14.
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Travaillant encore sur mon bureau dans la Chambre des Secrets, je sentis par l'intermédiaire de ma marque que quelqu'un venait de pénétrer à l'intérieur. Je releva la tête de mes parchemins, puis ordonna à la porte de s'ouvrir par Fourchelang. On entra dans la pièce principal que je referma d'un coup de baguette, pour que personne d'autrre n'entre sans mon autorisation. Devant moi, ce tenait un magnifique blond, aux yeux noisettes, Zacharias Smith. D'habitude, je ne ressentais jamais ce genre de chose avec un garçon, je ne disais pas que j'avais des sentiments. Loin de là, c'est juste qu'il ne m'avait pas laissé indiffèrente. Peut- être aussi parce que je n'avais rien fait de sérieux depuis très longtemps, ça expliquerait l'excitation que j'avais pu ressentir en embrassant Zacharias. Il fallait avouer que le Quidditch lui allait très bien et donc, ça avait développée sa musculature, il ressemblait pas à un bodybulder, mais il y avait de quoi regarder.
- Te voilà, l'accueillis-je. Je t'en pris assis toi, j'ai beaucoup de chose à te dire, j'espère que tu n'es pas attendu.
Il s'installa sur la chaise que je lui avais montrer, à la table de réunion, m'informant que personne ne l'attendait avec un regard lubrique. J'aurais pû rougir à sa remarque, seulement je devais garder mon calme et me concentrer sur ce que j'allais dire. Lâchant un soupire, non pas d'agacement mais d'encouragement, pour ne pas craquer et me laisser aller.
- C'est sérieux ce que je vais te dire, tu vois bien que tout ce que j'ai entrepris est réel.
Je désigna la salle en faisant de grand geste et entama un long monologue sur mes attentions, sur ce que je suis et ce que j'ai en ma possession. Il resta silencieux, me laissant dire ce que j'avais à dire, j'avais vu beaucoup d'expression passer sur son visage, comme l'étonnement, la convoitise mais aussi la peur, quand je parla de mon ascendance et des Reliques de la Mort. Il regarda attentivement ma baguette que je balançais en l'air, pour ne pas rester à rien faire. J'avais utilisé un vocabulaire adapté pour qu'il comprenne les enjeux, puis j'acheva en lui disant que je l'avais obligé à me servir et que jusqu'à ma mort ou la sienne, il sera lié à moi, qu'il pouvait tenter n'importe quoi, que le lien que j'avais créer ne serait jamais visible aux autres, mis à par les Morganiens. D'ailleurs, il sourcilla entendant le nom que j'avais donné à mes partisans, voyant qu'il ne comprenait pas pourquoi, j'avais dû aussi lui expliquer la raison. Lorsque je termina, j'étais assise sur la table près de sa place. Il me détailla un bon moment avant d'ouvrir la bouche, bien qu'aucun mot n'en sortait, au début.
-... Je pense que tu es au courant que Potter avait fait un groupe s'appelant l'AD et bien, j'en faisais parti. Au début, je ne me donnais pas à fond, parce que j'étais persuadé qu'il mentait sur le fait que Tu-Sais-Qui soit revenu...
- N'ait pas peur de prononcer son nom, si j'y arrive. Tu peux aussi le faire, les Morganiens ne doivent pas s'abaisser à ce genre de chose, le coupais-je.
- Je..., reprit-il, honteux. Jusqu'à ce que j'apprenne que les Mangemorts s'étaient enfuis d'Azkaban. Je me suis entraîné, je ne veux plus avoir à être confronté à la peur. Je me suis caché sous mes airs arrogants et égoïstes pour ne pas faire face aux problèmes qui m'entouraient...
- Si tu fais parti de Poufsouffle, c'est que tu le mérites. Sache qu'ici tu n'as pas besoin de te cacher ou te prendre pour quelqu'un d'autre. Je ne cherche pas à opprimer les personnes qui me servent, au contraire je veux les aider à avancer, là est mon but. Voldemort, lui fait de l'esclavage pur et simple. Bon, je ne dis pas que mes méthodes sont diplomatiques, je me laisse déborder par la colère parfois. Mais à partir du moment où l'on fait ce que je demande correctement ou que l'on a fait de son mieux, je ne peux qu'être satisfaite de votre travail, soit à toi et aux autres Morganiens.
Il fixa mes yeux pendant tout mon discours, puis n'y attendant plus il m'embrassa fougueusement, ceci me prouva sa bonne volonté. J'étais heureuse de savoir que finalement, le bousculer un peu (voir beaucoup) lui faisait voir la vérité en face. Le laissant m'embrasser sur le cou, j'afficha un sourire de victoire, pas un de ces beaux sourires parfois hypocrites que je laissais apercevoir, celui-ci était du genre démoniaque. Je m'amusais comme une folle, j'avais ce que je voulais quand je voulais. On pouvait me prendre pour capricieuse et c'était ce que j'étais. Je disais beaucoup de belle parole, il m'arrivait de les penser.
