Le lendemain, je me réveille, ses bras entourant mon corps. J'essaie de m'extirper tant bien que mal, sans le réveiller, puis file sous la douche.
Je prépare le petit-déjeuner, et apporte le plateau au lit.
- Hum ! Bonjour jolie demoiselle. Grogne-t-il, en s'étirant. Tu es un amour...
- Merci. Tu as bien dormi ?
- Comme un gros bébé... J'aimerais que toutes mes nuits et toutes mes matinées soient ainsi.
- Je t'avouerai que j'adorerais aussi.
- Et bien tu sais quoi... Il s'assied d'un coup sur le lit et s'exclame. Viens vivre à la maison !
- Tu crois pas que c'est un peu précipité ?
- Depuis le temps, je ne pense pas et tu en as autant envie que moi...
- C'est vrai... mais prenons notre temps. On peut y aller doucement ! Genre, je garde mon appartement et je viens passer quatre nuits par semaine chez toi ?
- Adjugé vendu Judith...
Il sourit et me prend dans ses bras, renversant dans sa hâte, les cafés sur mes draps.
D'un geste brusque, il jète le plateau à terre, me bascule dans le café et se met à califourchon sur moi.
Avec ses mains douces et dures à la fois, il me caresse et les passe sous ma nuisette. Heureusement que je n'ai pas sorti mon pyjama en pilou pilou hier soir !
Je lui suce le lobe de son oreille pendant qu'il m'embrasse le cou, puis il remonte sur ma mâchoire, et me mordille la lèvre.
Une de ses mains m'empoigne les fesses pour me faire soulever le bassin et me coller tout contre son excitation. Puis il commence à bouger sur moi.
Entre lui et moi, il n'y a plus que les tissus de nos sous-vêtements.
Il se lève, la bosse de son boxer gonflée par l'envie. Puis il s'en débarrasse abruptement, et revient dans sa position initiale. De sa main droite, il décale mon petit string en dentelle puis, sans me laisser le temps de prendre ma respiration, il entre en moi.
Un hoquet de surprise sort, mon corps commence à s'habituer et prend plaisir aux nombreux va-et vient de Logan. Il entre en moi et avec un juron, qui ressemble plus à une prière, il me dévore de toute les façons possibles et imaginables !
Puis une vague de désir déferle en moi et à ce moment là, je ne réponds plus de mes actes. Mes mains s'attardent sur ses épaules et le griffent pour essayer de contenir les cris que je pourrais faire sortir de ma bouche.
Il se redresse, me soulève par les fesses et m'assieds sur lui. Il continue à me faire l'amour et je sens son plaisir grimper en même temps que le mien.
- Oh chérie ! Je t'aime...
Ces quelques mots suffisent à me faire exploser en mille morceaux. Je le sens lui aussi jaillir en moi puis ce sont nos deux corps, pris de spasmes, qui s'écroulent sur le lit.
- Je t'aime tellement Judith... me susurre t'il.
- Je t'aime aussi Logan. J'ai aimé t'entendre m'appeler chérie.
- Alors chérie, heureuse ?
Je ris et l'embrasse sur le front. Puis m'allonge sur son torse musclé.
- Tu dors à la maison ce soir ?
- Avec plaisir !
Je m'assieds au bord du lit, commence à m'habiller et lui fais comprendre que j'ai des choses à faire ce matin.
- Prends ton temps Logan. J'ai quelques petites choses à faire en ville. Je te laisse mes clés pour refermer quand tu partiras.
- Tu vas où ?
- Je dois aller voir Bethany.
J'arrive à être une bonne menteuse quand je le veux et Logan me croit sur parole.
- Tu fais comme chez toi.
Je l'embrasse, emporte le double des clés et file en ville.
Je passe à la banque, voir si l'argent est arrivé sur mon compte, et demande à ce que je puisse retirer la somme tant convoitée par cette folle.
