-Elle se réveille.
Une lumière vint m’éblouir alors que je venais d’ouvrir l’œil. Je voyais encore flou donc il m’a fallu un peu de temps pour voir le monde qui m’entourait. Une douleur au bras droit me fit comprendre qu’une aiguille y était plantée. Un homme en blouse blanche était devant moi avec une mini torche de médecin dans les mains. Je suis dans un hôpital. Je voulais me lever mais un maux de tête me refit assoir.
Bonjour Jessica, commença l’homme en blouse, je suis le docteur Bennet. Tu t’es évanouie et cognée la tête. Tes radios ont montré un hématome interne crânien et tu es tombé dans le coma…
Quoi ? pendant combien de temps ? l’interrompis-je
Un silence se fit, j’entendis toute fois des pleurs venant d’à côté de la porte. Ma mère ! Ses pleurs n’indiquaient rien de bons.
Pendant une semaine exactement, reprit-il.
Sur le coup, je restai bouche bée. Comment j'aurai pus rester inconsciente pendant 1 semaine. Et en plus je devais aller à new York pour mes auditions à l'école des beaux arts.
- Au mon ange, j'étais tellement inquiète. Mais ce n'est pas grave, tout va bien. Tu vas aller bien, dit ma mère entre deux sanglots en me caressant les cheveux.
- Mais maman j'ai raté les auditions de New York...
- L'important c'est que tu aille bien...
- Encore la même discussion!
Dans tout ça, je ne connaissais pas encore la raison de mon évanouissement.
- Pourrais- je m'entretenir seul avec Jessica, dit Mr. Bennet.
Ma mère sortit de la chambre et se dirigea vers une porte où était écrit: Cafétéria.
Le docteur s'assied près de moi au bord du lit.
- Jessica....je ne sais pas comment te l'annoncer mais...
Il se mordit la lèvre inferieur et je constatai un signe d'inquiétude.
- En analysant ton sang, j'ai trouvé une matière très rare, voire inexistant chez les humains normaux.
Il s'interrompu et devint très pâle.
- Cette substance est appelée Demonangie. C'est très dur de la détecté.
- Je....je ne comprends pas. Pourquoi suis-je la seule à l'avoir, dis-je d'une voix tremblante.
Il déposa le classeur qu'il avait à la main sur la petite table ronde.
- La Demonangie, est une sorte de....prophétie. Quand les personnes en ont, ils sont donc en danger.
- Oui, bien sûr. Et moi je suis la reine d'Angleterre. Vous devriez voir un médecin vous aussi.
Il m'attrapa les épaules et me secoua un peu
- Jessica, je suis très sérieux tu n'es pas en sécurité. Tu vas mourir bientôt. Tu dois....
Il n'eût pas le temps de finir car une infirmière entra. Il prit un papier dans sa poche et me le tendit:
- Va à l'adresse indiquée. Pour comprendre ce qui t'arrive. Tu trouveras des réponses. N'en parle à personne.
Je regardai la feuille, il était écrit: Boutique D, suivit d'un numéro de téléphone.
Avant que le médecin sorte, je lui demandai:
- Attendez, je voulais savoir si vous savez pourquoi je me suis évanouie, il y a surement une raison.
- Toi seule peux Répondre à cette question.
Il a complètement perdu la tête cet homme. Comment puis-je avoir une matière rare en moi. Prophétie, pff. Il devrait arrêter de regarder des films de fantastique. Cette nuit je m'endormie rapidement, malgré le lit de l'hôpital trop dur. Je fis exactement le même rêve qu'hier...enfin, qu'il y a 1 semaine. C'est vraiment dur de se dire qu'on ne se souvient pas d'une semaine de sa vie. Rien n’avait changé dans le rêve appart qu’au lieu de Gabriel qui me met en garde, c'était le docteur Bennet. Il avait belle allure dans son costume blanc. Un élément s'ajouta à mon rêve, je frissonnai a la vue de ce petit être rouge. C'est lui, celui que j'étais la seule à voir sur mon canapé avant de m'évanouir. Cette fois, j'eus le temps de l'examiner; il n’était pas plus grand que trois pommes - au sens propre-, il était beaucoup trop maigre, il avait deux petites cornes sur son crane. Il ouvrit la bouche montrant ses dents parfaitement blanches et le même rire suraigu que la dernière fois s'échappa de lui.