***
La fin du mois de Novembre pointa son nez, ce mois-ci fut important pour moi, car ce fut à ce moment là que je réussis à bloquer pendant toute un séance Rogue lors d'une leçon et que j'apprenais aux Morganiens, pour ceux qui ne connaissais pas certains sortilèges, ceux de magie noir et de blanche, pour être sûr qu'ils sachent se battre quand l'heure viendra. Ce fut donc, moi même et le professeur Rogue qui donnâmes des cours de duel, Drago savait se débrouiller, bien que ce n'était pas suffisant. D'ailleurs, il me faisait un peu la tête depuis qu'il m'avait vu occupé avec Zacharias dans une salle de classe vide, je m'étais sentie un peu mal au début, mais finalement, je m'en fichais, lui le faisait bien avec plein de fille, je voyais pas pourquoi je ne pouvais pas faire de même.
Enfin, je ne voyais pas le temps passer, entre mes entraînements, cours, devoirs et duels, parfois avec Dumbledore lorsqu'il avait le temps. J'avais beaucoup de bonne note, même Hermione avait parfois du mal à me dépasser. En potion, on était au coude à coude, au Club de Slug, lui même avait du mal à nous partager. Cette fille était une vraie rivale en ce qui concernait les études.
- N'oubliez pas vous êtes tous convié au dîner que j'organise dans mes appartements, nous rappela gaiement Slughorn.
Un repas? J'étais pas au courant, où je n'avais pas écouté, seulement, tout le monde semblait être au courant. J'approcha les soeurs Carraw, qui étaient les plus proches Serpentards que j'avais sous la main, pour avoir plus d'information, sur le déroulement de la soiré. Rien de bien méchant d'après elle, il suffisait juste que l'on s'y rend habillé en civil, pas beosin d'être accompagné, notre présence suffisait. En résumé on allait passé une soirée un peu ennuyeuse, à manger et...bah... rien faire d'autre, qu'entendre les autres parler de leur vie. J'étais pas spécialement emballé, mais j'y alla, tout de même. Comme d'habitde, j'arriva en dernière. Blaise n'avait même pas pensé à m'accompagner, ce qui faisait que je n'avais pas trouvé du premier coup les appartements du professeur. Epoussetant ma robe, de poussières invisibles, je toqua à la porte.
- Ah! Miss Black! Vous voilà enfin, je commençais à m'inquiéter, me dit le Pr.
- Désolée, je ne connais pas entièrement le château et personne n'a pensé à m'accompagner.
Je lança un regard noir, à mon subordonné, qui détourna le regard, l'air coupable. Je le fis encore plus culpabilisé en m'éloignant de lui et l'ignorant pendant toute la soirée. J'étais une vraie peste, je devais l'avouer, c'était ce que je suis, après tout. Donc, à table, je m'installa entre Cormac McLaggen, un Griffondor et Harry, c'était la dernière place libre. Je m'assaya avec délicatesse, essayant de faire comme Narcissa. Slughorn reprit la parole, heureux de nous voir de nouveau réuni. On acquiesçait tous et le remerciait de nous avoir invité. Paressant satisfait, des entrées apparûrent dans nos assiettes auparavant vide et il prit la parole. Il posa diverses questions à mes camarades de classe et à moi aussi, d'ailleurs.
- Et, vous Calypso, où viviez vous avant de venir à Poudlard?
- Je vivais à Londres, chez un moldu.
- Oh! Et, il travaillait dans quoi?
- Son travail n'était pas légal, il était trafiquant d'arme.
- Ma pauvre enfant, me plaigna-t-il. Mais n'étais-ce pas trop dure pour vous?
- Et, bien il mort maintenant, je n'ai plus de raison pour ressasser le passé, dis-je cinglante.
Le verre que Blaise avait dans la main se cassa, parler de Hearl n'était pas mon sujet préféré et je ne souhaitais certainement pas en dire plus. Le Pr fut le seul à ne pas le voir se casser, tandis que les autres regardaient le sang sortir des plaies du grand noir. Me concentrant sur les morceaux de verres brisés, car je ne pouvais utilser ma baguette sans que Slughorn, me voit. Voyant que j'essayais d'arranger tout, Hermione occupa le Pr. en lui parlant de potion, pour avoir son avis. Cela n'empêchait pas le fait que je ne pouvais sortir ma baguette, je me concentra sur les morceaux, en pensant à la formule Reparo. Quelques minutes éprouvantes passèrent et je vis les morceaux se rassemblaient petit à petit. On retena tous notre souffle jusqu'à ce qu'il soit complétement réparer. McLaggen, qui venait d' arrêter de manger, me regarda avec beaucoup d'admiration. Je fis jusque la fin du dîner comme si de rien était, même si Harry tentait de me parler. Bien que les plaies continués à saigner, pour me couvrir, Blaise cacha sa main sous la table nappée de noir.