Le chargé de clientèle accepte et me donne un chèque de banque.
Une fois mis dans mon sac à main, je pars en ville, à la recherche de Carol, la mère de Logan.
Je fouille les environs et examine chaque bar, chaque magasin. Mais il est impossible de la trouver.
Lorsque je décide de rentrer chez moi, il est pratiquement 18h. J'ai passé toute la journée à arpenter les rues, en vain !
Au coin du pâté de maisons, une silhouette qui ne m'est pas étrangère, apparaît.
Elle s'avance vers moi et je choisis de faire de même.
Arrivée à sa hauteur, je m'arrête. Elle me toise et me lance, de sa voix sévère et pleine de reproches :
- Pourquoi Logan était chez vous cette nuit ? Je vous ai prévenue. Lui comme vous, de ne plus vous voir. Je peux être très persuasive mademoiselle Hall... Je connais tout de vous et j'ai pu faire la rencontre de votre papa, Nate ! Un homme vraiment très charmant...
- Ne touchez pas à mon père espèce de folle. J'ai ce que vous avez demandé à Logan. Maintenant foutez le camp et je ne veux plus jamais vous revoir. Ni Logan, ni Beverly ! Vous les laisserez tranquilles et je m'assurerai que vous teniez parole.
Je lui tend le chèque de banque du montant de dix mille dollars. Elle l'observe, sourit et le met dans sa poche.
- En vous remerciant mademoiselle Hall ! J'ai tout ce qui m'importait maintenant. Ne vous inquiétez pas, plus jamais je ferai irruption dans votre vie. Mais croyez-moi, Logan n'est pas le gentil petit toutou que vous croyez voir en lui. L'amour vous rend aveugle ! Vous remercierez mon fils pour ce don si généreux. Et oubliez ce malentendu.
Sur ces dernières paroles, elle s'en va, monte dans une berline blanche et disparaît. J'espère que je ne la verrai plus jamais.
Je referme mon sac à main, reprend mes esprits, et rentre à l'appartement. Je dois aller préparer mes affaires pour aller dormir chez Logan.
Il va d'ailleurs falloir que je lui envoie un message pour savoir si nous dînons ensemble.
Lorsque j'arrive sur le palier de mon appartement, ma porte d'entrée est entrouverte. J'ouvre et je me faufile à tâtons chez moi.
- Logan ! Tu es là ?
Personne ne répond... J'essaie une seconde fois :
- Logan, je suis rentrée !
Je referme derrière moi, à clé et passe tout l'appartement au crible. La chambre, la salle de bain, la cuisine, mais rien m'indique qu'il ait pu y avoir un cambriolage ou tout autre chose.
Je m'arrête au salon et comprends tout de suite ce qu'il a bien pu se passer ici.
Mon ordinateur est ouvert sur ma recherche internet, concernant la famille Miller.
Logan à découvert que je savais tout, avant que j'aie pu le lui avouer. Il s'est donc enfui parce que je l'ai trahi.
Je prends mon manteau, mon sac et monte dans ma voiture. Je n'ai pas le temps ni même la tête à faire de la marche à pied jusqu'à son domicile.
Lorsque j'arrive chez lui, le portail est fermé.
J'appuie sur l'interphone plusieurs fois avant qu'il daigne décrocher.
- Qui est-ce ?
- C'est moi Logan. Ouvre-moi s'il te plaît. Je t'en supplie !
- Casse toi Judith. Ne remets plus jamais les pieds ici.
Il raccroche, alors je décide de presser une nouvelle fois le bouton mais cette fois-ci, il ne répondra pas.
Je gare alors la voiture devant son entrée, et je passe par la plage pour accéder au petit portillon qui longe le sable fin.
Seulement, il est fermé à double tour. J'inspecte les environs et vois qu'il n'y a personne aux alentours.
Je prend mon courage à deux mains et escalade le petit muret, juste à côté de moi, qui mène directement à la terrasse.
