The King of the Underworld

By skotos-ellini

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Elle était si jeune. J'aurais du la rendre à ses parents ou la tuer. Elle pleurait, je déteste les pleurs d'e... More

Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Noël démoniaque
Chapitre 33
Chapitre 34
Chapitre 35
Chapitre 36
Chapitre 37
Chapitre 38
Chapitre 39
Chapitre 40
Chapitre 41
Chapitre 42
Chapitre 43
Chapitre 44
Chapitre 45
Chapitre 46

Chapitre 13

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By skotos-ellini

-Arrêtes.

Je me précipitais hors du lit pour m'interposer, ne tenant pas compte de ma totale nudité. Je me plaçais entre les deux démons, face à Hadès.

-Fermes les yeux. Hurla-t-il à Céthius.

Ils étaient tellement près l'un de l'autre qu'il m'avait fallu coller le dos au buste de Céthius et ma poitrine à celle d'Hadès. Le métal froid contre mes seins me fit frissonner mais empêchait au moins toute perception de mes formes. Hadès continua de hurler sa rage sur son subordonné.

-Sale bâtard, tu ne pouvais pas t'en empêcher.

Ses mâchoires, aussi serrées qu'elles pouvaient l'être, ne laissèrent passer qu'un feulement guttural, désincarné.

-Perséphone est à moi.

Mon cœur battait frénétiquement dans ma cage thoracique. Je devais faire quelque chose avant qu'il ne m'expulse du mince espace dont je bénéficiais, ce dont nous le savions tout les trois capable, et qu'il finisse ce qu'il avait prévu de faire avant que je m'interpose.

-Hadès...

-Silence.

Il ne me regarda même pas lorsqu'il me cria ce mot, son objectif au yeux clos devant lui occupant toute son attention.

-Tu ne supporte pas de rester sur un refus. Tu avais besoin qu'on te baise ? Et ce connard s'est proposé de te mettre sa queue.

-Elle n'aurait pas été dans cet état si tu t'en étais occupé.

Les griffes présentes aux doigts d'Hadès s'allongèrent lentement et pénétrèrent le cou du pauvre démon qui lui faisait face. Céthius émis un douloureux gargouillis et un filet de sang lui coula entre les lèvres.

-Arrêtes. Criais-je désespérément. Il ne s'est rien passé. Il n'a fait que dormir avec moi.

-Foutaises. Tu est nu et il se rhabillait.

-Oui, j'étais nue, mais nous étions séparés par les draps et il avait conservé son caleçon, regardes.

Je me retournais, autant que me le permettaient leur corps, et baissais légèrement l'élastique du dit sous vêtement où une marque rosé attestait de son port durant la nuit écoulée.

-Tu vois.

Je me tournais vers Hadès mais celui-ci ne me regardait pas. Avait-il seulement prêté attention à ce que je venais de lui prouver. Une colère sourde envahissait peu à peu mon être. Non bien sûr il était trop préoccupé par l'image qu'on aurait de lui si il était fait cocu, même si pour ça il aurait fallu qu'il me revendique comme sienne. Il préférait me considérer comme une pute qui passe au suivant en un claquement de doigts. Et bien non si Céthius était là cette nuit, ce n'était pas pour combler le vide qu'il y avait dans mon lit mais le trou qu'Hadès avait creusé dans mon cœur et dans mon âme.

Il me dévisageait avec de grands yeux où je discernais une tristesse et une colère qui faisait désormais écho à la mienne. Seigneur, je venais de parler à voix haute.
Ses griffes se rétractèrent et Céthius s'écroula sur moi. J'accusais son poids tant bien que mal jusqu'à ce qu'il puisse se reposer sur le sol les yeux toujours clos. Sa respiration était rendue laborieuse et ses propos confus par les perforations imputées à son cou. J'en fis le tour avec mes mains dans l'espoir de contenir le sang qui se déversait le long de cette surface autrefois lisse.

-Tout va...bien, vas y.

Où voulait-il que j'aille. Et surtout ou croyait-il que j'irais avec lui ensanglanté sur mon tapis. Peut-être me suggérait-il de mettre quelque chose. Derrière moi, une main m'agrippa la nuque et me tira violemment vers le haut pour me relever. Je poussais un gémissement qui fit froncer les sourcils de mon ami mais nous disparurent avant qu'il n'ai le temps d'ouvrir les paupières et faire quoi que ce soit.

