La Libellule (terminé)

By VickyMcCarthy

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Une jeune femme est mandatée par un des membres du gouvernement d'une grande nation pour s'infiltrer et décou... More

Partie 1: La naissance de la Libellule
Partie 2: L'annonce
Partie 3: Le MANOIR
Partie 5: Quand faut y aller...
Partie 6: La clé
Partie 7: Le jardin
Partie 8: L'inconnu
Partie 9: Souviens-toi Anna
Partie 10: Je ne suis qu'une petite fille
Partie 11: Ragdal
Partie 12: Le dossier
Partie 13: Le doute
Partie 14: JICI
Partie 15: Le contrat
Partie 16: l'homme en noir
Partie 17: Rêve Ou Réalité
Partie 18: Roy
Partie 19: De gré ou de Force
Partie 20: Début d'enquête
partie 21: Suzy
partie 22: Sauve qui peut
Partie 23: Green Castle
Partie 24: Trouvaille
Mise au point
Chapitre 25: La grotte
Partie 26: Ton histoire, ma fille.
Partie 27: La famille
Partie 28: Le symbole
Partie 29: Mort-vivant
Partie 30: L'Union
Partie 31: Conscience
Partie 32: De peur et de colère
Partie 33: De fausses vérités
Partie 34: De vrais mensonges
Partie 35: Un loup dans la bergerie
Partie 36: Vendre son âme au Diable
Partie 37: Le Dragon
Partie 38: L'entre de la bête
Partie 39: Petite leçon d'humilité
Partie 40: Lien de sang
Partie 41: Tant de questions...
Partie 42: Angelus & Demonium
Partie 43: Tel père, telle fille?
Partie 44: La fin justifie les moyens
Remerciements

Partie 4: Maître Gaïjong

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By VickyMcCarthy

Je me réveille dans une pièce sombre couché sur un petit lit.  J'ai encore l'esprit embrouillé.  J'ai mal.  j'ai très mal au ventre et pour un court moment, je me demande pourquoi.  J'essaie de me lever mais je suis tellement faible que je retombe sur le lit.  Je ne veux que dormir.  Dormir pour le restant de mes jours.  Mes parents me manquent.  J'aurais envie d'avoir de ce bon pain que ma mère faisait.  Celui avec la cannelle et du sucre.  Je veux que mon père m'emporte avec lui dans la montagne pour chasser les lièvres ou pêcher le poisson.  Mais qu'est-ce que je fais ici?  C'est quoi cet endroit.  Je veux mourir car j'ai trop mal en dedans comme en dehors.

- Réveille-toi Odonata.

J'entend une voix mais ne la reconnais pas.  Je reste dans mon brouillard.  Je suis entrain de rêver.

- Réveille-toi Odonata.

Encore cette même voix.  Mais qu'est-ce qu'elle me veux?

- Si je dois te le demander encore une fois tu devras vire avec les conséquences.

Je m'ouvre les yeux de peine et de misère et je vois une ombre dans le coin de ma cellule.  Des yeux noirs de jais me regardent dans un visage tapissé d'une barbe blanche.  

- Bien!  Tu vois que tu peux être obéissante quand tu le veux.  Tu as de nouveaux vêtements.  Habilles-toi et rejoints-moi tout de suite.  Ne me fait pas attendre.  Je ne suis pas réputé pour ma patience.

Et il disparut.  Je ne sais pas quoi faire.  Je suis au plus mal.  J'ai une douleur qui me traverse le ventre quand j'essaie de me lever.  J'ai peur de ce qui m'attend mais au son de la voix de l'inconnu, je sais que je n'ai pas mon mot à dire.  Je fini par me changer et je ne sais pas trop comment ajuster mes nouveaux vêtements.  Je suis toute petite par rapport à la grandeur du kimono que je dois porter.  Un vêtement simple sans aucun motif sauf une ceinture noire qui entoure ma taille et un pantalon dans le même tissus que le kimono.  Heureusement, j'ai une corde pour ajuster le pantalon car avec le bandage que j'ai au ventre, il faut que ce sois confortable.  Je n'ai aucun moyen de voir mon visage ni de quoi on l'aire mes cheveux.  Je n'ai rien dans cette pièce pour laver mon visage comme j'ai l'habitude de faire à tous les matins à la maison.  La maison... j'en ai les larmes qui me montent aux yeux en y pensant.  Je suis plus lucide maintenant et la réalité de la veille me revient de plein fouet.  À quelle torture je vais devoir faire face aujourd'hui?  Je décide de sortir car il faut que j'aille aux toilettes.  