Une fois en haut, je fais le tour et frappe à la porte donnant sur la cuisine. J'insiste lourdement pour qu'il vienne ouvrir.
Mais ça ne lui fait ni chaud ni froid. Alors je crie son prénom.
- LOGAN ! Ouvre-moi s'il te plaît. LOGAN... je sais que tu es là et je comprends tout à fait que tu n'aies pas envie de me parler mais écoute-moi. Je t'en supplie Logan...
- Va te faire voir !
Dans une dernière supplique, je frappe encore à sa porte. Ma main, rouge sang, commence à me faire mal mais je continuerai jusqu'à ce qu'il accepte de m'ouvrir. Les larmes coulent et j'ai peur, en cet instant, d'avoir perdu à jamais Logan. L'homme que j'aime.
- Pourquoi m'avoir fais ça Judith ?
Je me retourne, surprise de le trouver derrière moi, les yeux rougis par la douleur.
- Tu as osé fouiller dans mon passé ! Et ça t'a plu ce que tu as pu découvrir à mon sujet ?
- Non Logan... j'ai été horrifiée de lire ce genre de choses ! J'allais t'en parler ce soir mais...
- Mais j'ai découvert ce que tu me cachais depuis plusieurs jours... Pourquoi ne pas m'avoir posé la question ?
- J'ai bien tenté mais dès que j'essayais de te connaître un peu plus, tu devenais agressif et détestable. Jamais tu n'as souhaité m'en révéler un peu plus sur toi, sur ton passé.
- Détrompe toi Judith... tu es la seule personne avec qui j'ai pu aborder le sujet de ma mère. Tu es la seule, tu comprends, putain !
Je le sens s'énerver et il commence à se rapprocher de moi. Ces poings tapent le mur de chaque côté de ma tête. Sa respiration est rapide et son regard est noir. Il est furieux contre moi, contre la terre entière. Mais je n'ai pas peur de lui, je sais qu'il ne me fera pas de mal même s'il est plein de ressentiment...
- Qu'as-tu fait à ta main ? Me demande t'il tout à coup, lorsqu'il s'aperçoit que je saigne.
- Rien, ne t'inquiète pas. J'ai juste essayé de forcer le passage pour pouvoir te parler.
- Viens entre, je vais te nettoyer ça.
Cet homme m'irrite, il peut passer de la colère à la douceur en un quart de seconde.
Il m'amène dans sa salle de bain, où il me contraint de m'assoir sur le toilette.
Je m'exécute pendant qu'il sort ce qu'il faut pour nettoyer ma main.
- Excuse-moi Logan ! Je suis vraiment désolée pour tout... je lui dis abattue, pendant qu'il essaie de me soigner. Je suis consciente que je n'aurais jamais dû m'informer sur internet, mais tu me cachais tellement de choses et tu pouvais être exécrable à des moments et super adorable à d'autres, que j'ai décidé de me renseigner. C'est Bethany qui m'a suggéré de le faire et j'ai suivi son conseil. Accepte mes excuses s'il te plaît.
- Je ne sais pas Judith... c'est trop pour moi ! Je voulais te protéger de ma vie, de ce qui a bien pu faire que je suis cet homme là. J'aurais dû t'en faire part mais tu serais partie à la seconde où je t'en aurais parlé.
Je secoue la tête, prends la sienne dans mes deux mains et l'oblige à me regarder. Les larmes lui coulent sur les joues et j'essaie de contenir les miennes.
- Je t'aime Logan, et que tu aies pu avoir ou non un passé difficile, ne change pas l'amour que j'ai pour tout ce qui est en toi. Je suis folle de toi et il fallait que j'en apprenne plus à ton sujet. Quand tu m'as annoncé que ton père était en prison, je me suis dit qu'il pouvait y avoir des choses sur la toile, mais jamais de la vie j'aurais pu penser à un truc aussi horrible. Je suis désolée pour tout Logan, désolée !
