La boutique était plus spacieuse qu’on ne le croirait au premier abord.
Elle était éclairée par plusieurs lumières, ses murs étaient jaune vifs. Ce magasin vendait de la porcelaine de la table. Je me demande pourquoi un magasin pareil était placé dans une allée sombre dont surement personne ne connait l’existence. Une fille grande et blonde se mettait du vernis sur les doigts à la caisse. Elle ne semblait pas m’avoir aperçu.
S’il vous plait, je cherche madame Dolores. Je lui ai parlé au téléphone.
La fille sembla enfin s’apercevoir de ma présence elle posa sa lime à ongles sur le comptoir.
-Laissez-moi voir….Oh, s’exclama-t-elle, c’est moi Dolores. Tu dois être l’ami de Michel Bennet.
Je restai bouche bée. Au téléphone, j’imaginais plutôt une vieille femme ronde, avec des verrues sur le nez pas une bombasse blonde.
- Ferme la bouche chérie, tu vas te baver dessus. Bon suis moi.
Elle s'executa. Dolores ouvrit une porte qui menait vers des escaliers. J'hésitai une seconde. Je ne pense pas que: descendre dans une cave sombre avec une inconnue qui pourrait être une tueuse en serie soit marqué dans ma liste de chose à faire dans la vie.
- Vas-y, je ne vais pas te manger. Tu n'es pas assez munie pour cela.
Je lui lançai un regard noir avant de m'engager dans les marches sombres.
l'escalier debouchait sur une pièce assez étrange et morbide. Il y avait des livres partout, des crânes, des statues representant des bourreau et une longue branche noir. Et dire que juste au dessus se trouvait un magasin de porcelaine avex des fleurs et du rose partout.
- Assied toi sur la chaise. Fais attention au araignée, ironisa-t-elle ....enfin j'espère.
Elle se dirigea vers la pile de vieux livres et en pris un.
Elle l'ouvrit: les pages étaient entièrement vide.
- et...c'est censé être une devinette? Demandai-je. Il n'y a rien sur ces pages.
Elle passa la main sur les pages et soudain des inscription et des images apparurent. Ces images représentaient des anges et des démons.
- Tu disais? Dit-elle avec un sourire satisfait.
Elle tourna la page sur un texte: Demonangie.
- La Demonangie est une prophétie qui determine la durée de vie d'une personne. Elle se trouve dans chaque personne...
- Alors pourquoi le docteur Bennet a dit que c'était rare et que j'étais la seul a l'avoir!
- Tu sais que c'est mal polie de couper la parole, dit-elle d'un ton las.
Dolores soupira et continua:
- La demonangie est en chacun de nous. Mais elle n'est visible que si elle est en grande quantité, comme toi.
Un silence se fit, et comme elle n'ajoutait rien je le rompis.
-Et.....pourquoi il est élevé chez moi?
- Si elle est élevé cela veut dire que le cour de ta vie s'accélère et que tu vas bientôt..
- Mourir.
Il ne fallait pas être un génie pour comprendre la fin de la phrase. Alors je vais mourir. Mais ce n'est pas juste et...
- Pourquoi c'est tomber sur moi? Il doit surement y avoir une explication à ça, je criais maintenant.
- N'élève pas la voix sur moi.
Je me calmai un peu.
- Oui, il y a une explication a tout ça. Les gens qui ont un taux de demonangie élevée sont des gens soit: trop bon, soit trop mauvais. Ce n'est pas un hasard si tu as tous ces rêves et que tu vois des creatures que tu es la seule a voir. Quant tu mourras, bientôt, tu seras soit un ange, soit un démon.
J'essayais d'encaisser tous ces informations sans tomber dans les pommes. Alors voila, je vais mourir.
- Bon merci Dolores.
Je montai les escaliers et elle me suivit.
- Au fait, comment vous et le Docteur Bennet connaissez tous ça?
- Eh bien, Micheal et moi on est en quelque sorte des...survivants. On avait aussi de la Demonangie élevé en nous mais nous avons survécu.
-Oh.
Je me dirigeai vers la porte quand elle me lança:
- Dit au revoir au gens que tu aimes et comporte toi bien. N'oublie pas: facile est la descente en enfer.
***
Pendant le trajet en metro, je reflechissai a tous ça. Que feriez vous si on vous apprenez que vous allez bientôt mourir? Je ne me suis jamais vraiment poser la question. Je ne vais pas le dire a Gabriel....ni a ma mère. Il faut que je profite du temps qu'il me reste avec eux. Je me rememorais les paroles de Dolores: "comporte toi bien. N'oublie pas: facile est la descente en enfer". Comment pouvais-je MIEUX me comporter? Je me conporte très bien, j'aide les SDFs, je donne des affaires aux enfants défavorisés.... Il n y a rien a changer de ce côté. J'arrivais enfin chez moi. Ma mère dormait sur le canapé et la télé était allumée, elle avait surement du dormir devant la série Desperate Housewives.
Je marchai tout doucement vers ma chambre pour ne pas la réveiller. Toutes ces informations à encaisser étaient épuisante. Je pris mon ipod et mon casque et mis une chanson de mon groupe préféré Imagine Dragon. Je me laissai bercer par la musique et mes yeux se fermerent.