En sortant de ma "chambre" je vois l'ombre barbu que je reconnais tout de suite.  C'est le même homme qui est venu me chercher chez-moi.  Il est assis sur un tapis, jambe croisée, les doigts collés un à l'autre en forme de triangles devant son visage.  Il à l'aire de méditer.  Je connais la méditation pour l'avoir pratiqué avec mes parents à tous les soirs.  Sauf que moi, je n'avais pas les yeux ouverts et tous blancs.  Ça me donne la chaire de poule mais je continue de dévisager cet homme et je constate qu'il à l'aire de léviter.  Je veux me pencher pour valider ce que je vois mais l'homme me prend de court...

- Tu ne sais pas que c'est très impoli de dévisager quelqu'un?  

En me redressant péniblement, je remarque que ses yeux sont redevenus normal, aussi noirs que la nuit.  Il me dévisage à son tour quelques instants et se lève en prenant grand soin pour faire des gestes lents et calculés.  Debout, il à la stature d'un géant et la prestance d'un chevalier.

- Tu as mal petite?

Je lui fait signe que oui.

- Tu dois me répondre en parlant.  Tu me dois ce respect.  Tu as mal petite?

- Oui. Dis-je avec une petite voix toute timide.

- Bien.  Nous allons régler ça.  Viens, suis-moi maintenant.

Je ne l'avais pas entendu parlé durant notre voyage.  Sa voix est douce mais ferme.  Aucune discussion n'est possible car avec ses pas d'homme, il est déjà loin devant.  Je dois courir pour le rejoindre et trottiner à ses côtés  pour maintenir la cadence.  Je le regarde discrètement car je le trouve très imposant.  Plus encore que durant notre voyage jusqu'ici.

- Tu me dévisage encore et je te fait porter un tissus sur les yeux pour que tu ne puisses plus rien voir durant 3 jours.  Me dit-il de sa voix douce.

Et il repart de plus bel vers un endroit inconnu.  Trottiner à ses côtés me fait un mal de chien.  Je sens quelque chose de chaud couler sur mes cuisses mais je continue d'avancer.  Et j'ai sacrément envie de pipi.  Nous arrivons à une maison fait de bois et toit de chaume dans un coin de la cour.  L'homme barbu me fait signe de m'asseoir par terre et de rester comme si j'étais un chien.  Pourtant j'exécute malgré mon indignation car j'ai trop mal et je vois mon pantalon tâché de rouge.  Je sais tout de suite que c'est du sang et je regarde le bandage sur mon ventre.  Il est clean.  Alors ça vient d'où tout ce sang?  L'homme barbu ressort avec une petite chose qui ressemble à une taupe.  Petits yeux verts, presque plus de cheveux sur le crane sauf que ceux qui restent sont longs et gris.  Une barbe longue de la même couleur que ses cheveux habille son visage et une bouche édenté lui fait office de sourire.  Il est habillé d'une chasuble verte brodée de motifs d'insectes d'or de toutes espèces.  

- Mes hommages Odonata.  Si tu veux bien me suivre...

Je regarde l'homme barbu et il me fait signe que je peux y aller.  Je me lève de peine et misère car j'ai trop mal.  Les deux hommes me regardent et pas un ne vient à mon aide.  Il faut que je me débrouille toute seule.  L'homme taupe me regarde faire et il à l'aire satisfait de ma prouesse d'être capable d'accomplir un mouvement sans personne surtout que j'ai l'impression de saigner à mort.  Il me fait signe d'entrer dans sa cabane qui jure un peu avec le reste.  Je m'exécute sans poser de question.  à l'intérieur je vois un mur avec des étagères au mille et une jarres.  Ça sent bizarre mais j'avance quand même.  Le petit homme taupe me montre une table haute où je dois m'étendre et sans aide, encore, et je m'exécute avec un banc qui traînait en dessous de la table.  Sans préambule, il déchire mon pantalon et examine la provenance du sang.  Toujours sans un mot, il nettoie mes parties et il me glisse en linge propre entre les jambes.  Ensuite il examine mon ventre pour voir comment je cicatrise et satisfait du résultat, me redonne un pantalon pour que je me r'habille toute seule.  Il m'indique un endroit dans le coin de la cabane ou je peux aller me soulager.  Enfin!