Il recule, se lève et se passe les mains dans les cheveux. Puis il sort de la pièce, me laissant seule toujours assise sur le toilette. Il revient ensuite, le corps courbé et le visage pâle.
Prenant mes mains, il me lève et m'accompagne jusque sur le canapé, devant un feu de cheminée.
- Tu veux tout savoir Judith. Et bien je vais te parler. Je vais t'expliquer ce qu'il s'est passé durant toutes ces années de souffrance. Alors écoute moi bien et après tout ça, tu me diras si oui ou non tu m'aimes encore.
J'avale ma salive, m'assieds correctement et l'écoute attentivement.
- À l'âge de cinq ans environ, ma mère, que tu as pu rencontrer, nous a lâchement abandonnés parce que nous avions découvert que ma sœur était malade. Malheureusement, personne ne s'est trop soucié de sa santé, alors l'école a décidé d'appeler le service de l'enfance. Ils ont jugé qu'il était bon de la mettre en famille d'accueil en attendant que mon père trouve une situation stable. À l'époque, il n'avait pas de boulot et écumait les bars. J'ai continué l'école jusqu'à l'âge de six ans. Un jour, ils ont appelé mon père pour demander un entretien car ils avaient découvert de nombreux bleus sur mes bras, mes jambes et mon dos. Il n'y a jamais été et a commencé à me garder enfermé dans la maison. À plusieurs reprises, les services sociaux ont essayé d'entrer, mais c'était peine perdue et mon connard de père m'a amené dans un nouveau gourbi. Les premiers jours, je devais tout faire, le ménage, la vaisselle et sa bouffe. Moi, je n'avais droit qu'aux restes. Autant te dire qu'il y a des jours, je ne mangeais presque rien. Mais j'avais réussi à planquer quelques gâteaux sous mon lit, j'ai gardé cette cachette un peu plus de deux ans, puis un jour il est venu fouiller dans ma chambre et est tombé sur tout mon petit trésor. Il m'a tout jeté à la figure et m'a frappé avec son martinet, qu'il tenait toujours fermement en main. Les lanières était rongées par les coups et il finissait par m'administrer les punitions avec le bâton. Je suis resté enfermé dans cette chambre des mois, voire même des années. Je n'avais plus la notion du temps. Je savais juste qu'il fallait que je l'écoute et que je fasse tout ce qu'il me demandait. Un jour, il en a eu marre de me frapper et à décidé de me violer. C'était abominable, atroce et j'ai subi tout ça pendant très longtemps. Vu que je n'avais plus le droit de sortir de ma chambre, je devais faire mes besoins dans un recoin. La maison était devenue une vraie déchetterie et quand je devais nettoyer tout ce bordel, j'en avais des haut le coeur.
Il s'arrête, reprend sa respiration puis il continue. J'ai mal pour lui, je suis anéantie par son récit. Mais je tiens bon et l'écoute attentivement, parce que je l'aime malgré tout.
- Il m'a fait souffrir comme jamais on doit faire souffrir ses enfants. Et je remercie Dieu d'avoir épargné ma sœur ! Tous les jours je lui en suis reconnaissant pour ça, car elle n'aurait jamais pu supporter tout ce que j'ai pu endurer. Mes marques que tu as pu voir sur mon dos, sont les stigmates d'un fou qui aimait me faire souffrir. Il prenait plaisir à me voir pleurer et m'entendre hurler.
- Personne ne pouvait t'entendre ? J'ose lui demander.