- Caly, m'appela Harry en chuchotant pour la dixième fois.
Je fis comme si je n'avais rien entendu, mais il n'arrêtait, trop têtu pour me laisser tranquille. IL continua jusqu' à ce que à bout, je me tourna la tête vers lui, lui fis un sourire malveillant et continua à manger mon dessert.
- Caly!, me dit-il.
- QUOI?! rugissais-je, en faisant sursauter toute la tablé.
- Miss Black, quelque chose ne va pas?
- Tout va bien, Monsieur.
- Bien....bien....
Fatiguée de devoir me battre constament, je ferma les yeux pour reprendre mon calme, je jeta un oeil à Harry, qui était sur le point de m'appeler de nouveau.
- Qu'est-ce qu'il y a, Potter?
- Je voulais te proposer de venir dans la tour, de Griffondor. J'en ai marre de rester ici, on s'en va?
- Hum... D'accord, t'as pris ta cape?
- Oui, on sait jamais, elle peut me servir à tous moments.
Faisant semblant de défaillir sur Harry, le Pr. lui demanda de m'amener à l'infirmerie. Blaise allait se proposer, mais j'eus le temps d'ouvrir les yeux et de le fusiller du regard. il comprit qu'il devait rester là, où il était. M'appuyant légèrement sur Harry, on sortit de la salle du Pr. qui semblait un peu inquiet. Quand la porte se ferma derrière nous, je me releva vite fait et Harry m'entraîna dans les couloirs, en riant.
- Ralentis, Harry!, m'exclamais-je essouflée.
- On arrive bientôt, me rassura-t-il.
- Oui... bah arrête de courir... j'en peux plus.
Il m'attendit, puis il passa la cape d'invisibilité, donna le mot de passe à la Grosse Dame, que je n'avais pas écouté. On entra dans un couloir très étroit, au bout de celui-ci, on entendait des bruits joyeux de rire et de bavardage. Je remarqua que c'était beaucoup plus animé, dans la tour Griffondor que dans les cachots. Harry me tenait la taille pour que l'on soit bien proche, ainsi la cape touchait bien le sol et nous cachait entièrement.
- Tous mes camarades de chambres sont ici, on peut aller dans mon dortoir, me souffla-t-il.
- Si tu veux, mais on peut faire une petite blague à Ron, le suppliais-je.
On se rapprocha de Ron, qui parlait avec Neville du Pr. Rogue. Il disait qu'il s'était rendu compte de sa mocheté et donc, il avait pris une potion paraître potable. Je voulus rire mais je me retins. Je souffla sur ses oreilles, le faisant se retourner, sauf qu'il ne vit rien. J'ébouriffa ses cheveux, le faisant sursauter.
- Non mais ça va pas Ginny!, se plaignit-il.
- Qu'est ce que t'as? J'ai rien fait! lui assura sa soeur.
- C'est ça ouais... maugréa-t-il.
Il s'appuya contre la cheminé, on pouffa de rire avec Harry, qui tenait la cape, pour que je ne sois pas géné par mes mouvements. Rapidemment, mes mains allèrent à la rencontre de la boucle de sa ceinture que déboucla, avant de baisser son pantalon, il se retrouva un caleçon devant tout le monde. Avec Harry, on s'en alla dans son dortoir en courant, pour ne pas exploser de rire devant tout le monde. D'en haut, on entendait Ron râler comme jamais. On sortit de la cape et on ria longuement, sachant que nos rires allaient être atténué par les cris de Ron.
Après s'être calmé, je fis le tour de la chambre de mon ami, elle était très en désordre, même celle de Drago pouvait être considéré comme rangé. Il me regarda faire le tour, puis je le rejoignis sur l'alcôlve près de son lit, il neigait à l'extérieur, c'était très beau.
- Tu sais? Tu ne devrais pas faire attention à ce que peut dire Slug.
- N'en parlons pas, s'il te plaît.
Il compatit et me prit pour la première dans une étreinte amicale, me laissant aller, je ferma les yeux et me laissa berçer par ses caresses sur mon visage. Harry était pour moi un très bon ami et plus j'y pensais, plus je m'en voulais un peu car j'avais l'inpression de me servir de lui, à fin d'éliminer la plus grande menace du moment.