Jessica, Jessica, Jessica.
- Jessica, ça va.
C'était la voix de ma mère.
Tu criais dans ton sommeil et tu as dis un nom.
Je clignai des yeux pour éclaircir ma vision.
Euh… ah bon ? quelle nom ? arrivai-je à marmonner
D’ ici, je voyais le docteur Bennett me faire un mine triste à travers la porte vitrée de la chambre :
- Aiden, dit elle avec un sourire forcé qui montrait de l’inquiétude.
Depuis mon réveil hier, je ne me suis pas aperçu des cernes et du teint pale de ma mère. Elle a surement dut rester debout plusieurs jours à attendre que je sorte de mon coma. Aiden. Je connaissais un Aiden. C’était un surdoué à l’école. Il portait tout le temps des lunettes rondes et était aussi maigre qu’une branche d’arbre. Il était brun aux yeux verts. Mais je ne lui ai jamais parlé, appart pour lui demander un crayon à papier et je ne l’ai jamais vu parler à quelqu’un. Il a quitté l’école.
Ce nom te dit quelque chose ? demanda-t-elle
Non…non. Je ne connais personne de ce nom.
Connaissant ma mère, elle me poserait plein de question si je lui disais la vérité. De plus, il n’y a surement aucun rapport entre mon rêve et un garçon à qui je n’ai jamais parlé.
* * *
- tu as pensais à prendre ton sac ?
Aujourd’hui, après trois jours… et une semaine passée dans cet hôpital, j’allais enfin retourner chez moi. Ma maison me manquait pour une chose : mon lit.
Le leur était dur et beaucoup trop court, comme j’ai seize ans, on m’a mis dans un lit d’enfant tel que mes pieds étaient en dehors du lit.
Ma mère m’avait rapporté un vieux pull que je mettais il y’a deux ans avec des imprimer fleurs et mon jean bleu déchiré au niveau du genou droit.
En sortant de l’hôpital, je sentis un bras qui me tirait. Le docteur Bennet.
Il me prit à l’écart - pendant que ma mère parlait au téléphone avec l’assurance santé - dans une salle où était posé tout le matériel médicale. Ce n’était franchement pas une salle joyeuse ; il n’y avait que des seringues, des poches d’eau, des aiguilles. Et les murs gris faisaient pensés aux jours d’hiver ennuyeux.
Il se mit devant moi tel que je voyais clairement ses yeux couleurs d'or. Pour la première fois, elle remarqua sa beauté. Les muscles de ses bras se voyaient a travers les manches de sa blouse blanche, ses cheveux châtains en épis, sa taille marquée.Ses éléments seraient très séduisants pour les femmes du même âge que lui...ou que ma mère, mais ce n'ai pas le moment de jouer les entremetteuses pour ma mère.J'étais un peu gêner d'être seul avec lui dans une pièce aussi morbide. - Jessica, il faut penser à aller à l'adresse que je t'ai donnée si tu veux plus de réponse et....- Stop! Je l'interrompis avant qu'il dise une autre chose stupide. Il faut que vous arrêtiez toute vos bêtises sur une substance qui n'existe même pas, alors un conseil : allez y mollo avec les films.Il recula d'un pas comme si il avait peur que je le frappe.- OK, je comprends que tu ne me crois pas. Il ouvrit la porte et me fit signe de sortir. Je m'exécutai et il me suivit en fermant la porte derrière lui. Je me dirigeai vers ma mère qui se tenait toujours à la réception.
Au fait.
Il m’attrapa le bras d’un geste ferme.
Tu vois le rouge effrayant, mais tu verras bientôt le gentil blanc.
Comment…
Tu sais parfaitement de quoi je parle.
