative, la prof ne reprend jamais sa respiration et dicte son cours à une vitesse digne de certains prof de droit. La tête penchée, les doigts crispés sur nos stylos, nous essayons toutes de suivre et de noter chaque mot s'échappant de la bouche de Myriam. Aucune d'entre nous n'a la force de bavarder mais nous échangeons des haussements de sourcils et des soupirs d'ennuis.

La sonnerie libératrice retentit et nous ne demandons pas notre reste. Nous quittons toutes la salle. Toutes ? Non, je remarque qu'une des filles reste vissée sur sa chaise et continue d'écrire sur sa feuille. Il me semble qu'elle s'appelle Ludivine. Petite, les cheveux oscillant entre le blond et le châtain, des yeux bleus et sans aucun maquillage. J'hésite à lui proposer de se joindre à nous mais je ne le fais pas et descends en salle de pause. Les filles semblent m'attendre avec impatience et l'interrogatoire reprend de plus belle. Je leur fais un rapide compte rendu de mon début de semaine, sans omettre la discussion avec mon patron. Contrairement à Joe et Jess, les filles cherchent à me proposer des solutions concrètes. Celle que je retiens provient de Victoria :

- C'est simple, lundi matin tu ramènes les croissants et les chocolatines. Premièrement ça fera plaisir à tout le monde de commencer la semaine avec des viennoiseries et deuxièmement, ça justifiera le fait que tu te joignes à eux à l'heure de la pause.

Les autres filles approuvent et je ne peux qu'être d'accord. Tandis qu'elles se mettent à parler d'autre chose, je repense à Ludivine, seule en classe. Maintenant que j'y réfléchis, il ne me semble pas qu'elle se soit jointe à nous la semaine dernière et je suis quasiment sûre de ne jamais lui avoir adressé la parole.

- Les filles ? demandé-je.

Elles se tournent vers moi et je demande :

- Ludivine ne se joint jamais à vous ?

Un sourire gêné apparaît sur les lèvres de Natalia et les autres semblent hésiter à me répondre. Finalement l'une d'elles se lance :

- Elle est spéciale. Elle fait bande à part et n'a jamais voulu rester manger avec nous.

- Et puis elle est exaspérante, ajoute Laetitia

- Exaspérante ?

- Oui, tu verras. Elle ne parle que d'elle et ramène tout à elle.

Je demeure sceptique mais comme dans tous les groupes il y a un mouton noir et pour l'instant, aussi horrible que ce soit, je suis satisfaite que ce ne soit pas moi.

Nous reprenons le cours et lorsque la leçon du jour est terminée, Myriam range ses notes et nous interroge :

- Quel type de management exerce votre patron ?

Personne ne lève la main, c'est inutile, nous avons pris l'habitude des tours de table. Ludivine étant à l'un des bouts du « U », elle est la première à se lancer :

- Moi, personnellement, je pense que mon patron exerce un style autoritaire. Il n'écoute personne et se fiche de l'avis des autres.

J'entends, Chloé murmurer à Vicky quelque chose que j'identifie comme étant : « c'est l'hôpital qui se fout de la charité » et je me demande si Ludivine l'a entendu aussi. Si c'est le cas, elle n'en montre rien et poursuit son exposé à grands coups de « moi je, moi je, moi je ». Ce tic de langage est exaspérant, je dois l'avouer, mais je ne sais pas si cela justifie une mise à l'écart. Lorsque vient mon tour, je suis relativement embêtée, je n'ai passé que trois jours dans mon entreprise et mise à part le dernier jour, on ne peut pas dire que j'ai pu observer son style de management.

- Je dirais que Monsieur Vayrac est du style paternaliste.

- Qu'est ce qui te fait dire ça ?

- Et bien, il considère son entreprise comme sa famille et s'inquiète du bien-être de ses salariés.

Je croise les doigts pour qu'elle ne me demande pas de lui donner un exemple, car le seul qui me vienne à l'esprit reste la conversation de mercredi soir et je n'ai pas envie d'en parler à ma prof. Bizarrement cela ne m'a pas posé de problème d'en discuter avec les filles parce que nous sommes dans le même bateau, chacune sa boîte, chacune ses difficultés et on peut partager sans se juger. Mais en parler ouvertement à un enseignant, qui plus est Myriam, avec qui je ne me sens pas particulièrement à l'aise, non, je préfère éviter. Heureusement, elle ne poursuit pas plus avant et change d'élève.

Lors du repas de midi, je me souviens que j'ai une clé USB à récupérer et je pars à la recherche de Jeremy. Je décide de mettre Natalia dans la confidence, après tout elle bosse ici, qui mieux qu'elle pour me dire où trouver un professeur.

- Ce n'est pas la peine de le chercher, dit-elle en ouvrant grand ses yeux verts. On l'a en cours cette après-midi ?

- Ah non, on a comptabilité, lui répondé-je.

Elle fronce les sourcils avant de se taper le front du plat de la main :

- C'est ma faute, désolé. Quand je t'ai donné l'emploi du temps par mail, je t'ai transféré le premier mail qui nous a été envoyé et en fait après il y a eu des modifications.

- Mais c'est Géraldine qui m'a envoyé le mail, répondé-je en me remémorant ma discussion avec la charmante femme lors de mon inscription.

Elle hoche la tête en signe de dénégation :

- Non. Tu as reçu un mail de cfa-admin-ag@gmail.com. Et ça c'est moi.

Elle sort se son sac son téléphone et me transfère le bon planning.
Vu que finalement  je n'ai plus besoin de courir partout pour retrouver Jeremy et donc ma clé USB nous rejoignons les filles dehors et la discussion se met à tourner autour du cours qui nous attend et plus précisément sur le charme de l'enseignant.

Note d'auteur: Un chapitre supplémentaire. Je n'en reviens pas d'en être déjà à plus de soixante page sur Word. J'espère que l'alternance école/entreprise vous plaît. Dans le prochain chapitre, vous découvrirez le sympathique Jeremy. N'hésitez pas à me laisser vos impressions. Bisous bisous

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