- Malheureusement non... Il avait trouvé une maison éloignée de tout. En pleine campagne à des kilomètres de la ville. Le premier habitant était à presque six kilomètres si mes souvenirs sont bons... Je pouvais donc crier à la mort sans que personne ne m'entende, jamais ! J'ai été forcé de lui faire des choses répugnantes. Des choses qu'un petit garçon ne devrait pas avoir à faire. Les policiers ont qualifié ça d'acte de barbarie sur mineur. Un jour, il était très alcoolisé, bien plus que d'habitude, et il est entré dans ma chambre. J'ai été frappé et violé tellement brutalement, que je me suis fait dessus Judith ! J'étais terrifié, paniqué et j'ai subi cet acte pendant ce qu'il m'a semblé être une éternité. Puis il s'est endormi sur mon lit. J'étais allongé par terre, je pleurais, et j'étais faible mais j'ai voulu tenter de m'échapper. Alors j'ai été chercher un couteau dans la cuisine, je me suis penché au dessus de lui et je l'ai poignardé dans le dos, au niveau de l'épaule. Puis je me suis enfui, courant dans les champs et essayant d'échapper à mon bourreau de père... je tombais souvent et à un moment donné je suis resté, dans la terre, jusqu'à la tombée de la nuit. Quand je l'ai entendu hurler mon prénom, je me suis relevé et j'ai couru encore et encore jusqu'à trouver une maison. J'ai frappé tout ce que je pouvais pour que cette personne, daigne enfin m'ouvrir. Et c'est là que j'ai aperçu cette vieille dame, entouré d'un halo de lumière, me prenant la main et me faisant enter avec force et conviction dans son salon. Elle s'appelait Élise, et elle m'a sauvé la vie. À cette époque, je ne parlais pas. J'étais craintif et apeuré par le monde extérieur, étant donné le nombre d'années où je suis resté enfermé dans cette chambre. Elle a contacté la police, les services sociaux, et ils ont essayé de m'interroger pendant des semaines. Je les ai amenés dans l'endroit où j'avais été séquestré. J'avais réussi à retrouver la maison, je ne sais comment et nous avons découvert mon père dans un piteux état. Le coup de couteau que je lui avais porté ne l'a pas tué mais l'avait sacrément amoché. Il a été transporté à l'hôpital, accompagné de nombreux policiers et a été mis en examen. Et tu connais la suite...
Je reste bouche-bée devant cette déclaration. Il est serein face à tout ce qu'il me dit, mais en même temps, il reste figé, le son de sa voix est voilé et ses mains s'agitent.
Je me lève, le prends dans mes bras et lui chuchote à l'oreille :
- Merci de t'être confié entièrement à moi, et rien ne change ! Je t'aime et t'aimerai toujours... Je ferai tout pour réparer cette cassure qui est à l'intérieur de toi.
Il me remercie, m'embrasse avec fougue et m'étreint.
La soirée se termine bien et nous nous réconcilions autour du feu de cheminée, avec une bonne petite pizza. Je rentre à l'appartement pour récupérer quelques affaires et retrouve Logan pour finir la soirée ensemble. Nous regardons un film puis nous allons nous coucher. J'en ai gros sur le coeur et il faut que je lui parle, que je lui avoue ce que j'ai fait aujourd'hui. Je sais que ça va lui faire trop mais on se doit, maintenant, d'être honnête l'un envers l'autre.
- Logan !
- Oui chérie...
Définitivement, j'adore l'entendre m'appeler comme ça...
- On se doit, maintenant, d'être bienséant l'un envers l'autre ?
- Oui... qu'est-ce qu'il se passe ?
- En fait, j'ai retrouvé ta mère aujourd'hui !
- Quoi ?
- Laisse moi parler s'il te plaît...
Il acquiesce et m'écoute attentivement :
- Alors... du coup, j'ai été voir ma banque ce matin pour retirer l'argent nécessaire pour Carol... je l'ai cherchée toute la journée et l'ai retrouvée en face de chez moi... Nous avons discuté et je lui ai demandé de partir de nos vies. Elle a accepté mais elle m'a bien fait comprendre que nous ne devions pas être ensemble ! Moi pauvre petite serveuse avec un homme riche... tu vois le topo !
- Je vois très bien... mais tu as dépensé ton argent à cause de moi et à la folie de ma mère... tu n'aurais pas dû...