- Quand tu auras finis, tu viendras t'asseoir avec moi que l'on discute un peu.

Est-ce que je dois lui répondre?  Je ne connais pas les usages de politesses ici mais si je me fie à ce que le barbu m'a dit tout à l'heure, je dois répondre car je dois respect.  Alors je réponds...

- Oui monsieur.  Avec ma voie toute timide.

J'entend un rire court mais franc.  Je crois que c'est moi la cause de son hilarité.  

Je me lave les mains comme ma mère me l'a appris et je vais le rejoindre à sa table basse qui fait l'autre coin de la cabane.  Un rondin fait office de chaise et timidement je m'assoie dessus.

- Est-ce que tu sais pourquoi tu es ici?

- Non monsieur.

- Je me nomme Gaïjong.  Tu dois m'appeler Maître Gaïjong ou seulement Maître d'accord?

- Oui monsieur.

- Pardon?!?!

Oups je crois que je gaffe là.

- Oui maître.

- Parfait.  Tes blessures sont superficiels.  Tu guériras vite.  Prends ce breuvage.  Il est amer mais il t'aidera à avoir moins mal.  Et tu pourras dormir d'un sommeil réparateur ce soir.  Dans 2 jours, ton apprentissage commencera.  Nous t'enseignerons tous ce que tu dois savoir.  Nous te montrerons à te battre comme un maître, à penser comme un maître et surtout à avoir le cœur pure.  Tu comprends ce que je te dis Odonata?

Mais pourquoi ils m'appellent tous "Odonate" ou "Odonata"  C'est quoi ce nom?  Je suis trop dans mes pensée car je reçois un petit coup sur les jambes pour me ramener à la réalité.  En levant mes yeux, je vois que Maître Gaïjong tient dans ses mains une branche de bambou.  Il ne m'a pas fessé fort mais je vois une démarcation rouge sur le devants de mes jambes.  

- As-tu bien compris ce que je viens de te dire?

- Oui Maître.

- As-tu des questions?

- Oui Maître.

- Pourquoi tous les gens ici m'appelle "Odonata"?  Pourtant mon nom c'est Anna...

- Tu dois savoir que tu fais partie d'un clan appelé les Odonates ou clan Libellule.  Tu as été choisi pour représenter ton clan et lui faire honneur.  Ici tu n'as pas de nom sauf celui du clan que tu représente.  Voilà pourquoi nous t'avons tatoué l'emblème de ton clan sur ton bas ventre.  C'est pour que tu te souviennes d'ou tu viens mais surtout pour que tu n'oublie pas tes racines.  Nous t'appellerons aussi Naïade ce qui représente la nature d'où la libellule vient au monde.  Tu est une Naïade Odonata.  Nymphe des sources du clan Libellule.  Tu dois te montrer digne de porter ton nom de clan.  

Je crois que j'ai l'aire ridicule car je vois un sourire avec peu de dents apparaître.  Je n'ai presque rien compris sauf que je sais que je dois oublier mon nom pour celui d'une libellule?  Je ne peux pas oublier mon nom car il vient de ma mère.  Elle m'a porté, aimé et protégé.  Je me dois de garder ça en tête.  Pour elle.  Pour quand je vais la revoir.  Elle me manque tellement!

Je viens les larmes aux yeux et Maître Gaïjong le vois bien que je suis triste.  Il me laisse verser quelques larmes mais après un temps qui fût trop court pour que ma peine passe, il me dit:

- Oublie ceux qui t'ont élevés.  Tu es ici chez-toi.  Tu dois tout oublier de ta vie avant ici.  Nous allons y remédier.

- Mais pourquoi?  Je ne peux pas oublier mes parents, je l'es aime tant...

- Tes parents sont morts.  As-tu entendu?  M-O-R-T.  Oublie-les maintenant.

Le sol se dérobât sous mes pieds et ce fut le noir total. 




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