Mes fesses heurtèrent le moelleux du matelas du lit d'Hadès, que je ne pensais pas retrouver de si tôt. Sa lourde armure me clouait sous son poids en entrant en contact avec ma peau nue. Je commençais à me débattre vainement, quand il resserra sa prise sur ma nuque et n'eu qu'à plonger ses yeux dans les miens pour stopper tout mes gestes.

-Perséphone.

Je me serais presque arrêté de respirer si mon souffle n'avait pas déjà été menacé de s'arrêter par le poids infligé par l'épaisse protection métallique ou par ce regard étrange avec lequel il me fixait.

-Tu dois savoir que je n'ai jamais pensé à toi en ces termes.

Mes joues s'échauffèrent et je lui retournais la réponse qu'il m'avait faite lorsque je lui avais parlé de Céthius et moi.

-Foutaises.

Il grogna et ses yeux se firent plus coléreux.

-Tu dois me croire, je n'ai pas voulu te blesser...

Je reniflais de ce que j'aurais voulu être de dédain mais en réalité cela sonnait plus comme les prémisses de larmes amères. Ses traits se firent plus tendres et infiniment plus tristes. Comment osait-il exprimer de tels sentiments quand il m'avait fait ressentir à moi douleur et peine ? Se rendait-il compte de la souffrance que j'avais pu ressentir et que j'aurais continué à endurer si la présence de Céthius ne m'avait pas aidé à y faire face ? Du manque qu'il aurait continué à représenter dans ma poitrine et que je craignais toujours de voir ressurgir. La brûlure lancinante et incessante qui m'aurait fait regretter ma vie d'avant, même si dans celle-ci je n'avais ni connu les amis que j'aurais alors regretté ni le seul être qui ai vraiment compté à mes yeux.

-Oh Perséphone. Les émotions sur ton visage me disent tout ce que j'ai besoin de savoir. Et sache que je regrette d'avoir eu à te repousser mais je le devais. Crois moi si j'avais cédé à l'envie irrésistible que j'ai de te faire mienne, je t'aurais détruit. Je ne t'aurais pas même rendu heureuse pendant un temps, tu te serais rendu compte tout de suite après que je n'en valais pas la peine. Tu aurais été en danger à cause de ma position et tu n'aurais pas trouvé d'intérêt à te trouver à mes côtés autre que ma fonction.

Ma main rougit sa joue mais ne lui fit pas détacher les yeux des miens.

-Je ne te permet pas de me comparer aux putes qui te courent après pour ta grosse couronne. Tu as d'autres richesses à offrir que tes biens matériels et je pensais chaque mot que je t'ai dis avant que tu ne me repousse.

-Tu les penses toujours ?

Je voulais répondre non. Mais je ne voulais pas que ce que je voulais lui faire ressentir en compensation de ce qu'il m'avait fait, entache la vérité qui me brûlait les lèvres.

-Oui.

Il approchait son visage du miens avec une lenteur telle que si je l'avais voulue, j'aurais pu l'en empêcher mais rien en moi ne criait plus fort que mon besoin de lui. Mon corps le voulais au plus profond de moi, mon cœur le désirait plus ardemment que jamais et, à mon plus grand bonheur, mon cerveau l'acceptait tout autant.

Au moment où ses lèvres effleurèrent les miennes je ne pu m'empêcher d'émettre un son plaintif qui le fit hésiter, mais je le ramenais à moi en enroulant mes mains derrière son cou. Je retrouvais la chaleur humide de sa bouche et la douceur brute de sa langue que je pensais ne plus jamais pouvoir caresser de la mienne. Mes hanches commencèrent à remuer à mesure que je sentais son entrain à me rendre mon baiser monter. Soudainement et beaucoup trop tôt à mon goût il stoppa notre baiser et d'une main sur ma cuisse le mouvement de mes hanches.

-Doucement Perséphone.

Doucement ? Je n'allais pas attendre une minute de plus. Je repris possession de la cavité humide appelant aux péchés, et fit remonter mes jambes jusqu'à se qu'elles se croisent en bas de son dos. Je gémis quand je m'entaillais contre une partie tranchante de l'armure. Hadès la fit immédiatement disparaître et je me retrouvais lové contre son torse chaud recouvert d'un T-shirt. C'est à ce moment là que je pu sentir ce que son armure avait jusqu'ici dissimulé. Une monstrueuse érection brûlante pressait désormais à travers le tissu souple de son pantalon contre mon intimité.

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