Je le fusille du regard puis il s'excuse :
- Je suis désolé chérie... merci pour ce que tu as fait. Je te rembourserai la somme dans son intégralité.
- Je ne veux pas de ton argent Logan. Je veux juste que l'on soit en paix avec nous mêmes et qu'elle ne vienne plus nous importuner. J'avais l'argent pour l'éloigner alors je n'ai pas hésité une seule seconde. D'ailleurs, je ne voulais pas que tu mettes à mal ton entreprise à cause de ta mère. Elle aurait été ravie de te mettre sur la paille et l'argent de ma mère est tombé à pic ! Alors arrête de vouloir me rembourser ou de me dire que tout est de ta faute. Maintenant, tout va bien et tout va aller pour le mieux.
- Ok ! Je te promets de ne plus insister et de te chérir comme il se doit...
Nous aurons eu tous les deux notre lot d'émotions pour ce soir.
Quelques jours plus tard, Logan apprendra que de nombreuses franchises ouvriront leurs portes d'ici une année. Pour fêter cela, il convie ses collaborateurs et employés de Norfolk chez lui, ce soir.
Il souhaitait aussi mettre fin aux rumeurs, qui continuent de courir au sein de l'entreprise, une bonne fois pour toutes. J'en suis plus que ravie et appelle Bethany pour lui demander de venir à la soirée. Elle n'est peut-être pas une employée de chez Mil's Coffee mais elle est ma meilleure amie et je veux qu'elle soit présente lorsque Logan annoncera que nous sommes officiellement ensemble...
De son côté, il contacte un traiteur de la région pour organiser un grand buffet et moi je m'occupe de la décoration.
J'installe des lumières de couleur bleue, des bonbonnières pour pouvoir y mettre les macarons que nous avons commandés. De nombreux récipients blancs seront mis un peu partout dans la maison pour pouvoir y entreposer les bouchées du traiteur.
Logan est parti en ville récupérer de l'alcool pendant que je m'affaire toujours dans la maison.
Quelques toiles d'araignées par ci, et quelques chauve-souris par là et nous sommes prêts.
Il est pratiquement 18h lorsque je finis et m'installe, comme une loque, dans le canapé au coin du feu.
Ce soir, c'est aussi Halloween alors Logan a souhaité faire les choses bien. Tout le monde doit être déguisé. C'est pour lui, la première fois de sa vie qu'il va le fêter.
J'ai voulu faire en sorte que tout soit parfait. De la décoration au déguisement.
- C'est grandiose chérie. Me dit-il, en entrant les bras chargés de bonbons pour les enfants, et d'alcools pour nous les adultes.
- Tu as vu ça... les invités vont être époustouflés !
- Je veux bien te croire. Allez, file te préparer avant qu'ils arrivent ou avant que je décide de te mettre nue, là tout de suite, sur mon canapé.
Je ris, et je vais me changer de ce pas.
Ce soir, il sera mon Dracula et je serai sa sorcière. J'ai l'impression d'avoir 20 ans, et j'adore ça...
Un chapeau pointu, un nez crochu et une jolie robe à froufrou dans le genre sexy mais effrayant. Il faut bien que je lui fasse du charme toute la soirée.
Les invités arrivent, Jonathan est accompagné de Ketty, Beverly est venue elle aussi avec Julien, son diététicien. Et voici Bethany en Ursula. Ils ont tous joué le jeu et c'est franchement marrant. Même madame Nils s'est affublé d'un costume de sorcière.
Logan est heureux et ça se voit... il est détendu et ses yeux étincellent de joie. Il est tel un petit garçon émerveillé par son nouveau jouet.
Et lorsque les enfants viennent sonner à la porte, le voir autant sourire est quelque chose d'indescriptible tellement c'est magique.
Je suis tellement heureuse d'avoir pu contribuer à son bonheur ce soir.