Sur ce, il tourna les talons et partit vers l’ascenseur. De quoi parlait –t-il. Serai-ce possible qu’il parlait de la créature rouge que je j’ai vu sur mon canapé avant de m’évanouir et qui apparait dans mes rêves. Pour en avoir le cœur net, elle devait aller à cette adresse.
Ma mère me vit enfin, elle m’entoura les épaules de son bras et nous nous dirigeâmes vers la sortie.
Le trajet ce fit silencieux. Seul la radio rompait le silence. Arrivé chez nous, je m’effondrai sur mon lit douiller et sans m’en rendre compte, je m’endormi.
Un miroir était posé devant moi. Cette fois, j’arborais une courte robe rouge avec un décolleté un peu trop plongeant. Mes cheveux étaient bouclés et tomber sur mes épaules, mes lèvres : rouge sang. Cette tenue était très oser et envoyait une image dangereuse. J’étais dans une salle mal éclairé, je m’avançai vers la porte et l’ouvris. La porte donnait directement sur une rue que je ne reconnus pas. Une personne était étendue au milieu de la route. Je m’approchai et vis un petit garçon rempli de sang avec une plaie énorme. Je m’accroupis pour voir la blessure mais au moment ou je voulais le toucher, je sentis un objet métallique dans ma main : un couteau. Je n’avais aucune idée de comment il se trouvait là. Le petit garçon ouvrit les yeux, se tourna vers moi et quand il me vit, il se mit à hurler :
Tueuse !! c’est toi qui m’as fait ça ! Ahhh !
Je me relevai et me mis à courir dans la rue sans fin avec mes talons noirs. Une lumière m’éblouie. Une chose était devant moi et étincelait. C’était la réplique exact de la créature rouge effrayante sauf que celle-ci n’avait rien d’effrayant. Elle était blanche, souriante et envoyait une aura apaisante. Elle ouvrit la bouche et dit quatre mots de sa voix mielleuse et douce. Je me réveillai en sursaut, m’agrippant à mon oreiller.
Alors le docteur avait raison, il savait que j’allais voir le gentil. Je me levai, pris mon téléphone et composai le numéro de l’adresse qu’il m’avait donné. Les mots que la créature m’avait dit, se répétèrent dans ma tête en écho : c’est l’heure !
***
Au bout du fil, j’entendis au début un long crie et ensuite une voix de femme me répondit d’une voix rauque et cassée :
Boutique D, ici Dolores j’écoute.
Euh… bonjour. Une personne du nom de Bennet m’a conseillé d’aller vous voir pour des…réponses.
Oh, Bennet…elle fit une pause avant d’ajouter, très bien. Voici l’adresse : Boutique D, entre la maison philanthrope et Démétrios hall. Vous ne pouvez pas vous trompez.
Elle raccrocha avec un ricanement digne d’une sorcière de conte de fée.
Je pris ma doudoune bleu et me dirigeai vers la porte. Ma mère surgit de nulle part et s’interposa entre la porte et moi.
Pourrais-je savoir où vas-tu comme ça à une heure pareil jeune fille ?!
Un mensonge ! vite un mensonge !
Je vais voir Gabriel, il m’a dit de venir le voir à ma sortie de l’hôpital. Maman, je te promets de revenir cette fois.
Maman paru hésiter mais elle hocha la tête :
Bon d’accord, mais ne dépasse pas vingt trois heure.
Je l’a remercia d’un bisou sur la joue et m’en alla.
Pour arriver à Démétrios hall il fallait quarante cinq minutes de métro. La maison Philanthrope et Démétrios hall était collé, il n y avait rien entre les deux. Je me tournai pour voir si la rue n’était pas sur le trottoir d’en face, quand j’entendis un bruit fort venant de derrière moi. Je restai perplexe. Une ruelle sombre se tenait entre les deux bâtiments. Pourtant, j’étais persuader qu’il n y avait absolument rien. Je m’avançai et aperçu au fond de la rue un petit magasin à la façade bleu et une pancarte accroché qui indiquait : Boutique D. Bon, on y va ?