Je me reveillai par un rayon de soleil qui s'est filtré par la fenêtre. Je crus un moment que c'était un rêve mais non, j'étais avec les même habilles que la veille et mon casque était tombé par terre. C'est surement un signe, je vais mourir aujourd'hui. Une vague de frayeur m'envahit. Mais....mais...je ne suis pas prête. J'ai tant de choses à vivre encore. Bon, je ne suis pas la plus à pleindre, ma mère ne s'en remettra jamais. Je sortis de ma chambre et trouvai ma mère dans la cuisine entrein de faire des pancakes. Je décidai de parler de...mort.
- Salut chérie, tu veux des pancakes?
J'acquiescai d'un hochement de tête.
- Dis maman, je peux faire une liste de ce que je veux a ma mort? Ne t'inquiète pas, c'est juste pour m'assurer que tout sera bien.
Le sourire de ma mère s'effaça un moment et revint.
- Mon ange, bien sur que tu peux mais le jour où tu ne seras plus la, je pleurerai tellement que je ne pourrais même pas bouger.
Ma gorge et mon estomac se nouèrent. Je ne veux pas que ma mère soit malheureuse.
- Bon, je vais aller l'écrire.
Je pris un papier et une feuille et commença a écrire tout ce que je voulais pour mon enteremment. Une fois mon recit fini je revins près de ma mère. Je commençai à tousser, surement un chat dans la gorge. Mais les toussements se firent plus fort er incontrôlable. Ma mère vint effrayer voir ce qui n'allait pas. Et elle poussa un cris en voyant le sol. En toussant, du sang était sorti. Ma mère partit ramener ses clefs au pas de course et nous montâmes en voiture. Mes toussements ne s'arrêtaient pas, nous arrivâmes en cinq minutes à l'hôpital. Micheal Bennet fût la première personne que je vis, il me pris le bras et m'emmena dans une salle en appellant des infirmières. Je ne pouvais pas mourir maintenant, je n'ai pas eu le tenos de dire au revoir a ma mère et à Gabriel.
- Il faut l'emmener en salle d'opération elle fait une tuberculose avancer, dit docteur Bennet à ma mère. Elle restera la nuit et demain nous l'opérerons.
Une opération?! Génial, j'allais mourir sur une table d'opération.
Les infirmières me donnèrent cette infamme tenue de malade jaune fluo avec le dos entièrement ouvert jusquaux fesses.
- Mon bébé, tout va bien se passer. Ce n'est qu'une petite opération. Ils vobt te soigner, dit ma mère au bord des larmes.
- Maman, tu peux dire à Gabriel de venir. Je vous veux tous les deux près de moi.
Elle hocha la tête et parla au téléphone a Gab pour luu dire de venir.
Il y avait un dessin animés sir la petite télé de la chambre d'hôpital. C'était un dessin animé que j'aimais bien avant: Cendrillon. Les princesses de conte de fée m'ont toujours fasciné, c'est surement le côté heureux de l'histoire: rencontré le prince charmant, " ils se marierent et eurent beaucoup denfants". Ça semble si simple, malheureusement, je n'ai jamais connu ça et je ne le connaitrai jamais. Gabriel entra en trombe dans ma chambre après avoir pris ma mère en sanglots dans ses bras. Gabi et ma mère sont de très bons amis, ils sortent au resto des fois. Mais je pense qu'il y a plus que ça et qu'ils me le cachent. Je ne suis pas dupe, j'ai bien remarqué les regards en coin, les sourires. C'est vrai que j'ai dit que je n'allais pas me mêler des histoires d'amour de ma mère mais c'était avant de savoir que je vais mourir et que qu'il n y aura personne pour prendre soin d'elle.
- Ecoute, Jessica. Ça va aller, tu vas t'en sortir et...
- Gabi, si je ne m'en sors pas, il faut que tu me promette de prendre soin de ma mère.
Il marqua un temps de pause.
- Il ne faut pas parler comme ça tu iras bien.
- Il faut que tu me le promettes.
Devant mon air triste il grimaça et dit:
- Bon, je te promets de prendre soin de ta mère. Promis leprechaun multicolore.
Je ris. Ce surnom est apparu à en environ 7 ans, une période de ma vie haute en couleurs. Je ne mettais que des couleurs vif comme jaune, vert, violet....c'était la fête des couleurs! Et en revoyant les photos de cette époque, je renarquai mes fautes de goûts extraordinaire.
- Tu sais Gabriel, tu es comme un père pour moi et je t'aime beaucoup.
Il me pris dans ses bras et me serra fort. Dans ses bras je me sentais en sécurité. Les heures passèrent et le soir arriva, je dis a ma mère de venir pour lui parler...et lui faire mes adieux.
- Maman écoute, je sais que je vais m'en sortie mais si ce n'est pas le cas je vzux que tu sache que j'ai poser ma liste de ce matin sur mon bureau et que je t'aime. Ne l'oublie jamais. Et ne sois pas triste, je ne veux pas te voir triste.
Elle me regarda un moment anneantie et éclata en sanglots au chevet de mon lit.
- Je t'aime aussi chérie.
Elle me pris aussi dans ses bras, une larme descendit le long de ma joue. L'air commença à me manquer, je recommençai à tousser, du sang jaillit de ma bouche. Une infirmière me vit et courut vers moi. Elle appella d'autre personne y compris le docteur Bennet. J'entendis un "oh, non. C'est l'heure" de sa bouche et les sanglots de ma mère appuyée sur Gabriel. Ma visio. Se brouilla, l'air se rarifia et les battements de mon coeur ralentirent. C'était une drôle de sensation de ne plus entebdre son soeur battre et puis....plus rien. C'est bon. C'est l'heure. Je....suis....morte.